La poésie de Gherasim Luca : un savoir-faire avec le littoral de lalangue
10 janvier 2026

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Delphine REDLER
Journées d'études

Je voudrais d’abord remercier vivement Virginia de m’avoir proposé cet après-midi sur Ghérasim Luca. J’ai été tout de suite emballée par ce projet de faire partager aux collègues cette poésie qui mérite notre attention dans la mesure où s’y déploie un certain « savoir-faire avec lalangue » dont Lacan parle dans l’Etourdit (avec lalangue écrite en un seul mot comme vous le savez).

 

Etourdissement, tournoiement, c’est ce qui ne manque pas de se produire avec le dire de la poésie de GL que nous venons d’entendre.

 

Pour ma part j’ai découvert sa poésie, grâce à un ami qui m’avait envoyé un extrait de ce film de Raoul Sangla, et cet extrait c’était  le poème « Passionnément » par lequel le film se termine. J’ai donc d’abord rencontré cette poésie par sa vocalisation, sa profération, sa jaculation par Luca lui-même. Et ça n’est que dans un second temps que je l’ai lue. Je souligne cela (mais je vais y revenir au cours de mon propos),  car il me semble que sa poésie se joue de cet écart entre écriture et sonorisation, et de ce qui tombe et émerge à la fois dans cet écart, dans ce passage de l’une à l’autre, à savoir la lettre.

 

C’est en cela qu’en effet la poésie de GL me paraissait une voie/voix formidable pour aborder la question de la lettre, et qu’il y avait là, dans cette poésie, quelque chose qui pouvait nous enseigner sur la fonction incontournable de la lettre en jeu dans l’inconscient.

 

 

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