Grand Séminaire de l'ALI 2020-2021 

Espaces du Transfert

260px FREUDS SOFA

Le deuxième mardi du mois de 21h à 22h30

22/09 – CHRISTIANE LACÔTE-DESTRIBATS
24/11 – NORBERT BON
 26/01 – NICOLAS DISSEZ
 23/03 – MARISA FIUMANO
 25/05 – ALEXANDRE BEINE
 22/06 – ALEXIS CHIARI

Responsable – La Commission des enseignements :

Jean-Paul Beaumont, Claire Brunet, Jean-Luc Cacciali, Roland Chemama, Marc Darmon, Angela Jesuino, Christiane Lacôte-Destribats, Claude Landman, Martine Lerude, Pierre Marchal, Bernard Vandermersch.


L’expérience d’un transfert est communément partagée dès qu’il s’agit, par la relation à un autre, de la transmission d’un savoir. La psychanalyse n’est pas la seule discipline où intervienne l’inconscient dans cette transmission. Mais ce transfert n’y est pas moteur de l’initiation à une démarche inouïe.

En effet, la psychanalyse seule pose l’inconscient comme un savoir et analyse le transfert (avec l’amour ou le non-amour de transfert) comme ce qui se transporte selon une relation qui suppose un sujet au savoir. Cela supporte la parole dans la cure et nous évite de considérer l’inconscient comme un arrière-monde.

L’inconscient dit Lacan, ce n’est pas que l’être pense, c’est que l’être en parlant jouisse et ne veuille rien en savoir de plus. Cela veut dire ne rien savoir du tout.

Le fameux Wissentrieb freudien, le désir de savoir, qui semble ici critiqué, existe pourtant, mais alors pour analyser ce désir de ne rien savoir, pris par la jouissance.

Mais les circonstances actuelles pèsent aujourd’hui d’une autre manière sur ce désir de ne pas savoir constitutif de l’inconscient. Ce savoir inconscient qui nous régit intéresse moins que les performances techniques, que les disciplines visant un bien-être rapide, que ce vaste nourrissage d’informations de toutes natures sur les écrans dans cette entreprise nouvelle de combler la pulsion sans la médiation subjective de la parole d’un autre.

Et pourtant c’est la prise en compte par le transfert de ce savoir inconscient, selon les espaces qu’il déploie, qui peut lever quelque symptôme. Alors, l’écrit qui se fabrique du langage pourrait peut-être être matériel de force à ce que s’y changent nos propos.

 

 

 

 

Retrouvez le Grand Séminaire 2019- 2020 : La perversion ou quoi ? 

 

Espace personnel