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Psychogénèse et organogénèse en psychopathologie

DIMITRIADIS Yorgos
Date publication : 11/06/2014
Dossier : Parutions des membres chez d'autres éditeurs

 

Les affections psychosomatiques au sens classique sont extra-cérébrales. Néanmoins, il n’y aurait pas de raison pour que des circuits du cerveau ne puissent être affectés par un processus psychosomatique. C’est l’identification tacite que nous faisons entre la « psyché » et le cerveau qui nous dissuade d’une telle conceptualisation. La théorie de la neuroplasticité permet de rendre compte des modifications cérébrales et d’expliquer comment les maladies - dites mentales - qui étaient considérées, jusque alors, comme des maladies fonctionnelles, sont des maladies psychosomatiques - ce qui, du coup, les différencie, en dépit du faux positivisme ambiant, des maladies neurologiques.

La théorie psychanalytique permet, justement, cette différentiation et conduit à des conclusions inattendues : le cerveau humain est construit selon une sémiotique « tiercisante » : qui prévoit la rencontre avec le désir de l’Autre et la singularité de tout un chacun. Mais, quand cette logique est « mise à mal », des affections psychosomatiques classiques se produisent, comme celles de l’organe cerveau, qui rendent évident le fait que l’homme est un animal dénaturé par le langage. Notre société de consommation qui donne priorité à une sémiotique « binaire » par rapport aux lois signifiantes du langage (de structure trinitaire) promeut d’ailleurs ce type d’affections, la dépression et les addictions étant quelques unes parmi elles.
Ex-Psychiatre des Hôpitaux, Maître de conférences (UFR d’études psychanalytiques, Paris-Diderot), Yorgos Dimitriadis est psychanalyste membre de l’Association Lacanienne Internationale. Ses articles sont publiés en français, grec, anglais, italien et portugais.
ISBN : 978-2-296-99782-0
32€

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