SÉANCE PLÉNIÈRE SUR LA LEÇON XXI DU SÉMINAIRE L’ANGOISSE (EXTRAITS)

Claude LANDMAN, Stéphane THIBIERGE
Date publication : 06/04/2022
Dossier : Le collège de l'ALI

 

Collège de l’ALI · 2020-2022
Lecture du séminaire X, L’Angoisse · Leçon XXI (5 juin 1963)

Séance plénière du 24/01/2022

J. Lacan, L’Angoisse, Leçon XXI (5 juin 1963)

Transcription :
Anne Letri

Relecture 1 :
Yael Raanan Vandor

Relecture 2 :
Serge Perraudin

 

Claude Landman
Il y a des passages dans cette leçon qui méritent véritablement d’être précisés, dans la mesure où il y a des équivoques sur les signifiants qu’utilise Lacan. Donc je n’hésiterai pas à vous solliciter ….

Lacan reprend ce qui avait été avancé par lui dans la leçon précédente en s’aidant d’un support — il nous le dit comme ça. C’est le support des cercles d’Euler qui se recoupent : il y a une intersection entre les deux cercles, cette intersection entre homme et femme, chacun des cercles correspondant l’un au champ de l’homme, l’autre au champ de la femme. Et ces deux champs se recoupent au niveau de l’intersection qui est notée par lui -φ [moins phi]. Autrement dit entre homme et femme, comme on l’a vu la dernière fois, il n’y a pas véritablement de conjonction satisfaisante, il n’y a pas de médiation qui serait susceptible d’ouvrir la possibilité d’un rapport sexuel …
« Que la zone où ils pourraient effectivement se recouvrir, où leurs désirs les portent pour s’atteindre, se qualifie par le manque de ce qui serait leur médium : le phallus, c’est ce qui, pour chacun, quand il est atteint, justement l’aliène de l’autre. ». Si on lit bien cette phrase (« l’aliène de l’Autre »), homme et femme, dans une certaine mesure, vont devenir étrangers l’un à l’autre — aliéner, « l’aliène de l’autre » : c’est une part étrangère de l’autre.

On a vu la dernière fois que ce complexe de castration entraîne un certain nombre de conséquences pour y pallier. Et lorsque Lacan les évoque — c’était particulièrement clair dans la leçon précédente —, il reprend ici ces effets, ces conséquences de -φ, puisque ce qui est visé c’est toujours le phallus positif.
Eh bien, « De l’homme, dans son désir de la toute-puissance phallique, — toute-puissance ! c’est-à-dire que ce n’est même pas la question que la puissance, c’est la toute-puissance phallique — la femme peut être assurément le symbole, mais c’est justement en tant qu’elle n’est plus la femme ». Donc la femme va être amenée à incarner le phallus, ce qui bien entendu fait qu’elle n’est plus la femme. Elle n’est plus la femme : en quelque sorte identifiée au phallus, elle devient le symbole de ce phallus. On pourrait l’entendre comme ce que Lacan a pu formuler de la manière suivante : « le phallus, la femme n’est pas sans l’être » …
« Et quant à la femme, il est bien clair, par tout ce que nous avons découvert de ce que nous avons appelé Penisneid, qu’elle ne peut prendre le phallus que pour ce qu’il n’est pas, c’est-à-dire : - soit petit (a), l’objet » … Là je vous proposerai d’entendre que ce petit a ce n’est pas seulement l’objet a, : il l’écrit « l’objet ». On peut entendre qu’il y a là la possibilité de repérer ce petit a du côté de l’objet a, certes, mais également du côté du (a) qui est enserré dans l’image, dans le Moi ou l’image de l’autre, dans l’objet spéculaire, l’objet désiré mais qui passe nécessairement par l’image de l’autre.
« Soit son trop petit φ à elle, qui ne lui donne qu’une jouissance approchée de ce qu’elle imagine de la jouissance de l’Autre, qu’elle peut sans doute partager par une sorte de fantasme mental, mais ne le peut qu’à aberrer sur sa propre jouissance. En d’autres termes, elle ne peut jouir de φ que parce qu’il n’est pas à sa place, à la place de sa jouissance, où sa jouissance peut se réaliser. »
Voilà les conséquences dont on voit quelles sont problématiques, lesquelles se produisent lorsque, comme c’est le cas habituellement, homme et femme se rencontrent dans la séduction, dans le désir ; et où ils sont forcément dans une certaine forme de déception par rapport à ce qui était attendu.

La grande question, je reviens là-dessus, c’est de savoir si une psychanalyse lacanienne, si la psychanalyse telle que Lacan d’une certaine façon a prolongé Freud, si une psychanalyse, grâce à Lacan, est susceptible de lever, au moins en partie, cette impasse — parce qu’il faut bien l’appeler par son nom : c’est une impasse, de la rencontre homme-femme. …
Est-ce qu’avec ce repérage structural de l’objet a, de sa fonction, est-ce qu’il y a moyen d’aller un peu plus loin que d’en rester au roc de la castration, au partage d’un manque là où était attendue une médiation heureuse ? Eh bien je crois que c’est toute la question

Lacan va avancer à partir de là en nous disant, vous le savez, que le phallus manque évidemment à sa place, manque à la place où il était attendu … « Que le phallus ne se trouve pas là où on l’attend, là où on l’exige, à savoir sur le plan de la médiation génitale, voilà ce qui explique que l’angoisse est la vérité de la sexualité, c’est-à-dire ce qui apparaît chaque fois que son flux se retire montre le sable ». J’entends ce flux comme étant le flux de la sexualité. « La castration est le prix de cette structure, elle se substitue à cette vérité. » …
Pourquoi est-ce que l’angoisse est la vérité de la sexualité ? Parce qu’il y a détumescence : la question est aussi celle-là. Et d’ailleurs vous en souvenez, ça a été repris je crois la dernière fois, l’orgasme masculin, l’orgasme mâle va être assimilé par Lacan à l’angoisse.

Autour de la question de la toute-puissance. Lacan dit très justement : « on ne demande pas à la puissance d’être partout, on lui demande d’être là où elle est présente, c’est justement, parce que là où elle est attendue elle défaille, que nous commençons à fomenter la toute-puissance. Autrement dit, le phallus est présent, il est présent partout où il n’est pas en situation. » …
On voit là les impasses que ça peut produire dans la relation entre homme et femme, et notamment cette propension du fait qu’une femme dans l’impasse sexuelle va être identifiée au phallus, cette propension à régulièrement se situer dans une position de toute-puissance. C’est vrai de l’homme autrement : l’homme aussi va régulièrement tenter, dans sa visée du phallus, de se situer dans le registre de la toute-puissance….
(Lacan) y reviendra tout à fait à la fin de la leçon, à propos des dieux : il dit qu’on les a complètement perdus, qu’on ne sait plus ce que c’est. Ils étaient dans le réel et on avait affaire à eux là où ils étaient ; ils étaient puissants là où ils étaient. Il est certain qu’avec le monothéisme, Dieu est devenu omnipotent tout-puissant.
Il parle de la confusion de la jouissance avec les instruments de la puissance : l’instrument de la puissance, c’est assurément le phallus. Et cette confusion de la jouissance avec les instruments de la puissance — et là on entre avec la jouissance dans la question de la toute-puissance. Il parle de cette impuissance humaine, et des progrès des institutions et des professions qui visent à réparer cette impuissance. « Tout ce qui s’abrite derrière la dignité de toute profession, c’est toujours ce manque central qui est impuissance. L’impuissance, si l’on peut dire, dans sa formule la plus générale, c’est celle qui voue l’homme à ne pouvoir jouir que de son rapport au support de +φ, c’est-à-dire d’une puissance trompeuse. »

Après il va aborder — c’est là que j’ai eu particulièrement des difficultés — la question de l’homosexualité sur son versant masculin et féminin, en nous rappelant ce que Freud développe notamment dans Malaise dans la civilisation, c’est à savoir qu’il y a « un ciment libidinal du lien social [qui] ne se produit que dans la communauté des mâles, et que ce ciment est lié à la phase d’échec sexuel qui lui est, du fait de la castration, tout spécialement imparti — au mâle ». Et là il évoque l’homosexualité féminine, qui a une valeur culturelle mais pas de valeur sociale. Alors là je dois dire que — nous nous aurons sûrement l’occasion d’en discuter — j’ai eu du mal à repérer en quoi cette homosexualité féminine se situe dans le champ propre de la concurrence sexuelle ; et pourquoi cette homosexualité féminine a la plus grande affinité avec l’uranisme. Cet amour que l’on appelle uranien est un amour assurément idéalisé, …

« Ce φ (pas -φ) donc pour les deux sexes, c’est ce que je désire et que je ne puis avoir qu’en tant que -φ. » Alors là, je vais vous mettre à contribution : « C’est ce moins qui se trouve, sur le champ de la conjonction sexuelle, être le médium universel » — on est d’accord, on vient de le voir. Après, il y a « être ce moi, cher Reboul, non point hégélien, réciproque, mais en tant qu’il se constitue au champ de l’Autre comme manque. Je n’y accède que pour autant que je prends cette voie même, que je m’attache à ceci que ce jeu me fait disparaître, que je ne me retrouve que dans ce que Hegel bien sûr a aperçu, mais qu’il motive sans cet intervalle, que dans un (a) généralisé, que dans l’idée du moi en tant qu’il est partout, c’est-à-dire qu’il n’est plus nulle part ».
La transcription des éditions du Seuil substitue au « moi », dans l’idée du « moi », eh bien dans la transcription du Seuil c’est « moins » qui apparaît. Pas « moi », mais « moins » : « être ce moins, cher Reboul » ; et puis : « que dans l’idée du moins en tant qu’il est partout ». Là, il y a une vraie difficulté, c’est celle de savoir s’il s’agit du signifiant « moi » ou du signifiant « moins », ce n’est quand même pas tout à fait la même chose. J’ai bien écouté et réécouté l’audio de de la séance, où Lacan parle, et effectivement, sauf s’il a fait un lapsus ou sauf s’il a voulu équivoquer sur « moi » et « moins », il me semble qu’il dit « moi ». Il a pu faire un lapsus ! …


Stéphane Thibierge : …je te propose l’idée d’appuyer sur le « être ». « Être ce moins », on peut l’entendre comme justement prendre appui sur le « moi » ; parce qu’après tout le moi, ce n’est rien que la boursouflure d’un être de ce moins. Et c’est pour ça que je pense que peut-être Lacan équivoque, là. Il pourrait dire « être ce moins, cher Reboul » ; mais il peut dire aussi « être ce moi, cher Reboul », non point hégélien réciproque — chez Hegel on a ce schéma fondamental de la lutte des deux consciences équivalentes, qui ne se tranchent que par la violence, la guerre et le risque de la mort —, donc non point hégélien mais en tant qu’ils se constituent au champ de l’Autre comme manque….
Être ce moins, c’est la consistance ordinaire du moi….
Parce que comme il parle pas mal du stade du miroir ; et il dit aussi à un moment donné un peu plus tard dans la leçon, que pour pouvoir articuler du désir et non pas seulement de la jouissance, il faut — je ne sais plus comment il le dit, c’est un peu plus loin — que quelque chose ait déjà une certaine voie, ait déjà été préparé avant le stade du miroir….
Et cette voie préparée, c’est la voie de ce « moins » ; justement : il faut que ce refoulement du phallus ait eu lieu.
Si je peux ajouter juste une phrase pour conclure ça, toujours au bas de la page 408 : « Je n’y accède — au champ de l’Autre comme manque — que pour autant que je m’attache à ceci que ce jeu me fait disparaître — en tant que moi — que je ne me retrouve que dans un (a) généralisé, que dans l’idée du moi, -c’est-à-dire dans i(a) - en tant qu’il est partout, c’est-à-dire qu’il n’est nulle part ». Et là, je trouve qu’on a une sorte d’évocation par Lacan très forte, très articulée, de ce qu’il a appelé bien plus tôt la « connaissance paranoïaque ». C’est-à-dire qu’au lieu d’accéder à ce qu’il vient de déplier très remarquablement de cette fallace du phallus, si on n’articule pas cette fallace du phallus eh bien on est voué à ne faire que projeter notre moi comme une espèce d’ombre plus ou moins informe sur tous les objets du monde. Je l’entends comme ça, je ne sais pas ce que tu en penses…

C. Landman : Je suis d’accord avec ce que tu avances là. Encore une fois, ça me paraît éclairer ce passage qui est somme toute difficile…et équivoque…Il y a là des ellipses que tu as repérées, je crois.
Juste après, il dit : « Le support du désir n’est pas fait pour l’union sexuelle »… Comment entendre le « support du désir » ? Le support du désir c’est assurément l’objet a. Qu’on peut entendre aussi comme étant cet objet que recèle l’image de l’autre, en tant que c’est quand même cette image de l’autre qui est visée dans le désir. Pas seulement, mais quand même. Ce qui est intéressant c’est que l’objet a n’est pas fait pour l’union sexuelle, le support du désir n’est pas fait pour l’union sexuelle. Évidemment, c’est problématique.

S. Thibierge : Tu ne dirais pas que c’est le phallus qui est en jeu, là ? Le support du désir ?
C. Landman : On peut l’entendre aussi.
« … car généralisé — ce support du désir — il ne me spécifie plus comme homme ou femme, mais comme l’un et l’autre. La fonction de ce champ ici décrit comme celui de l’union sexuelle pose, pour chacun des deux sexes, l’alternative : l’autre est ou l’Autre ou le phallus, au sens de l’exclusion ». C’est intéressant, car lorsqu’il dit que ce support du désir, dès lors qu’il est généralisé… Est-ce qu’il faut entendre le phallus, est-ce qu’il faut entendre le moi, ou l’autre, image de l’autre, c’est une question. « Il ne me spécifie plus comme homme ou femme mais comme l’un et l’autre » ….
S. Thibierge : il y a une remarque que je te propose ici, c’est que ce paragraphe « le support du désir n’est pas fait pour l’union sexuelle, car généralisé » etc., tout ce paragraphe-là, quand on le lit en étant attentif à tout ce qui se fait aujourd’hui au nom du genre, il est d’une extraordinaire actualité ! Parce que c’est un paragraphe qui nous donne très exactement la situation dans laquelle nous sommes. Ce champ-là, si je le positive, conclut Lacan, et c’est bien ce que nous faisons aujourd’hui, le « ou prend cet autre sens inclusif, qui veut dire que l’un à l’autre est substituable à tout instant ».
: C’est exactement dans quoi on est.
C. Landman : C’est l’un et l’autre, et non plus homme ou femme….
Là, Lacan nous dit que cette sexuation chute avec le petit a généralisé, c’est-à-dire avec la dimension, l’exacerbation du narcissisme du moi…
On est donc dans le registre du narcissisme. L’un et l’autre : ils se substituent, comme le disait à l’instant Stéphane (« l’un à l’autre est substituable à tout instant »), à partir du moment où on positive ce champ, c’est-à-dire l’intersection des deux ensembles, des deux cercles d’Euler, à partir du moment où on les positive, (troisième figure de la page 409), qu’on positive ce champ vide, comme il le dit à ce moment-là…

Là, on est dans une problématique où l’œil, qui est en quelque sorte cet objet qui va venir soutenir le champ du narcissisme, le champ de la libido narcissique, eh bien cet œil est occulté. Et c’est tout le travail de Lacan qui va consister notamment à montrer que cet objet, c’est un objet a et c’est cet objet a qui fait tenir tout le champ de la relation de l’un à l’autre. Où l’un est substituable à l’autre à tout instant. Mais c’est au prix de méconnaître la dimension de l’œil, qui est derrière tout l’univers spatial. …

Le désir vise la jouissance ; la jouissance lui est interdite, interdite au sujet qui est pris dans le désir. Mais néanmoins, le désir vise la jouissance, vise la Chose, et il ne peut que se soutenir de l’objet a. Autrement dit cet objet a c’est ce qui fait qu’il y a une impasse de l’accès du désir à la Chose ….
S. Thibierge : Comment entends-tu « Pour que l’objet a, où s’incarne l’impasse de l’accès du désir à la chose, lui livre passage » ? Passage à quoi ?
C. Landman : Je crois, à l’antinomie …Puisqu’il était déjà là avant la constitution de l’antinomie…..
C’est là qu’il va évoquer cette « tension spéculaire qui érotise si précocement et si profondément le champ de l’insight » … Là ça va être intéressant parce que l’insight, ce n’est pas nécessairement réservé à l’homme. Mais chez l’homme ce champ de l’insight va être érotisé sur un mode narcissique et également dans la mesure où l’image va constituer un pôle désirable. …Ce champ de l’insight est érotisé sur le mode narcissique : cette soustraction ubiquiste de la libido, c’est ce que Freud avait appelé la « libido narcissique », qui se soustrait à la libido qu’il appelait « objectale », en rapport avec l’objet sexuel.
Donc il y a une érotisation spéculaire dans le champ de l’insight, dans le champ du voir. Cette vision spécularisée c’est ce qui donne la forme du narcissisme.
« Mais cette forme — ça c’est le point important — nous cache le phénomène, qui est l’occultation de l’œil — ce que j’évoquais précédemment — qui désormais devrait, celui que nous sommes, le regarder de partout sous l’universalité du « voir ». Autrement dit, c’est ce phénomène de d’occultation de l’œil qui devrait nous regarder de partout (il le reprendra dans les Quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse). Ça c’est très important sur le plan clinique, ces moments d’unheimlich qui se produisent lorsque quelque chose fait que l’œil, qui nous regarderait partout, n’est plus complètement occulté. On entend bien, par exemple, que dans la psychose —pas seulement dans la psychose — le sujet se sent souvent regardé. Mais ce n’est pas que dans la psychose : il y a énormément de formes névrotiques où se produit ce phénomène, l’impression d’être regardé, de faire tache dans le paysage ; et ça produit des inhibitions. Ce sont des gens qui rasent les murs, qui sont extrêmement sensibles au moindre regard ; à tel point que dans certains cas, et pas nécessairement, encore une fois, que dans la psychose, ils peuvent interpréter ce regard comme un regard de travers, et passer à l’acte sur une personne qui ne regardait pas nécessairement de travers le sujet, mais qui par hasard ou pas, a été amené à le regarder.
Lacan situe là quelque chose d’important à propos de l’unheimlich, à savoir qu’il y a un « rapport fondamental du désirable, en ceci qu’il tend toujours à faire méconnaître dans le rapport à l’autre, que sous ce désirable il y a un désirant. Réfléchissez à la portée de cette formule que je crois pouvoir donner comme la plus générale de ce qu’est le surgissement de l’unheimlich. Pensez que vous avez affaire au désirable le plus reposant, à sa forme la plus apaisante : la statue divine qui est une divine statue. Quoi de plus unheimlich que de la voir s’animer, c’est-à-dire pouvoir se montrer désirante ! »
C’est ça aussi qui peut être insupportable pour certains sujets, c’est de rencontrer dans l’autre un désirant.

***

Choix des extraits : Christine Robert

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