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Congrès international 2020 : L'Éthique de la psychanalyse

Arguments / Questions de l'Irish School for Lacanian Psychoanalysis (ISLP)
Date publication : 30/03/2020

 

Congrès international 2020 : L'Éthique de la psychanalyse
Arguments / Questions de l'Irish School for Lacanian Psychoanalysis (ISLP)

L’utilisation de la topographie par Freud a peut-être été un précurseur du développement par Lacan de la topologie des surfaces et des nœuds.

Ce mouvement, de l'espace bidimensionnel aux trois et quatre dimensions qui est l'espace où s'élabore la structure de la psyché, n'a pas été accepté par certains psychanalystes comme étant nécessaire à la clinique.

La topologie est-elle alors un complément superflu à notre pratique ?

Ou peut-être, fait-il partie d’une « nouvelle éthique de la psychanalyse » et, si c’est le cas, ne devrions-nous pas nous engager dans ce dire, pour faciliter l’innovation dans la pensée psychanalytique ?

Tony Hughes

 

L'éthique de la psychanalyse - oui, c'est l’un des séminaires de Lacan - mais, plus important encore, c'est la préoccupation qui imprègne l'ensemble de son enseignement.

Dans la leçon de clôture des Non-dupes errent (11 juin 1974), il nous rappelle que pour la première fois dans l'histoire – grâce à la découverte de Freud – « il vous est possible, à vous d'errer, c'est-à-dire de refuser d'aimer votre inconscient puisque, enfin, vous savez ce que c'est : un savoir, un savoir emmerdant ».

Dans la leçon d’ouverture d’Encore (21 novembre 1972), on nous dit que le cri du cœur de l’homme et de la femme, plus fort chez certains que chez d’autres, est « je n’en veux rien savoir ». Cette condition est une nécessité – il ne cesse pas de s’écrire – c’est le fait de la répression. « Nous savons que ne pas vouloir savoir (ou dissimuler) fait partie intégrante de la vérité », note Christian Fierens.

Comment gérons-nous cette forme de connaissance en nous-mêmes et chez les autres ? La question éthique sûrement.

Patricia McCarthy

Comment procéder avec une pratique fondée sur le non-savoir, sur le fait d’être dupé ?

Faut-il que les psychanalystes s'engagent avec le travail de Freud et avec l'éthique de la pratique qui s'y retrouve ? Faut-il que les psychanalystes répondent aux questions posées par Lacan sur l'éthique de la psychanalyse ?

Dans « Acte de fondation » [21 juin 1964], Lacan parle d'« un travail — qui, dans le champ que Freud a ouvert, restaure le soc tranchant de sa vérité — qui ramène la praxis originale qu’il a instituée sous le nom de psychanalyse dans le devoir qui lui revient en notre monde — qui, par une critique assidue, y dénonce les déviations et les compromissions qui amortissent son progrès en dégradant son emploi ».

Quel devoir pour les psychanalystes aujourd'hui de travailler le soc ?

Barry O'Donnell

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