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Perché la topologia

Lacan, la psicoanalisi et la topologia - a cura di Fabrizio Gambini e Mauro Milanaccio
Fabrizio GAMBINI, Mauro MILANACCIO
Date publication : 30/01/2020

 

Perché la topologia
Lacan, la psicoanalisi et la topologia

a cura di Fabrizio Gambini e Mauro Milanaccio

 Perché Lacan, lo psicoanalista che più di ogni altro ha orientato la teoria della pratica chiamata psicoanalisi, ha manifestato tanto interesse, lungo l'intero arco dei suoi studi, per i concetti e i temi legati alla topologia? Quale relazione o affinità ha individuato tra topologia e psicoanalisi? E quale apporto la prima può offrire alla seconda, in particolare nella prospettiva lacaniana dell'inconscio "strutturato come un linguaggio"? A simili domande intende rispondere, almeno parzialmente, questo contributo a più voci, muovendo dalla convinzione che la topologia di Lacan - quella dei grafi, delle superfici, dei nodi e delle trecce - ruota attorno alla questione di come si diano le "torsioni" in ciò che pensiamo. Il discorso della psicoanalisi rende infatti esplicite e indagabili proprio le torsioni esistenti tra soggetto e oggetto, tra l'Io e la rappresentazione d'oggetto di cui l'Io parla, tra conscio e inconscio, tra interno ed esterno.

Con i contributi di : Marc Darmon, Alfredo Eidelsztein, Fabrizio Gambini, Virginia Hasenbalg-Corabianu, Martin Krymkiewiez, Mauro Milanaccio, Félix Morales Montiel, Luciana Maria Testa, Fabio Tognassi e Bernard Vandermersch. 

Fabrizio Gambini
Psichiatra e psicoanalista, è membro (AMA) dell’Associazione Lacaniana Internazionale (ALI). Vive e lavora a Torino, dove ha diretto fino al 2016 il Servizio Psichiatrico di Diagnosi e Cura dell’Ospedale Mauriziano “Umberto I”. Autore di numerosi saggi e articoli in ambito psicoanalitico e psichiatrico, ha pubblicato: Freud e Lacan in psichiatria (2006), L’ora del falso sentire. Psicoanalisi e disturbi dell’umore (2011), Paranoie. Tra psichiatria e psicoanalisi: saperci fare con la psicosi (2015) e Dodici luoghi lacaniani della psicoanalisi (2018).
 
Mauro Milanaccio
Psicoanalista, esercita a Trento, dove vive. È membro fondatore di ALIpsi, Associazione Lacaniana Italiana di psicoanalisi, membro di Apertura Sociedad Psicoanalitica de Buenos Aires e responsabile della sede Jonas di Trento, Centro di clinica psicoanalitica per i nuovi sintomi. È docente presso IRPA (Istituto di Ricerca di Psicoanalisi Applicata), collabora con il Tribunale per i minorenni di Trento in qualità di Giudice Onorario. Supervisore per associazioni e cooperative del privato sociale. Ha tradotto il libro di Alfredo Eidelsztein Il grafo del desiderio. Formalizzazioni in psicoanalisi (2015) e curato con Ombretta Prandini il volume Psicoanalisi e istituzione. Logiche di una cura e pratiche istituzionali (2017).
 
Détails sur le produit
Broché : 228 pages
Editeur : Galaad Edizioni
Collection : Matemi
Langue : Italien
ISBN-10 : 8898722745
ISBN-13 : 978-8898722747
 

Introduction

par Mauro Milanaccio et Fabrizio Gambini

La question se formule d’une façon très gentille, très naïve : Est-ce qu’il est vraiment nécessaire d’apprendre la topologie pour être psychanalyste ? […] La topologie ce n’est pas quelque chose qu’il doit apprendre en plus, comme si la formation du psychanalyste consistait à savoir de quel pot de couleur on allait se peindre ; il n’y a pas à se poser la question de savoir s’il doit ou non apprendre quelque chose concernant la topologie […] car la topologie, c’est l’étoffe même dans laquelle il taille, qu’il le sache ou qu’il ne le sache pas, peu importe qu’il ouvre ou non un bouquin de topologie. Du moment qu’il fait de la psychanalyse, c’est l’étoffe dans laquelle il taille, dans laquelle il taille le sujet de l’opération psychanalytique patron, robe, modèle. Ce qui peut être en cause dans ce qu’il a à découdre et à recoudre, si sa topologie est faite en se trompant, c’est au dépend de son patient. Ce n’est pas d’hier, bien sûr, que j’ai essayé de former cette construction, ces réseaux, ces écriteaux indicateurs, ces réseaux orientés qui s’appellent successivement « schéma L » ou « schéma R », graphe ou… depuis quelques années l’usage des surfaces de l’analysis situs.[1]

Quand un psychanalyste dit qu'il s'intéresse aux mathématiques, en particulier à la topologie, au mieux, l'interlocuteur fronce les sourcils, surtout si c’est un professionnel du domaine de la psy. On soupçonne de manière à peine voilée ce psychanalyste de vouloir « mesurer » ou « quantifier » l'inconscient ou ce qui caractérise une personne. Vient ensuite une critique, à laquelle Lacan avait déjà été soumis, celle d’avoir une tendance à l'intellectualisme, d’autant plus qu’il suffit aujourd'hui d'être passionné par la théorie pour être accusé d'intellectualisme. Après tout, c’est l’époque du discours « holistique » caractérisé par l'idée que l'authenticité de l'humain doit être appréhendée dans la sphère du sentiment, sans réaliser que, seul, le sentiment est sourd et muet ou tout au plus faux, car c’est une conséquence du fait d'être habité par le langage. 

Le soupçon concerne précisément le domaine des sciences et en particulier des mathématiques, alors qu'il ne se pose pas pour d'autres domaines. En effet, d'autres disciplines sont aimées et bien étudiées. La philosophie, la littérature ou l'art sont pris en considération par les psychanalystes et lorsqu'ils le font, peu trouvent à y redire. Au contraire, on a tendance à considérer cela comme une qualité, une ouverture, une capacité à sortir de son domaine et à rendre les concepts et les catégories de la psychanalyse plus compréhensibles et donc accessibles à un large public. Mais en tous cas, quelques questions se posent : pourquoi Lacan, le psychanalyste qui, plus que tout autre, a orienté la théorie de la pratique appelée psychanalyse, a-t-il abordé des sujets et des questions topologiques pendant ses études, au moins depuis les premières années de son enseignement jusqu'à la fin ? Quelle relation/affinité a-t-il trouvée entre les thèmes de la topologie et les thèmes de la psychanalyse ? Quelle contribution la topologie apporte-t-elle à ceux qui supposent, dans son sillage, l'inconscient « structuré comme un langage » ? 

Le but de cette contribution est de répondre, tout du moins en partie, à ces questions en partant de l'idée que la topologie de Lacan, celle des graphes, des surfaces, des nœuds et des tresses, tourne autour de la question de savoir comment les torsions sont données dans ce que nous pensons. Le discours de la psychanalyse rend ces torsions explicites et interrogeables, elles qui sont entre le sujet et l’objet, entre le Moi et la représentation de l'objet dont parle le Moi, entre le conscient et l’inconscient, entre l’intérieur et l’extérieur, etc.

C'est ce que nous avons voulu analyser avec ce texte sur la topologie de Lacan qui, comme vous pouvez le constater, est un texte à plusieurs mains, venant de différents pays (Argentine, France, Italie) et de différentes appartenances (ALI, ALIpsi, Apertura). C'est une valeur ajoutée, dans laquelle l'intérêt pour l'objet agit comme un pont entre différents individus, différentes lectures, différentes langues et différentes appartenances et qui se veut aussi un signe de la façon dont un transfert de travail bien orienté peut surmonter les distances institutionnelles, géographiques ou linguistiques.

Il est inutile de résumer les contributions, distribuées dans le livre selon l'ordre alphabétique des noms des auteurs. Nous avons délibérément choisi de ne pas les regrouper, ni par école, ni par sujet, ni par langue du texte d’origine. Si quelque chose de réel peut être appréhendé dans la lecture du texte, chaque lecteur le fera à sa manière, avec la spécificité subjective de sa touche personnelle, à travers les transparences à partir desquelles il apparaît en filigrane dans chacune des contributions qui sont collectées ici. Bonne lecture à tous.

[1]JACQUES LACAN, Le séminaire, L’objet de la psychanalyse, Libre XII, leçon du 8 juin 1966. Non publié.

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