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Décès de Philippe Berté

Jeanne WILTORD
Date publication : 08/10/2019

 

Paris le 9 0ctobre 2019

 

 

Philippe est mort…

 

Tremblement, hésitation dans la voix de Maria Briand-Montplaisir au téléphone … Un temps m’est nécessaire, pour sortir de la sidération qui rendait pour moi inaudible la brutalité de la confrontation au réel que ses mots s’efforçaient d’articuler : Philippe est mort.

J’ai connu Philippe Berté en Martinique où je travaillais comme psychanalyste et où, jeune psychanalyste, il avait choisi de revenir vivre. Je l’avais alors accueilli dans un groupe de lecture du séminaire de Lacan, « La relation d’objet et les structures freudiennes ».

Il a participé plus tard, avec quelques autres, à la fondation de l’Association lacanienne aux Antilles (ALI-Antilles) et a soutenu, avec détermination, l’inscription de la psychanalyse en Guadeloupe.
Différents groupes de travail de l’ALI-Antilles s’efforcent de rendre compte des conséquences subjectives complexes liées à l’état du fonctionnement aux Antilles, des registres réel, symbolique et imaginaire qui structurent, selon Lacan, la subjectivité des femmes et des hommes, ainsi que leur rapport à la réalité. S’est ouvert ainsi un champ de questions et d’élaborations qui n’a pas manqué d’interroger certaines certitudes.

Philippe Berté a soutenu un travail clinique pendant de longues années en Martinique, où il a maintenu échanges cliniques et élaboration théorique, en particulier au cours de séminaires et d’échanges réguliers, avec des collègues des écoles régionales de l’ALI à Chambéry et à Grenoble.

Sa mort confronte les collègues de l’ALI-Antilles à un vide qui rend nécessaire de continuer à élaborer certaines questions qu’ils ont pu mettre au travail.

Jeanne Wiltord
9/10/2019 à Paris

 

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