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La cliniquenique

MELMAN Charles
Date publication : 11/03/2019

 

La cliniquenique

 

Dans le cadre des améliorations à porter à l’espèce, il est temps de fonder la cliniquenique – c’est, on l’a compris, mettre la clinique sur un lit d’examen.

Il est notoire en effet que la clinique psychiatrique ne retient au titre de symptôme que ce qui déroge à la loi phallique. Or, suivez-moi bien, celle-ci constituant elle-même un symptôme, c’est-à-dire une façon de sacrifier une part de la jouissance, la symptomatologie de “ceux” qui ont cherché à en faire l’économie, les malades, risque de s’en trouver pas mal embrouillée.

Entre une clinique donc, fondamentalement médicale, qui voit le corps mais sans la nique, et une psychanalyse qui voit la nique mais pas le corps, il est urgent de sonner la réconciliation : être cliniqueniquicien. Le mot est long et dysphonique mais bien formé et explicite.

À la loi phallique sera substituée alors celle du langage, qui ne peut qu’inciter les sexes à chercher des accommodements propres à éviter la virhilarité qui finit  par faire pleurer de bêtise et blêmir de crainte. On s’astique à droite et à gauche.

Ch. Melman

7 mars 2019

P.S. À quand un D.U. de cliniquenique ?

Avec le risque, bien sûr, qu’il en soit fait rapidement un dahu.

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