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« S. Freud/ E. Weiss : une transmission de la technique par le contrôle

BERTAUD Edouard
Date publication : 11/03/2016
Dossier : Dossier de retour du Séminaire d'hiver 2016

 

La correspondance entre Sigmund Freud et Edoardo est, semble-t-il, peu connue- tout du moins en France- ou peu citée. Une correspondance peu connue car peu diffusée : elle fit l’objet d’une publication en 1975 en France Chez Privat, dans une collection dirigée par Postel et Corraze. Depuis elle ne fut jusqu’à présent malheureusement pas rééditée.

Alors, pourquoi vous parler de cette correspondance ? Parce qu’il s’agit de lettres qui ont pour sujet essentiellement la technique psychanalytique.

Le titre d’ailleurs choisi pour l’édition française de la correspondance est : « Lettres sur la pratique psychanalytique ».

Weiss n’est évidemment pas le seul à échanger avec Freud sur la question de la technique- on peut citer Abraham ou Jung entre autres- mais il y a tout de même quelque chose de spécifique dans cette correspondance liée à la question de la technique.

Edoardo Weiss, qui jusqu’à la fin de sa vie en 1970, vivait et travaillait à Chicago où il avait son cabinet, est essentiellement connu des italiens car il a fondé en 1932 la société italienne de psychanalyse. Après ses études de médecine, il était revenu dans sa ville natale, Trieste, pour travailler à l’hôpital psychiatrique, et en 1931, il s’établit à Rome.

Il a participé également à la traduction en italien de textes freudiens et à la revue italienne de psychanalyse (rivista italiana de psicoanalise), publication qui fut interdite à la fin des années 30.

D’un public un peu plus large, il est connu pour sa participation, indirecte, à l’histoire de la dédicace par Freud à Mussolini de son livre « Pourquoi la guerre ? »(1), dédicace qui fut demandée par un proche de Mussolini, père d’une patiente de Weiss.

Les lettres dont nous avons la trace- certaines sont parues dans le tome III de la biographie d’Ernest Jones- vont de juin 1919 à décembre 1935, c’est-à-dire sur une période qui va bien au-delà de la majorité des textes qui sont à l’étude pendant ce séminaire d’hiver.

Mais la relation entre les deux hommes Freud et Weiss commença bien avant 1919.

Weiss rencontre Freud pour la première fois en octobre 1908, au moment où il entame ses études de médecine à Vienne, en même temps que Victor Tausk.

C’est donc cette rencontre que fait Weiss avec la clinique, et notamment avec la clinique des psychoses qui l’interroge, au point de tenter de trouver réponse à ces questions auprès de Freud. C’est également le moment où, tout en continuant à rencontrer Freud, il commence son analyse chez Federn.

Transfert de la part de Weiss envers Federn, transfert également envers Freud, sorte « d’analyse de contrôle » pour reprendre l’expression qu’utilisait Moustapha Safouan au congrès de Rome de l’E.F.P., pas toujours facile à manœuvrer pour son analyste Federn qui dut décrocher de son mur un tableau représentant Freud, tableau qui venait totalement parasiter les séances d’analyse de Weiss.

Weiss va ainsi, pendant ces nombreuses années, faire un contrôle pourrions-nous dire avec Freud, contrôle dont l’une des modalités mises en place sera ce que nous pourrions appeler des présentations cliniques.

Weiss demandait parfois à Freud de recevoir certains de ses patients pour un entretien unique.

Je l’évoque comme une modalité de contrôle car Freud procédait d’une façon qui impliquait totalement le praticien et la façon dont il avait de mener la cure.

Ainsi, dans les conditions essentielles que Freud pouvait poser pour accepter ses consultations uniques, il était toujours question de recevoir le (ou la) patient(e) en présence de Weiss.

Dans les autres conditions posées par Freud concernant ces présentations cliniques, nous pouvons citer son souhait d’avoir des renseignements précis sur le (ou la) patiente et de l’assurance du souhait et de l’intérêt que le patient peut trouver à ce type de consultation :

A propos d’une patiente que Freud doit recevoir pour un entretien unique, Freud écrit à Weiss : « Si elle ne fait que se laisser amener et se comporte envers moi comme elle s’est comportée envers vous, nous ne ferons que provoquer de très grands dommages ».

Mis à part cette modalité de contrôle sous forme de présentation clinique, Weiss va, pendant ces nombreuses années, faire un contrôle sous une forme un peu plus classique, pourrait-on dire, avec Freud, en le rencontrant à l’occasion à Vienne mais le plus souvent à distance par le biais de lettres dans lesquelles Weiss demande avis et conseils auprès de Freud à l’appui de compte-rendus détaillés des cures en cours, ce que Weiss nomme ses « rapports ».

Dans le séminaire I Lacan précisait la difficulté des analystes à travailler la technique de Freud, notamment du fait, dit-il que « nous n’avons pas assez de documents actuels pour nous faire une idée de la façon dont Freud appliquait la technique et quelle était sa technique ».

A nous de voir si ce type de document, comme la correspondance entre Weiss et Freud, nous permet de nous faire une idée un peu autre, un peu plus précise de la technique analytique de Freud, et surtout de s’interroger sur la transmission de la technique.

La technique peut-elle se transmettre, par le contrôle (ou sous contrôle) ?

Pour tenter de rassembler les différents éléments concernant la technique que l’on retrouve dans ces échanges de lettres, je dirais tout d’abord que Freud donne à Weiss à plusieurs occasions son sentiment sur les indications d’analyse.

Qui peut bénéficier d’une psychanalyse ? C’est une position de Freud qui est assez classique et connue, à savoir, je le cite, « Seuls peu de malades sont dignes des efforts que nous leur consacrons ». Plusieurs fois, cette expression revient dans ses lettres : les analysants sont dignes ou ne sont pas dignes de nos efforts, des efforts de l’analyste.

Ceux qui ne sont pas dignes, ce sont notamment des personnes, selon l’expression de Freud, « mauvaises », les « vauriens ». Dans une traduction de la correspondance, ce fut traduit par « canaille », en référence à Lacan qui dans « Télévision » ou dans la dernière séance du séminaire « Le savoir du psychanalyste » indique qu’i faut refuser le discours psychanalytique aux canailles(2).

Freud parle notamment de « vaurien » à propos d’un jeune patient de Weiss souffrant d’impuissance sexuelle. Le père payait les séances mais son fils indiquait à son père un montant d’honoraires bien plus élevé et ainsi il gardait le surplus pour lui.

Bref, en français c’est amusant : un vaurien qui gagne plus.

Même s’il y a quelque chose d’intéressant dans cette façon qu’a le fils, dans sa canaillerie, de prendre plus au père et d’établir une inégalité dans la distribution de jouissance, Freud est sans appel : « Notre art analytique échoue [dit-il] devant de telles gens ».

En dehors de ces cas que j’appellerais de canaillerie, Freud mentionne auprès de Weiss une autre contre-indication à l’analyse à l’appui de la situation d’un patient.

Le narcissisme est en jeu dans ce cas, mais peut-être pas exactement là où on pourrait l’attendre. En effet, nous savons que Freud fit la distinction entre névroses de transfert et névroses narcissiques, ces dernières correspondant aux situations de psychoses quasiment impossibles à traiter par la psychanalyse du fait de leur retrait caractéristique de la libido sur le moi rendant impossible l’établissement d’un transfert.

Auprès de Weiss, il évoque un des patient de celui-ci comme présentant selon lui des mécanismes névrotiques mais qui se caractérise par « un narcissisme monstrueux d’un moi content de soi, inaccessible à toute influence et trouvant par malheur un appui dans tous ses talents et dons personnels (…) ». C’est dans ce type de situation que l’on voit que la question du narcissisme chez Freud, dans la cure, va bien au-delà et présente des tableaux bien plus complexes que la simple, pourrais-je dire, névrose narcissique en tant que synonyme de schizophrénie (démence précoce) ou paraphrénie.

Selon Freud, ils partagent avec Mirabeau, selon son expression, le même type. C’est selon lui, ce qui peut leur arriver de mieux : C’est-à-dire se ressaisir, et accomplir une performance particulière tout en conservant leurs vices.

Dans les autres cas, plus défavorables dit-il, « On embarque des homme comme (ce patient) avec un peu d’argent sur un bâteau qui leur fait traverser l’océan, disons en direction de l’Amérique du Sud, et on les y laisse chercher et trouver leur destin ».

L’un des points fondamentaux qui manquent à ces personnes présentant « un narcissisme monstrueux » et qui est fondamental pour avoir, selon Freud, accès à l’analyse, c’est ce qu’il nomme auprès de Weiss « un conflit douloureux ».

L’analysant doit présenter la certitude « d’un conflit douloureux entre son moi et ce que ses pulsions exigent ». Comment une personne peut-elle bénéficier d’une analyse si elle est contente d’elle-même et si les seules difficultés et résistances qu’elle rencontre ne viennent que de l’extérieur ?

Nous touchons là, me semble-t-il, ce qui fait selon Lacan, dans le séminaire I, l’originalité du traitement analytique : « ce quelque chose d’original qui met le patient dans un rapport vraiment problématique envers lui-même ».

Ce rapport problématique avec lui-même, Freud l’appellera « conflit », et Freud a le génie de le mettre en rapport avec le sens des symptômes. Conflit douloureux même. Lacan parlera de division. Ce rapport problématique du sujet avec lui-même,

Face aux cas non favorables selon Freud à l’analyse, notre position dit-il « ne doit pas être thérapeutique, mais (…) nous devons nous estimer heureux d’avoir dans chaque cas appris quelque chose».

Très fréquemment, il reviendra auprès de Weiss sur cette question de l’espoir thérapeutique. Il ne manquera pas à plusieurs reprises de freiner les ambitions thérapeutiques de Weiss.

Concernant un patient, Freud lui écrit « Peut-être manifestez-vous à son égard trop d’impatience et d’ambition thérapeutique au lieu de vous consacrer uniquement à sa conquête personnelle ».

Expression assez rare me semble-t-il que celle de « conquête personnelle », c’est-à-dire un type de frayage personnel que le patient devrait faire dans l’analyse et qui se doit d’être respecté par l’analyste. Je mettrais cette expression en lien avec la remarque de Lacan, toujours dans le Séminaire I, selon laquelle l’analyse est « l’expression du particulier » ou lorsqu’il dit que la psychanalyse est une technique qui, dit-il, respecte la personne humaine et qui fonctionne avec cette dimension.

Ce respect a des conséquences sur la durée des cures.

Alors même que Weiss peut se montrer par moments impatient, ou découragé, Freud lui répond :

« Voici [donc] mon avis : ne pas fixer de délai ».

Nous savons qu’il n’en a pas toujours été ainsi pour Freud, notamment dans le cas de l’homme aux loups à qui il avait fixé un terme alors que Serguei demeurait retranché « derrière une attitude de non-participation docile ».(3)

Freud préconise donc de ne pas fixer de délai à l’analyse, mais s’il y a malgré tout interruption de la cure, comme pour l’homme aux loups, cela ne se fait pas n’importe quand.

Question de temps, question de moments de la cure, comme pour l’interprétation.

Un autre cas présenté par Weiss est l’occasion pour Freud de revenir sur cette question des scansions ou d’interruptions d’analyse.

Nous apprenons alors que Freud pouvait, et de façon pas si exceptionnelle que ça, comme il l’avait déjà rapidement indiqué dans « Analyse avec fin, analyse sans fin »(5), décider de l’interruption pour plusieurs mois des analyses de patientes hystériques.

Il s’agit d’une jeune femme, présentée comme un cas très grave d’hystérie, que Freud a rencontré une seule fois chez lui en présence de Weiss selon le dispositif que j’évoquais en début de propos.

La seule indication, semble-t-il, de Freud après cet entretien fut la suivante :

« La patiente [que vous avez accompagnée chez moi] ne cédera certainement pas aussi longtemps qu’elle pourra deviner le prix que vous attachez à son rétablissement ».

Quelques mois après cet entretien, Weiss envoie à Freud un long courrier concernant cette même patiente avec notamment le récit de plusieurs rêves. Il demande à nouveau conseil à Freud concernant cette patiente qui semble, selon lui, traverser une période encore plus complexe de fortes résistances de transfert.

Weiss décrit sa façon de manœuvrer avec la patiente et il indique notamment le fait que celle-ci se plaignait de resté couchée, comme elle dit, sur le divan pendant les séances.

« J’essayais [dit Weiss] d’atténuer ses sentiments négatifs en lui permettant de rester assise en face de moi. Je n’avais pas l’impression que cette concession accroitrait sa résistance ».

Freud, remarquant que les choses sont restées en l’état, lui redit ce qu’il lui avait pointé après sa rencontre unique avec la patiente : l’un des facteurs dits dangereux de cette cure se trouve dans « le fait (dit-il) qu’elle sache exactement l’importance particulière de son rétablissement pour votre cause ».

Autre danger selon Freud : la patiente a obtenu de Weiss, à son sens, une bien trop grande concession. « Je pense [écrit-il] que vous n’auriez pas dû lui permettre de changer la position prescrite pour une autre position plus agréable à ses yeux ».

Cette façon d’indiquer très clairement les choses vient tout de même quelque peu relativiser ce qu’il pouvait écrire dans « Les conseils au médecin sur le traitement psychanalytique», à savoir qu’il conçoit tout à fait qu’un autre analyste que lui, d’un tempérament différent, puisse avoir une attitude différente au regard de la technique.

Il y a des éléments qui tout de même pour Freud sur lesquels on ne peut déroger, notamment qu’il n’y a pas à répondre aux demandes de l’analysant.

Freud poursuit :

« J’ai rarement réussi à guérir sans perte ni repli un cas d’hystérie aussi grave. En règle générale, il a fallu abandonner la cure, souvent dans un état apparemment mauvais, et après que la patiente ait de cette façon satisfait sa résistance et son transfert hostile, elle se permettait de tirer de la cure l’avantage qui lui était inaccessible et arrivait –rétrospectivement et spontanément – à une amélioration considérable de son état ».

Sorte d’après-coup.

Freud note qu’il est tout de même très difficile, s’agissant du suivi de patientes assez jeunes, de trouver des parents compréhensifs face à cette façon de faire.

« A votre place, [écrit-il à Weiss] je la préviendrais et lui proposerais une interruption d’environ six mois avec la promesse de la reprendre si elle veut et si elle en a encore besoin. Ne lui promettre dans l’intervalle aucune guérison (…) La règle fondamentale est naturelle, qui impose de ne point se rapprocher du patient s’il s’éloigne, mais au contraire de se retirer plutôt soi-même ».

Voici donc une autre règle dite fondamentale par Freud à côté des deux autres très souvent citées de la libre association et de l’attention également flottante.

Weiss considère que cette lettre de Freud a été d’une grande importance pour lui.

Il est intéressant de voir comment Weiss interprète Freud quand celui-ci lui écrit en début de lettre :

« Il est très difficile en de pareil cas de prendre la responsabilité sur soi » mais « je vais simplement vous dire comment le cas m’apparait et ce que mes années d’expérience me conduiraient à faire, sans vous imposer d’obligation ».

Comment Weiss lit-il cela ?

Au lieu de concevoir la position de Freud comme le ramenant à sa responsabilité d’analyste, à son acte, Weiss y lit les limites de Freud à pouvoir évoquer ce cas, limites justifiées selon lui par un abord, je dirais, imaginaire qui selon Weiss manquerait cruellement à Freud.

Freud n’a vu qu’une seule fois la patiente, or, selon Weiss, il est important pour l’analyste « d’observer tous les mouvements du patient, son jeu de physionomie et sa voix. Toutes les réactions du patient doivent être prises en considération ».

Weiss résume ainsi le conseil qu’il pense recevoir par cette lettre de Freud : « L’analyste doit s’en remettre à son jugement subjectif et à son intuition ».

Que fait Weiss ?

« Je n’ai pas [dit-il] interrompu la cure, (…) [j’ai permis à la patiente] non seulement d’utiliser à l’occasion le siège au lieu du divan, mais en outre [je] lui proposai de l’accompagner dans la rue, car elle avait souvent peur de quitter le cabinet [la maison] ».

La fin est digne d’un Joseph Breuer :

« Elle réagit très favorablement à mon comportement envers elle. Elle finit par rencontrer un homme (…) Quand je partis pour les Etats-Unis, elle était enceinte ».

Cela fait partie des dernières lettres échangées entre les deux hommes à propos de la clinique.

Freud ne voulait jamais vraiment conclure ou avoir le dernier mot auprès de Weiss. Pas de moment de conclure pour lui. Il lui écrit : « Je serais heureux d’apprendre que vous avez trouvé au cas de votre patiente une solution plus satisfaisante ».

Lors de la dernière de ses conférences parues sous le titre « Introduction à la psychanalyse », Freud explique que s’il s’abstient, la fin de cette série de conférences, de toute conclusion c’est parce que dit-il « je n’ai pas l’ambition de faire de vous des spécialistes ».

C’était sans doute également sa position vis-à-vis de Weiss, ne pas en faire un spécialiste, c’est-à-dire de quelqu’un qui a une technique, ou tout du moins qui serait passé maitre dans l’art de l’analyse.

Alors, qu’est ce qui se transmet dans ce contrôle ?

Sans doute pas une technique comme nous l’avons vu, mais plutôt ce qui serait sans doute de l’ordre d’une méthode, d’une direction.

Et que c’est à partir de cette méthode que peut se transmettre, non pas une technique, mais une créativité, la singularité d’une pratique, une invention qui devient possible dans l’analyse.

Peut-être pourrions-nous dire, de ce que nous percevons de la technique de Freud au travers de ses échanges avec Weiss, que c’est toujours la clinique qui l’oblige à inventer, à prendre position.

C’est-à-dire une clinique en tant que réel impossible à supporter sans créativité, mais aussi un réel impossible à supporter entièrement par un autre que l’analyste… Quand bien même il s’agit d’un analyste contrôleur.

Édouard Bertaud


Notes
1. « A Benito Mussolini, avec le salut respectueux d’un vieil homme qui reconnait en la personne du dirigeant un héros de la culture »
2. Lacan, Séminaire « Le savoir du psychanalyste », séance du 1er juin 1972
- Lacan, Télévision p. 67 : « Je pense qu’il faut refuser le discours psychanalytique aux canailles : c’est sûrement ce que Freud déguisait d’un prétendu critérium de culture. Les critères d’éthique ne sont malheureusement pas plus certains. Quoi qu’il en soit, c’est d’autres discours qu’ils peuvent se juger, et si j’ose articuler que l’analyse doit se refuser aux canailles, c’est que les canailles en deviennent bêtes, ce qui certes est une amélioration, mais sans espoir ».
3. S. Freud, in « l’homme aux loups » : « Il me fallut attendre que la liaison à ma personne soit devenue assez forte pour lui faire contrepoids (…) Je déterminai, non sans me laisser conduire par de bons indices d’opportunité, que le traitement devait nécessairement être conclu pour une certaine échéance, à quelque étape qu’il fut parvenu. Cette échéance, j’étais décidé à la respecter (…) Sous la pression impitoyable de l’assignation de cette échéance, sa résistance, sa fixation à l’état de maladie cédèrent et l’analyse fournit alors, dans un temps incomparablement court, tout le matériel qui rendit possibles la résolution de ses inhibitions et la suppression de ses symptômes »
4. S. Freud : « J’ai appliqué ultérieurement aussi la fixation d’un terme dans d’autres cas »

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