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Insuccès ou bévue heureuse ? À propos de la leçon VIII du séminaire XXIV de J. Lacan

SCHENKER Lydia, ,
Date publication : 07/07/2015
Dossier : Dossier de préparation du Séminaire d'été 2015

 

Une tentative d’évider l’évidence, encore ? Je repars de ce joke de Lacan, lancé un an avant, le 9/03/76 dans son séminaire (Le Sinthome p148) : Evidence de l’apparence nodale, fallace qui témoigne du Réel…

J’essaierai de tenir le fil topologique du Réel dans cette leçon 8, avec l’éclairage de l’intervention du 26/02/77 de Lacan à Bruxelles, pour reprendre la question de « l’évidement du nœud borroméen » laissée en suspens depuis mon commentaire de la leçon 9 du « Sinthome », où je me posais déjà la question de « l’évidement » , par l’hypothèse de la mise en continuité du « vrai » trou, lieu de la jouissance Autre, avec le trou central du nœud, place de l’objet a. Ici, Lacan revient sur le retournement du tore, avec un re-tour par la topologie du tore dans « l’Etourdit » (qu’il évoque au début de la leçon). Je ferai un lien entre ces deux écritures : l’évidement de ce nœud, présenté un an auparavant, et le retournement du tore. En revenant sur la question de la coupure de la bande de Möbius sur le tore et ses conséquences : coupure qui « fait nœud », sépare et relie 2 bords… (ou 2 autres coupures ?) Ou bien coupure qui « fait trou » ?

Comment sortir de l’évidence de l’existence apparente de la conscience qui se prête à la fausseté par l’intermédiaire de la consistance imaginaire ? Le parêtre, écrit Lacan dans la leçon précédente, l’être n’étant qu’une part du parlêtre « fait uniquement de ce qui parle », alors que le Réel dit la vérité mais ne parle pas. Avant d’admettre une évidence, il faut la « cribler » comme telle… C’est de l’évidement que l’évidence relève… (p91). Comment parler de la vérité du savoir inconscient, de sa mise en évidence dans l’opération analytique, et de sa transmission ? « Là où s’était… », Darmon, dès la préface de son ouvrage sur la topologie, donnait cette traduction Lacanienne de la célèbre formule Freudienne, pour souligner la forme réfléchie du sujet, sa place dans le lieu de l’Autre, en exclusion interne… Partir de « ce qu’il y a » : d’abord situer le sujet, pour déchiffrer l’écriture des effets du verbe. Partir de la parole et ce qu’elle révèle par l’équivoque dans les passages successifs du rapport à l’Autre en 3 temps, rappelé par A.D.Weill dans son intervention et complété par Lacan : c’est toi, sais toi, toi sait. Attribution, savoir du sujet, savoir dans l’Autre. Objectiver l’inconscient nécessite un redoublement (p92). Pour sortir du « tourne en rond », de l’impasse de la passe, devons nous re-passer par la bande de Möbius sur le tore ? Puisque le « dire » ne suffit pas.

Comment faire au plus près de la structure, au-delà de la forme ? Avec la topologie.

Savoir faire la distinction entre forme et structure, entre représentation et monstration, entre surface et coupure, entre corps torique et nœuds…pour cribler le Réel de points triples… Des choses qui se divisent…pour supporter des formes… avant la division entre le vrai et l’escroquerie ? Il y avait là déjà quelque chose... (p141Bruxelles).

Savoir y faire avec le savoir inconscient(S2), à partir de la lecture (traduction ?) d’une écriture (symptôme) : L’inconscient qui n’a de corps que de mots (p136 Bruxelles). Ici, Lacan précise sa conception du Réel : Le Réel ne constitue pas un univers, sauf à être noué à deux autres fonctions. Ca n’est pas rassurant ! Il le répète à plusieurs reprises…parce qu’une de ces fonctions est le corps vivant…et on ne sait pas ce que c’est le corps vivant (p99).

La topologie n’est pas « faite pour nous guider » dans la structure, cette structure elle l’est_ comme rétroaction de l’ordre de chaîne dont consiste le langage… (L’étourdit p 40, Scilicet 4)

-Partant de l’idée de l’écriture : « ce qu’on écrit… » avec l’emploi à la troisième personne qui déplace le sujet et fait écho au « qu’on dise… » modal subjonctif, existentiel, déployé dans « l’Etourdit », où il fait re-tour dans cette leçon, Lacan interroge ce dire de la vérité de l’inconscient éprouvé dans la psychanalyse, qui échappe aussitôt que dit. Peut-il s’écrire ? Se traduire ? Au-delà de ce qu’on entend, toujours partiellement ? Comment transmettre ce mi-dit ? Sans interprétation abusive. Le dire avec l’aide de la linguistique ? Ça me gêne de dire « je », dit Lacan. L’écrire, avec la topologie ? Cette leçon va se terminer par une sorte de « lapsus d’écriture » (p106) qui révèle une faille, concernant les places : du semblant et de la vérité, du signifiant maitre S1, et du savoir S2, et leur ordre dans le discours analytique que Lacan veut écrire au tableau. Ecriture où le sujet hystérique s’embrouille, logiquement, si S1 et S2 sont mal « ordonnés » = Une « bévue heureuse » puisque Lacan s’y arrête, y reviendra, pour en trouver la raison topo-logique et temporelle; comme nous le verrons plus loin.

-Il commence donc par faire référence à ce texte très complexe du 14/07/72, qu’il a intitulé l’Etourdit (les tours dits ?) où il dit qu’il n’y a pas de métalangage (on ne parle pas sur le langage), mais ici, ce métalangage il le fait « presque » naître…bien que cela ne fasse pas date, ajoute-t-il. Ce « presque » indique que ce n’est pas arrivé. C’est un semblant de métalangage…Il se sert de l’écriture s’embler, s’emblant, pour en faire aussi un verbe réfléchi. Ainsi, il va évider l’écriture de l’évidence du sens, et creuser toujours du côté de l’équivoque qui détache l’être de sa fruition (jouissance) en même temps qu’il s’en rapproche par la forme réfléchie, il parest (veut dire s’emblant d’être) … pour le dé-placer avec le passage à la troisième personne qui introduit l’Autre dans « l’âme à tiers »… Travail dans la langue, bouffonnerie ? Acte de nomination de ce texte, prononcé pour le 50ème anniversaire de l’hôpital Henri Rousselle, dont il dit que la préface, pour une édition italienne, est intraduisible, faisant allusions à la comédie…divine de Dante qui bouffonne, évoqué aussi dans ce texte. Ce ne sera pas un événement historique qui fera « date », pas un acte ? =Un « insuccès » ? Comme Freud, n’est pas un événement historique, il a raté son coup…dans très peu de temps tout le monde s’en foutra de la psychanalyse, annonce-t-il dans la conférence de Bruxelles (p140)… La question de la transmission semble désespérante.

Que serait un acte de nomination qui aurait un effet ? Comme le nom des Borromées de la famille qu’il va évoquer plus loin… Effets différents de coupures ? dans le langage ou sur le corps, (questions de clinique à ouvrir) qui ne s’opèrent pas dans n’importe quel sens, sur la surface du tore, comme nous voudrions le montrer.

-En ce qui concerne la transmission de la psychanalyse, Lacan reste pessimiste : « du point de vue éthique c’est intenable, notre profession. C’est bien pour ça que j’en suis malade, parce que j’ai un surmoi, comme tout le monde » dit-t-il encore à Bruxelles, après avoir évoqué : le savoir y faire dans le monde de l’escroquerie, et la folie de l’idée de représentation inconscienteComment les mots, auxquels on ne comprend rien… opèrent avec la métaphysique de l’hystérique( !) et font corps…c’est ça l’inconscient.

Pourtant il tient à préciser cette « notion » qu’il se fait du Réel, j’aimerais qu’elle se répande, va-t-il répéter ! Et il reprend le biais de la topologie que je vais tenter de suivre (p96- 97-98). Comme quelque chose de consistant, par la triade RSI… Mais ça ne tient pas…

{Dessin 1 : coupures sur le tore}.

FigureI

Ces ronds de ficelles ne tiennent qu’à condition d’être un tore, c’est ce que lui a suggéré le dernier cours de Soury, dit-il. Comment entendre cela ? Parce que les ronds de ficelle ça ne tient pas sans le tore ! Il y a donc 3 tores nécessaires…nécessités par le retournement des dits tores. Opération de retournement du tore, correspondant aux 3 identifications, avancé dès la première leçon de ce séminaire. Il revient sur la nécessité d’une coupure à opérer sur la surface du tore : coupure qui divise, ou trou qui évide la substance (forclusion ? faille ?) Un trou dans la surface=le trou de l’endroit+le trou de l’envers (p26 leçon 2)… Comme la bande de Möbius, qui n’est rien d’autre qu’une coupure entre un endroit et un envers ! Bande de Möbius, capable de se dédoubler…telle qu’elle se redouble et qu’elle se montre compatible avec un tore. Sur-face retournée, qui a des propriétés opératoires?

Un tore contient les deux autres ronds, "Il y a une face par laquelle ce Réel se distingue de ce qui lui est... noué. Si on peut parler de face, il faut que ça ait un sens."(p:96)

Comment entendre cela ? Face ou Surface du tore? Surface trouée... coupée de plusieurs façons et jusqu'où?...dans la longueur, dans la largeur...ou selon un trajet möbien ! (3 coupures à différencier ?)

On parle ici de trou, de 2 coupures différentes, de nouage et de retournement pour que ça tienne! Pour une structure torique, (que Lacan différencie de la métaphore justifiée par la structure) révélée par sa propriété moebienne ? Y aurait-il 3 coupures où se "réduiraient" les 3 « ronds » qui constituent la structure du nœud borroméen ? C'est notre hypothèse pour justifier le passage du nœud au tore.

On retourne ici, de la topologie des nœuds à la topologie du tore déjà présenté dans L'Etourdit alors sans aucune présentation de dessins ! Nous tenterons de retracer la description de cette coupure du tore pour identifier bande de Möbius et sujet divisé. Une évidence Lacanienne... mais peut-être à évider... (Il présente pour la 1ere fois le nœud borroméen dans "Ou pire" le 9/02/72).

Dans L'Etourdit, c'est une coupure qui fait le passage entre un tore et une bande de Möbius. Elle fonde l'énoncé que la coupure est la bande de Möbius. (Cf. Darmon).

-Pour suivre les différentes étapes de la description que Lacan fait dans L'Etourdit, je vous propose de suivre l'explication de E. Porge (Des fondements de la clinique psychanalytique p:138): le tore est aplati, on fait glisser une face contre l'autre en suivant le tracé d'un huit intérieur de manière à pouvoir obtenir une bande de Möbius "feinte", à double épaisseur, que l'on découpe selon la ligne de pli pour obtenir une bande de Möbius bipartie, à deux faces. La "feinte" du tore aplati a-t elle à voir avec la position de semblant du discours analytique? Remarquons que Lacan parle de deux "lames" (et non de 4"faces") pour produire, par la "feinte d'un tore aplati", "une bande de Möbius : à condition de considérer la surface ainsi aplatie comme confondant les deux lames produites de la surface première. C'en est à ce que l'évidence s'homologue de l'évidement "nous dit Lacan! (p26, L'Etourdit). Forclusion de l'espace entre 2 lames? Évidement de l'âme du tore ? (l’âme à tiers !) {Dessin 2}.

Figure2

Dédoublement qui nous échappe…

-Là est le tour de passe-passe du rapport du tore aplati à la coupure, coupure entre le mot et la chose, entre le signifiant et le signifié, entre deux signifiants S1/S2, coupure du dit dans l'étoffe du langage (tore?). Toujours disparu dès qu'entre aperçu : le sujet est coupure. Disparition de sa consistance imaginaire.

Évidence qu'on oublie d'évider et qui fait qu'on tombe dans la faille entre S1 et S2 ? (p104).

En raccordant les bords opposés on obtient la bande de Möbius "vraie ". La bande de Möbius est donc là le résultat d'une identification de bords telle que la surface obtenue n'a plus qu'un bord. L'espace entre les deux bords de la bande bipartie correspond à la surface de Möbius.

Et la bande de Möbius n'est rien d'autre que la coupure à un seul tour, quelconque, qui la structure d'une série de lignes sans points. (L'étourdit p 27) Car la bande de Möbius ça n'a aucune surface c'est un pur bord....c'est la propriété de division qui institue la bande de Mœbius....voilà en quoi elle peut être pour nous le support structural de la constitution du sujet comme divisible. (15/12/65 l'objet de la psychanalyse). Division n'est pas soustraction. Dénégation n'est pas forclusion...évidemment, mais n'y a-t-il pas confusion parfois ?

-Comme le souligne Marc Darmon dans ses Essais p42-43: la bande de Möbius est ainsi structurée non par une demi - torsion comme on l'imagine, mais par une série de lignes sans points. Elle nous offre ainsi une topologie de la pure coupure. Elle est donc apte à être utilisée pour rendre compte de la topologie du sujet et du signifiant...sur cette bande le "dit " fait coupure, l'effet de ce dit, de cette coupure, c'est le sujet (qui advient avec la langue).

Le signifié du dire, quand à lui ex-siste au dit, il est à situer ailleurs, au-delà du bord de la bande…Pour rejoindre lalangue qui constitue l'inconscient? Dans le même temps que le sujet se détache de la "fruition" de l'être? (p 95) Encore une hypothèse à discuter.

On verra aussi qu'il y a plusieurs façons d'obtenir un nœud à partir de la coupure d'une surface. (Porge p140).

Ex: coupure du tore pour obtenir un nœud de trèfle. Coupure qui divise, ou dédouble, et coupure qui sépare et fait trou dans la consistance (Avec la contrainte du nombre, impair pour faire bande de Möbius…) Ainsi, la coupure permet de passer de la surface au nœud. D'un rapport imaginaire à deux dimensions (du miroir), au rapport symbolique consécutif à une castration…

"IL N'Y A DE VRAI QUE LA CASTRATION" Déclare Lacan à la leçon suivante, ce qui fait rire son auditoire !

(Leçon 9).Elle réalise un " lien de coupure "(=copule ?)

-Dans ma lecture de la leçon du 16/03/76 du séminaire Le sinthome, j'interrogeais ce "quelque chose de circulaire" énigmatique de Lacan, pour l'identifier au rond du symbolique, qui y ferait nœud bo, pour serrer, en se redoublant, les deux droites infinies qui se croisent( 2 autres dit-mensions imaginaire et réel de la structure?), selon un trajet möbien en double boucle, produisant cette sorte d’ "évidement "d’un trou: Posé par Lacan comme « le dernier truc donné par Thomé et Soury, un nœud bo de mon espèce... » J'y supposais, à partir de son absence de commentaire, cet évidement qu'évoquait Lacan représenté là dans ce nœud mis à plat.

{Dessin 3 du nœud « évidé »}

Figure3

-Ici, après ce retour à la coupure sur le tore, je pose l'hypothèse que ce "quelque chose de circulaire " serait la coupure möbienne elle même, délimitant un bord du champs de l'inconscient(représenté par Lacan sur la mise à plat du nœud bo dans « la Troisième ») advenu à partir de ce trajet en double boucle, qui divise (dédouble?) le sujet, avec 2 « auto traversées » (la ligne sans points ?) séparant et articulant S1->S2, mais dans un sens unique, autour des deux autres dit-mensions représentées par les deux droites infinies.

Cette "coupure", suivant le bord de retournement du tore, mettrait en évidence la structure möbienne (qui nécessite une coupure + une suture) et donc la nécessité du 4eme rond du transfert, de l 'Autre, de l'adresse, que nous avons toujours tendance à oublier dans l'écriture du nœud à plat.

L’évidement serait une coupure qui fait « trou », dans l’étoffe du tore, « corps » du langage, et place aux signifiants de lalangue ?

Tout ceci reste à discuter…

-Le Réel n'est lié que par une structure (noeud bo)...et défini d'être incohérent.... ne constitue pas un univers, sauf à être noué à deux autres fonctions (99).... Suite de notre leçon.

La logique (de la fonction) c'est le parasite de l'homme. (p101).

La logique de la fonction repose sur la logique de l'Un... J'ai écrit, nous dit Lacan, le signifiant de ce que l'Autre n'existe pas : S(Ⱥ) (p102). Je re-pose ici ma question sur cette écriture où Lacan s’arrête encore (cf. Le Sinthome p169) : ne s’agit-il pas d'une forclusion qui pourrait s’écrire ainsi S(Ā), et de quel type? Pas d'Autre, forclusif ? à différencier dans l’écriture, d’un manque dans l’Autre, castration ? Ou encore forclusion "partielle", comme point de fixation, ancrage nécessaire, originaire ? pour la mise en place du refoulement primaire et de l'ex-sistance de l'inconscient ? S1. Qui fait qu'il y a un sens, de non retour…De S1 vers S2.

Lacan poursuit: «mais l'Autre en question, l'Autre c'est le sens, c'est l'Autre...tre que le Réel. ». L'Autre dans le discours que Lacan nous donne à entendre, se recoupe ! (Comme la Bande de Möbius, pour faire apparaître quelque chose...).

Il y a un choix à faire entre l'infini actuel, qui peut être circulaire à condition qu'il n'y ait pas d'origine désignable, et les nœuds dénombrables, c'est à dire finis. Il y a beaucoup de possibles là dedans…Choix que peut le sujet qui interrompt l’écriture, avec la coupure, et son engagement dans la sexuation ? Infini potentiel ?

Autres questions ouvertes. Ecrit comme invention et bord du Réel (cf.9/04/74.Lesnon-dupes)

Le Réel de la science, il va l'évoquer plus loin... (cf. aussi nos journées 21/03/2015).

-Nous en arrivons au point remarquable de cette leçon, un renversement de la définition Lacanienne de l'impossible du Réel « qui ne cesse pas de ne pas s’écrire » (« qui cesse, de s’écrire » ?)

… au possible: Le Réel c'est le possible... en attendant qu'il s'écrive.

Mode subjonctif qui le laisse entendre, ce Réel, à partir de la temporalité de l'ek-sistance d'un sujet.(cf.Gödel, l'indécidable. Virginia Hasenbalg : « je n’entrave que couic ».) Lacan raconte qu'il en a trouvé la confirmation en visitant Saclay et ses appareils visualisant le déplacement des psarticules! Pour conclure que le Réel n'est impropre qu'à être réalisé « imaginé comme sens » comme le langage est impropre à dire !

Une pratique désespérante, plus on s'en approche... (De cette espèce d'extrême, dont il parle à la fin de cette leçon et dans les dernières de ce séminaire)...moins on peut en dire ! L'idée qu'il n'y a de Réel que ce qui exclut toute espèce de sens est exactement le contraire de notre pratique. Si les nomina ne tiennent pas aux choses? (p103) Dès lors, comment opérer ?

Où une nomination est incontournable: nécessité du nœud à 4, adresse au Autre…

-A la fin de la leçon, « l'erreur d'écriture » de Lacan semble confirmer cette hypothèse : à propos de la position de semblant dans le discours de l'analyste où la place du sujet divisé se confond avec celle du savoir en place de vérité, dans une confusion de la position hystérique de Lacan avec la fonction analyste. Le symptôme est réel... (109). Elle met en évidence la difficulté de distinguer 2 sortes de coupures dans les discours: celle de la barre de division (qui dédouble une consistance) et celle de la faille, (qui évide une consistance et fait trou) que Lacan souligne grâce à cette bévue (heureuse!) du non retour de S2 vers S1, imposant le sens de circulation du discours.

{Dessin 4 lapsus d’écriture du discours de l’analyste}

Figure4

Qu'on dise, reste oublié derrière ce qui se dit, dans ce qui s'entend... (p5 L'Etourdit).

Le Réel dit la vérité mais il ne parle pas. Et il faut parler pour dire quoi que ce soit. (P90 leçon 7) Faire l'épreuve (les preuves) de l'insu de ce savoir inconscient. C'est ce vers quoi Lacan semble nous pousser dans cette leçon. Mais parler c'est parasitaire...et l'affreux, c'est que c'est logique(101) parions que le Réel exclue le sens...mode subjonctif de l'existence du sujet (p122).ex clinique. L'épreuve de forger un signifiant nouveau, qui aurait un effet, qui serait autre, s'apparenter à un pouâte..."ça serait peut être ça qui nous ouvrirait à ce que j'appelle le Réel " nous dira Lacan, tout à la fin de ce séminaire : le vœu d'une pratique analytique qui ne serait pas une escroquerie ?

Sérieuse allusion à l'interrogation ouverte lors de sa conférence à Bruxelles.

La logique (de la fonction) c'est le parasite de l’homme (p101) dit-il ici, cette logique de l’Un est bien ce qui reste comme ek-sistence…(103) pas seulement le parasite langagier... Comment rendre compte de cette pratique ?

-Par la reconnaissance, non d'un sujet analyste, mais d'une fonction, (logique de coupure) qui aura été opérante ? Avec des temps logiques et la nécessité de 2 tours. Peut-on aller plus loin dans ce que pourrait représenter la passe ? Aurions nous le courage de nous interroger, non seulement sur la fin de notre propre analyse, mais sur la fin d'analyse d'un analysant… et comment? Est-ce un point d'impossible à dire du bord de la fonction d'analyste? Comment faire entendre ce qui passe du dire d'un analysant qui s'auto-rise, et se lève du divan pour dire adieu et non plus au revoir à son analyste ?

Est-il possible de poser cette question au sein d'une école dite psychanalytique ?

Lydia Schenker, Sainte Anne, mars 2015.

"Il ne s'agit pas dans le discours analytique d'un discours scientifique, mais d'un discours dont la science nous fournit le matériel, (la logique?) Ce qui est bien différent " (Ou pire, p107. 19/04/72)

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