Accueil

 

Heurs et malheurs de l'identité. Extraits du colloque de Fez 2006

COLLECTIF
Date publication : 18/05/2015
Dossier : Dossier de préparation - Journées : Les amours fatales de l'identité. Enjeux cliniques et politiques

 

parution 91
Préface
« Il n’y a pas de groupe humain qui ne se distingue des autres sans se référer à une instance spécifique investie du pouvoir de lui conférer son identité ;
mais ceci valant pour tous, c’est aussi par ce trait, une fois abstrait, qu’ils se ressemblent » (Gustave Le Bon).
La sociologie montre que cette instance peut être totémique, politique, religieuse ou nationale. Elle engendre à la fois crainte et amour mais aussi la culpabilité de mal la servir. Son service, pourtant, peut occuper tout le champ des activités, même sexuelles, puisque si le trait de l’identité sexuelle (homme ou femme) s’en réclame et s’en autorise, c’est au prix de vérifier la prévalence de la puissance fécondante de ce référent sur la jouissance privée des acteurs.
Dans l’histoire, Athènes reste une exception puisque dans son cas, c’est l’identité civique seule qui fit référence. D’un point de vue philosophique, le bonheur de l’appui pris sur cette instance est tempéré par le fait qu’il restreint le territoire de l’humanité à celui du groupe et, en dehors, localise le non humain, celui qui, de ne pas relever de sa loi, se prête donc aux exactions.
L’expérience contemporaine, instruite en outre par la psychanalyse et la question de l’altérité, peut-elle mieux éclairer les zones d’ombre ?
Charles Melman
Lire les textes extrait des actes du colloque de Fez 2006, Heurs et malheurs de l'identité (ed. ALI)

Espace personnel

POST- TESTTEST