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Inconscient de l’enfant ou enfance de l’Inconscient ?

ROBERT-BRINI Colette
Date publication : 17/02/2015
Dossier : Dossier de retour du Séminaire d'hiver 2015

 

… c’est à dire d’une lettre qu’il ne faudrait pas – « c » à la place de « t » – venant ainsi marquer que dans l’inconscient ça lit et ça écrit, qu’il y a là un savoir qui se dit dans cette lettre qu’il ne faudrait pas et que, qui plus est, ce savoir concerne le sexuel ?

Ou alors faut-il prendre cet « incestinal » comme une simple naïveté linguistique comme on en rencontre souvent chez les enfants ?

Incestinale : il est peu probable que Félix connaisse la signification du mot inceste même si évidemment il l’a entendu prononcer et qu’il a peut-être même entendu que cela avait un rapport au sexuel.
Mais plus encore ce qui compte c’est que cette lettre qu’il ne faudrait pas l’analyste l’a entendue et qu’il sait, lui, ce qu’est l’inceste … enfin qu’il est censé le savoir.
Or l’inceste, comme nous le savons, est surtout un effet de langue.
Alors ce signifiant, choisissons de le prendre comme un lapsus, c’est à dire comme une formation de l’inconscient. Il est clair que cela reste insuffisant pour rendre compte de la façon dont se nouent, se tricotent chez l’enfant l’inconscient et les formations de l’inconscient d’une part, et l’analyste dans sa « présence réelle » d’autre part. Nous sommes ici obligés de nous référer à ce que nous rappelle Lacan1 : « je n’ai pu séparer le concept de l’inconscient de la présence de l’analyste » ou encore : « la présence de l’analyste est elle même une manifestation de l’inconscient » . Le transfert est dans le coup : « incestinal », c’est transfert inclus.
Alors qu’est ce que nous pourrions dire pour articuler ces trois termes de l’inconscient, du transfert et de la présence de l’analyste avec l’enfant ?

On peut remarquer ici que le titre que j’ai proposé contient en toute rigueur un terme erroné : L’inconscient comme le définit J.Lacan est en effet le discours de l’Autre à entendre dans le double sens objectif et subjectif. C’est de l’Autre qu’il s’agit dans l’inconscient et c’est en tant qu’Autre que le sujet désire. Ceci pose l’inconscient dans une dimension trans-individuelle, et rend d’emblée l’expression « Inconscient de l’enfant » critiquable.

Plutôt que de poser la question – qui, me semble-t-il, n’a pas lieu d’être – « l’enfant a t-il un inconscient », je prendrai par conséquent les choses autrement, en partant de la question plus simple :

Que faisons-nous, quelle est la nature de notre travail avec un enfant ?

S’agit-il vraiment de psychanalyse ?

... ou plus précisément, lorsque nous travaillons avec un enfant sommes-nous en position d’analyste et si oui, en quoi et de quelle façon ?

La pratique avec les enfants ne cesse en effet de nous interroger à plusieurs titres.
Il y a d’abord les conditions dans lesquelles l’enfant arrive chez nous : la demande ne vient pas de l’enfant directement. Ce sont le plus souvent les parents qui sont demandeurs ou alors qui relayent une demande qui n’est pas la leur, mais celle de l’institution scolaire, ou encore du pédiatre, ou de la famille.

De plus l’enfant peut présenter plusieurs types de symptômes.

Le plus souvent nous avons affaire à des symptômes réactionnels, à une névrose qu’on peut qualifier d’actuelle, symptômes en réaction à une situation familiale que l’enfant vit douloureusement. Séparation des parents, divorce, naissance d’un autre enfant, recomposition familiale etc..., toutes ces situations engendrent chez l’enfant des manifestations symptomatiques. L’agitation, les troubles du sommeil, les difficultés scolaires, l’anorexie, ou encore un tristesse installée, voilà autant de façons pour l’enfant de réagir au fait que ce qui avait jusque là constitué son domicile subjectif vole en éclats. Pour certains enfants dont les parents divorcent alors qu’ils sont très jeunes tout cela peut se produire avant même qu’ils aient pu constituer des identifications et une subjectivité. C’est alors la mise en place même du sujet qui se trouve en panne pour eux.


D’autres symptômes peuvent être liés à la névrose de l’enfant lui-même. On peut ainsi observer une névrose obsessionnelle bien constituée chez un enfant de 4-5 ans, aussi bien qu’une névrose hystérique, ou encore une phobie survenant après l’age de la période phobique lié à la névrose infantile.

On peut peut-être dire, dans les cas de symptômes liés à la névrose actuelle, que l’enfant réagit à l’inconscient parental et aux symptômes parentaux alors que dans l’autre cas il s’agit de son symptôme et d’un rapport à l’inconscient Autre.


Dans les deux cas cependant, nous sommes obligés de considérer que la cure avec un enfant est marquée d’un certain nombre de particularités sauf à considérer qu’il serait un adulte en miniature. On peut souligner au passage que cette conception est une tendance sociale forte à l’heure actuelle : prôner l’autonomie comme une valeur suprême tout en les maintenant dans un état de dépendance comme des nourrissons. Ce qu’on appelle l’addiction commune en est une des manifestation.

L’enfant quand il s’adresse à nous n’a pas encore d’histoire bien constituée sous la forme d’un roman familial qui lui serait propre. Il se manifeste par rapport à ce qu’il reçoit et vit dans sa famille des expériences multiples associées à des messages contradictoires. Le plus évident étant souvent : « sois autonome et reste petit ».


 L’existence d’un enfant est nécessairement due à des Autres, Autres à définir comme réels : ce sont ses parents. Son économie va se mettre en place avec ces Autres réels mais également avec l’Autre symbolique et plus encore en s’appuyant sur le rapport que ses parents ont avec l’Autre symbolique. L’enfant a de ce fait rapport au réel de la langue. En revanche il n’a pas affaire au réel du non-rapport sexuel, du moins pas pour pour lui même : ça c’est pour plus tard.

L’enfant va veiller, va travailler, à s’inscrire dans le discours de l’Autre (inconscient) avec les éléments langagiers qui ont constitué son accueil. Cette place qu’il va occuper dans la chaine signifiante, il y sera assujetti et aliéné. Pour lui le nouage entre les registres du Réel, du Symbolique et de l’Imaginaire est en train de se faire et c’est à cette activité de nouage précisément que, dans le travail avec lui, nous participons.

De plus s’il y a bien chez l’enfant une sexualité appuyée sur la vie pulsionnelle, il n’est cependant pas inscrit dans une sexualité avec un partenaire. Il n’a rapport au non-rapport que par le biais de ses parents mais pas en son nom propre.

Pour les raisons évoquées plus haut, l’enfant est plus impliqué dans le champ de la demande que dans celui du désir. Cela ne signifie pas qu’il n’a pas désir, mais qu’il lest invité à faire valoir ce désir plus tard.

Donc il y a de la sexualité infantile, il y a du sexuel (là d’où il vient) mais il n’est pas lui-même inscrit comme sexué (homme ou femme). L’enfant dans la famille est asexué dit C. Melman.

Cette place particulière de l’enfant au regard du sexuel ne peut qu’interroger la place de l’analyste et de l’analyse et donc bien sûr de l’inconscient.

Qu’avons-nous à apprendre de lui et que peut-il lui -même apprendre dans les entretiens et dans sa cure ?

L’enfant arrive accompagné de ses parents. Ce sont eux qui font la demande, et nous comptons avec eux, ne serait ce que pour nous assurer de leur transfert, pour pouvoir travailler avec l’enfant et pour que l’enfant se sente autorisé et soutenu dans son travail avec nous.

Alors une difficulté à laquelle tout analyste d’enfant est confronté c’est : Qu’est-ce qu’on veut ? Qu’attend t-on d’une cure même très courte, avec un enfant, alors que nous sommes pressés d’obtenir un résultat : qu’il soit moins triste, qu’il travaille mieux à l’école, qu’il ne pisse plus au lit, qu’il ne soit plus jaloux, et j’en passe.
Ces demandes ne peuvent qu’être considérées comme légitimes de la part de parents inquiets et qui de surcroît sont soumis à l’injonction d’avoir des enfants parfaits. Ne sommes nous pas nous aussi – à notre insu ou non, que nous le voulions ou non – pris dans une démarche thérapeutique et éducative quand nous nous adressons aux parents et aussi bien à l’enfant ?

« Qu’il regagne sa chambre parce que sa place est dans sa chambre »

« Que les parents ne le prennent plus dans leur lit

« Qu’il fasse ses devoirs tout seul. C n’est pas sa mère qui est en CP ou en CM1. »

De ce point de vue, il me semble que notre marge de « manœuvre est étroite ».
L’enfant est sous « tutelle » et nous avons à tenir compte de cette tutelle en prenant en compte le discours de l’Autre, la demande et le désir de ces Autres réels que sont ses parents, auxquelles nous nous trouvons d’emblée confrontés.

En effet ce que veulent le père ou la mère – de façon manifeste ou inconsciente – va nécessairement interférer dans la cure et dans le transfert. L’enfant va devoir apprendre quelle place il occupe dans le discours de l’autre. (d’où l’importance des premiers entretiens qui seront parfois uniques). Ce n’est pas tant l’histoire, l’anamnèse qui est importante encore que de chercher à apprendre la place et les signifiants du discours de l’Autre.

« Pour mes enfants j’ai fait le choix de leur donner un prénom avec un H » dit par exemple cette mère lors du premier entretien pour un de ses fils.
Comment intégrer une telle phrase cela dans le travail avec l’enfant ?

Certains changements sont très mal acceptés : tel enfant se rebelle pour faire ses devoirs seul, tel autre parle dans notre bureau alors qu’il est mutique chez lui, ce que les parents acceptent mal, …, tout cela peut occasionner des ruptures si on se réjouit un peu trop vite.

L’enfant est sous la dépendance matérielle affective de ses Autres réels que sont ses parents. Son Autre est peuplé de personnages multiples et l’analyste va prendre place dans ce peuplement.

Mais encore une fois, pour y faire quoi ?

Un exemple bien connu que j’emprunte à Françoise Dolto va peut-être nous permettre d’en dire un peu plus :
F.Dolto reçoit une petite fille envoyée par son institutrice parce qu’elle remplissait ses cahiers d’écolières de dessins de poules et ne faisait rien d’autre à l’école.
F.Dolto lui demande la raison de cet intérêt pour les poules et l’enfant de répondre « Ben Maman elle dit regarde en-bas par la fenêtre : il y a la poule à Papa »

Au delà du caractère drôle de cet échange, il me semble que c’est un échange intéressant à plus d’un titre :
D’une part, cette petite fille ne sait pas d’où ça lui vient de devoir dessiner des poules. Le mot poule a un sens différent pour chacun des protagonistes :

Il y a la poule du père,

il y a la poule du père pour la mère,

et il y a la poule pour la fille.
L’enfant sait ce qu’est une poule mais en ignore l’autre sens.
F.Dolto, en un seul entretien, et du simple fait de l’adresse qu’elle constitue, a pu opérer dans le champ de la métaphore. Elle a décollé le réel de la poule au symbolique de la « poule à papa » en faisant entendre, du fait de ses questions et de son écoute, le caractère sexuel de l’affaire.
Si F.Dolto avait tendance à oedipianiser dans le travail avec l’enfant, on voit qu’ici ce n’est pas le cas : il s’agit exclusivement d’un travail sur la langue.

Autre exemple :

Emma une petite jeune fille (qui a l’air d’une toute petite fille) vient consulter parce qu’elle est triste, pleure beaucoup, se plaint de ne pas y arriver à l’école, et aussi de disputes avec les copines. Elle pleure beaucoup pendant l’entretien. Après l’avoir écoutée me parler de ses difficultés, au 2ème entretien je décide d’intervenir et d’« interpréter » les larmes ( qui ne sont pas des larmes seulement de tristesse mais aussi de colère et de rage) comme l’expression de sa jalousie à l’égard de sa sœur de deux ans plus jeune qu’elle.

Qu’est ce que je fais en lui proposant cette interprétation de ses larmes ?

J’introduis indirectement une référence au sexuel, et plus précisément à la sexualité de ses parents c’est à dire ce d’où elle vient, elle, mais d’où viennent également sa soeur et ses frères.
A partir de cette intervention, Emma a pu parler de cette sœur qu’elle ne supportait pas et dont il lui semblait qu’elle lui était préférée. Les larmes se sont arrêtées et Emma a aussi pu parler autrement de ses camarades, de l’école et d’autres choses encore. Aux entretiens qui ont suivi, Emma a fait part de «petites choses qui ne vont pas » et qui sont liées à sa place de fille, de future femme.

Ce dont je parle là c’est une clinique assez fréquente et banale. Pour Emma on peut dire qu’il s’agissait d’une manifestation symptomatique plus que d’un symptôme.
Dans le séminaire RSI, J.Lacan inscrit le symptôme dans le nœud borroméen, comme « ce qui du symbolique vient surgir dans le réel » et qui est en prolongation avec l’inconscient. La seule partie de l’inconscient à laquelle nous avons accès c’est celle qui surgit dans le champ du réel c’est à dire là où Lacan a inscrit le symptôme.

A partir de ces exemples, que pouvons nous dire du travail de l’analyste avec l’enfant, de la place de l’inconscient dans ce travail et aussi de la question du sexuel ?

L’entrée de l’enfant dans le langage est contemporaine de sa mise en place en tant que sujet et également – simultanément – de la mise en place de l’Autre comme lieu. L’inconscient est inséparable de la relation à l’Autre c’est à dire à l’adresse, c’est à dire aussi au transfert.

Lacan dans les 4 concepts avance que « le transfert est la mise en acte de l’inconscient »

...avec cette particularité, comme nous l’avons souligné, que l’enfant a à faire

⁃ à ses Autres réels : ses parents

⁃ à l’Autre symbolique

⁃ et également au rapport que ses Autres réels entretiennent avec l’Autre symbolique.

Alors dans le travail avec l’enfant nous l’interrogeons sur ce qu’il sait ...il dit ce qu’il sait ...il sait qu’il y a un mot qui s’appelle l’inceste, il sait que ça a un sens sexuel mais il ne sait pas ce que signifie l’inceste et surtout il n’en connait pas l’usage ... ça lui vient de l’Autre.

De l’articuler en présence de l’analyste lui permet de communique son savoir et l’analyste l’entend.
De consentir à se mettre en position d’accepter le transfert (même si c’est un transfert un peu particulier), d’accepter de faire partie du concept de l’inconscient, c’est ce qui permet au savoir de se produire lui même à travers ce que le sujet sait sans le savoir, et qui est le savoir de la langue.

Un « sujet » adulte, il est déjà sujet et c’est en tant que tel qu’il vient interroger ce qu’il sait sans le savoir.
Un enfant, ce savoir, c’est en le produisant qu’il s’inscrit comme sujet.
Nous intervenons à l’endroit de ce nouage :

  • soit pour le faire avec l’enfant, et comme le rappelait Marc Darmon lors d’une conférence : « les psychanalystes d’enfant interviennent là où ça se noue »
  • soit encore pour refermer une des consistances
  • soit encore, dans les cas de névroses, pour opérer des glissements sans chirurgie

Si nous sommes freudiens nous pourrons formuler notre intervention en termes de frayages (Bahnungen) très précoces (comme Freud les définit l’Esquisse), frayages qui vont – ou non – faire nodalité. Nous pourrons aussi bien nous référer aux « Umschreibungen » , aux transformations dans l’écriture dont Freud parle dans la lettre 522.

On est toujours avec l’enfant à se poser la question de savoir ce qui est accompli et de ce qui ne l’est pas.

Pour l’adulte, d’une certaine façon, les choses sont verrouillées et il a à se débrouiller avec le Réel qui est le sien. Il se trouve dans une situation sexuelle qu’il assume ou non, mais c’est en son nom propre qu’il est confronté au non-rapport.
Dans le cas de Nelson dont j’ai déjà eu l’occasion de parler c’est à partir du maniement de deux termes, deux signifiants qu’il a fait jouer : « commander » et « décider », et aussi à partir du travail à propos d’une jalousie féroce à l’égard de sa sœur, qu’il a pu refermer le rond du symbolique qui restait pour lui ouvert et non noué.

Pour le petit Hans comme le rappelait C.Melman lors d’une conférence à l’EPHEP, il y a quelque chose du nouage qui ne s’est pas fait, Réel et Symbolique restant superposés mais pas noués (le cheval gardant son statut réel).

Je reprends mon interrogation : que faisons-nous dans le travail analytique avec l’enfant ? Comment nous positionnons-nous par rapport à l’inconscient ( dont nous faisons partie) eu égard au sexuel ?

Pour Freud l’inconscient c’est l’infantile en nous, la sexualité infantile. C’est le lot de toutes les rencontres avec l’enfant où il livre toutes ses questions, toute sa curiosité en ce qui concerne la sexualité, la sienne d’abord et puis celle des adultes. Tel enfant demande à la puéricultrice de la crèche si elle fait pipi debout ou assise, tel autre se demande si on peut faire un bébé en embrassant sur la bouche sans oublier toutes les questions articulées autour des jouissances orificielles articulées au corps.

Nous n’avons plus à vérifier comme le fait Freud à l’époque du petit Hans la véracité des thèses concernant la sexualité infantile. Mais alors sommes-nous réduits à être seulement les témoins du fait qu’il y a de la sexualité infantile, chose que nous savons ? Ou alors autre-chose ? Comment intervenons-nous, sur quoi prenons nous appui ? Autre façon d’interroger le désir de l’analyste qui fait partie du concept de l’inconscient ?

Par exemple :

Qu’est ce qu’a fait Freud en articulant l’unique interprétation qu’il a faite à Hans « Bien avant qu’il ne vienne au monde, déjà j’avais su qu’un petit Hans naitrait un jour qui aimerait tellement sa maman etc... »

Ce qui me semble important ce n’est pas tellement l’injection de l’Oedipe que Freud propose à Hans que l’introduction des termes « avant » et « déjà ». Je vous renvoie au travail très intéressant de Bernard Vandermersch sur cette interprétation de Freud. Je le cite « Hans est déjà là avant d’être au monde, il ne le savait pas mais quelqu’un savait » .Cette intervention opère une modification de la topologie de l’inconscient qui n’apparait qu’après le forçage opéré par Freud.
Dans la clinique infantile notre intervention interprétation n’est elle pas articulée à un savoir, un savoir de pur semblant (incomplet et vacillant). En intervenant nous disons quelque chose d’un lieu Autre où le sexuel n’a pas la même place : l’analyste n’est pas un pervers polymorphe ….
Cela dit, notre rapport à l’objet, dans notre modernité articulée à l’abrasion du nom-du-père, ne tend-elle pas à désexualiser l’inconscient ?

Peut-être notre travail avec les enfants pourrait-il être d’intervenir auprès de l’enfant avec un savoir Autre – c’est ce qu’on fait d’ailleurs et de façon assez « crue » des analystes comme Mélanie Klein ou Françoise Dolto (Oedipe mis à part). Peut-être cela permettrait-il – dans le meilleur des cas – de rendre disponible pour plus tard l’inscription sexuée qu’il fera valoir à l’adolescence ?

C’est peut-être à cet endroit que comme le rappelait Charles Melman les psychanalystes sont des gens heureux.

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