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Traumatisme colonisation topologie

WILTORD Jeanne,
Date publication : 21/05/2015
Dossier : Dossier de préparation - Journées : Les amours fatales de l'identité. Enjeux cliniques et politiques

 

Intervention aux journées sur la topologie pour la clinique. Paris, 23 Juin 2012
Quand au 16ème siècle les colonisateurs sont arrivés de la Métropole dans les îles des Caraïbes qui vont s’appeler Martinique et Guadeloupe et vont devenir des départements français en 1946, ils se sont trouvés confrontés à ce qui n’était pas pour eux une réalité familière mais un Réel angoissant. L’angoisse nous dit Lacan, est un affect qui ne trompe pas et indique la rencontre avec la jouissance hors-sens du Réel. Il leur a fallu nommer ce Réel pour le maîtriser et le rendre familier.

La nomination est une opération qui n’a rien à voir avec la communication. Nommer implique que la « parlotte » (c’est à dire le symbolique) se noue au Réel.

Au delà de l’effet d’apaisement qu’a pu avoir pour les colons la nomination de lieux, de la flore à partir de noms qui leur étaient familiers, la nomination des parlêtres s’est effectuée à partir d’une différence visible du corps, la différence de couleur de peau.

Je vous propose mes interrogations et mon hypothèse à propos des questions complexes que pose cette modalité de nomination de parlêtres fondée sur une distorsion des lois symboliques du langage et de la parole. Les mots « noir » et « blanc » y ont en effet perdu leur qualité de signifiants pour devenir des signes désignant des êtres parlants, « les Noirs » et « les Blancs ». Aux Blancs, les colons, a été attribuée une valeur phallique imaginaire, quant aux Noirs, tous transbordés de pays d’Afrique subsaharienne, privés de leurs supports symboliques et dont la couleur de la peau était devenue le stigmate de leur condition esclave, ils se sont trouvés mis en position de rebut. En effet, à la différence de l’esclave antique, dans la structure capitaliste de production sucrière l’esclave n’était pas détenteur d’un savoir et son corps tout entier venait en position de plus-de-jouir, rebut remplaçable par de nouveaux corps d’esclaves.

Cette bipartition coloniale ségrégative, conséquence de la mise à mal du lieu symbolique du langage, a structuré les relations sociales coloniales sur un mode paranoïaque où la promotion au lieu de l’Autre d’un objet pulsionnel, le regard est venue parer à « une dégénérescence catastrophique du Nom-du-Père » dans son rapport au désir de l’Autre.

Il n’est pas possible de parler de pacte symbolique ni de structure discursive quand le trait qui fonde la différence entre les parlêtres est prélevé à partir d’une apparence physique et que la visée est de constituer des groupes sociaux d’une couleur homogène, séparés par l’invention d’une « ligne de couleur » ségrégative dont la consistance imaginaire a été institutionnalisée par les textes de loi du pouvoir central

(Le Code noir de 1685 en est le plus célèbre).

Les noms de famille n’auront pas été épargnés par cette racialisation. De nos jours ils n’ont pas cessés d’être le lieu d’enjeux qu’il n’est pas possible d’élucider sans articuler la problématique du nom au processus de racialisation et à la visée ségrégative qui ont structuré ces sociétés coloniales.

Avec la mise en esclavage, les noms africains supprimés étaient remplacés par des numéros qui permettaient une comptabilité précise des esclaves transbordés. À l’arrivée dans les colonies, un nom-prénom à consonance française et non transmissible leur était attribué. Avec les affranchissements individuels puis avec l’abolition de l’esclavage en 1848, des noms de famille transmissibles, inscrits à l’État-Civil ont été attribués. Choisis en majorité dans l’onomastique française mais aussi dans la mythologie grecque, romaine, ils ont souvent été créés par des inversions de lettres du patronyme du géniteur blanc.

Dans le groupe des colons la transmission patriarcale du nom de famille a été la règle. Mais si dans une organisation patriarcale, le nom de famille transmis par un père est un élément d’inscription symbolique dans une lignée, dans ces sociétés coloniales la non transmission du nom d’un Blanc aux enfants nés hors mariage avec une Noire était une règle à laquelle certains textes de loi ont pu donner consistance en interdisant à des non-Blancs de porter des noms de famille de Blancs. Dans le groupe des békés, descendants des colons, la pureté raciale reste actuellement une condition de la respectabilité attachée au nom de famille. Ces enjeux imaginaires dont les noms de famille sont le lieu, ne manquent pas de donner une certaine « couleur » au patriarcat dont se réclame ce groupe où la non transmission du nom patronymique aux enfants nés des relations hors mariage avec des femmes non-Blanches reste la règle.

La persistance d’une telle règle relève t-elle de la contrainte structurelle qui a fondé l’économie subjective en nouant possibilité de donner nom et couleur de la peau ? Cette contrainte structurelle aurait-elle comme conséquence de maintenir les femmes Noires en position d’Autre de jouissance pour les hommes du groupe des békés ?

La couleur de peau est ainsi devenue un lieu d’érotisation où la rencontre sexuelle entre un homme et une femme pourrait se donner à voir. Elle reste un élément déterminant (souvent non explicite) pour attribuer le nom « père » à un homme et la stratégie encore privilégiée de nos jours par les femmes non békés pour « sauver la peau » de leurs enfants est de choisir des partenaires sexuels clairs ou blancs de peau. Le premier regard porté par les femmes sur un enfant qui vient de naître, vient scruter les parties de son corps où pourra se repérer la couleur de peau qu’il aura quand il deviendra grand.

Au cours d’un débat télévisé récent, à un journaliste de l’Hexagone qui

l’interrogeait pour tenter de comprendre la place insistante, et pour lui énigmatique, qu’occupaient les békés en Martinique, une journaliste martiniquaise a répondu : « Mais ça se voit que nous sommes tous descendants de békés ». La paternité ça se voit… Ça ne cesse pas de se voir.

L’écriture de la colonisation que Charles Melman a proposée « confirmerait la dualité Maître Esclave à jamais » ce qui selon lui « est extrêmement désespéré »… Ceux qui sont conduits à travailler à la transmission de la psychanalyse dans ces sociétés seraient-ils donc condamnés au désespoir ?

La structure discursive paraît en effet ne pas pouvoir rendre compte de la structure des relations dans ces sociétés coloniales restées marquées par la jouissance du traumatisme inaugural, violence de la relation coloniale entre les maîtres et les esclaves restée non symbolisée. L’opération de nomination qui les a structurées et l’élaboration que fait Jacques Lacan de cette opération dans le séminaire RSI, m’ont parues pouvoir nous permettre de réfléchir aux questions complexes que les psychanalystes peuvent se poser à partir de leur pratique.

Quelle nomination a été nécessaire pour parer aux désarrois traumatiques inauguraux de cette colonisation, à la disjonction du nouage borroméen à trois qui en a été la conséquence pour les africains transbordés et à la dégénérescence catastrophique du Nom-du-Père que les colons ont eu à affronter ? Comment nommer l’opération de nomination qui a pu opérer un nouage borroméen en prenant le corps comme référent ?

Dans le séminaire RSI, Lacan introduit le nœud borroméen à quatre où Réel, Imaginaire et Symbolique sont noués borroméennement par le Nom-du-Père, quatrième rond en plus qui fait nomination et les distingue.

Ce nouage à quatre pourrait selon moi rendre compte de la possibilité de nouage borroméen des trois catégories, Réel, Symbolique et Imaginaire, dans une situation de violence coloniale. La clinique, où les effets de la transmission du phallus par donation maternelle sont repérables par les psychanalystes, ne renvoie en effet pas à une nomination symbolique où le Nom – du - Père est un opérateur central comme porteur du phallus, « signifiant capable de donner un sens au désir de la mère ». Cette nomination symbolique, conjointe par Lacan au trou du symbolique implique le pouvoir de la métaphore, comme l’a rappelé Pierre - Christophe Cathelineau.

Dans son élaboration de la fonction de nomination du père, Lacan a d’abord défait dans le séminaire « Un discours qui ne serait pas du semblant », le lien freudien entre le

Nom – du - Père et la métaphore paternelle qu’il avait maintenu dans ses premiers séminaires et a fait porter l’accent sur le père comme nom. Le père ne se confond plus avec le porteur de phallus. « Le Nom-du-Père… c’est le phallus bien sûr mais c’est tout de même ce qui est nommé père » (Un discours…, 179).

Avec le séminaire RSI, le Nom-du-Père n’est plus seulement le nom donné au

père, c’estaussi le nom donné par le père. La fonction du père est de nommer, « donner un nom aux choses » devient une fonction radicale à laquelle Lacan « réduit le NDP » 11.3. 75(109).

Dans un premier temps Lacan fait supporter cette opération de nomination par « le seul trou qui soit sûr », le trou du symbolique « en quoi consiste l’interdit de l’inceste ». « Il faut du symbolique pour qu’apparaisse individualisé dans le nœud ce quelque chose que j’appelle le Nom-du-Père . Ce qui ne veut rien dire que le père comme nom… non seulement le père comme nom mais le père comme nommant » (15.4.75, 160). L’opération de nomination symbolique relève t’elle de l’intervention d’une personne de la réalité ? Ne relève t’elle pas de ce qu’accomplit le jeu symbolique de la langue ?

Après avoir introduit la fonction nommante du père (15.4.75, 160) Lacan revient

à la question qu’il a posée dès la leçon du 11.2. 75, (84). Cette question est l’enjeu du séminaire et concerne « ce qui peut unir le Symbolique, l ‘Imaginaire et le Réel,… partant de leur disjonction conçue comme originaire ». « Je poserai, si je puis dire, cette année la question de savoir si quant à ce dont il s’agit, à savoir le nouement de l’Imaginaire, du Symbolique et du Réel, il faille la fonction supplémentaire… d’un tore de plus, dont la consistance serait à référer à la fonction dite du Père ».

Avec la pluralisation des Noms-du-Père, « Les Noms-du-Père c’est ça… C’est ça les Noms-du-père, les noms premiers, R,S,I en tant qu’ils nomment quelque chose… », Lacan opère un renversement à propos de la fonction de nomination par le Père et met en question la nomination comme liée au seul symbolique. Le quatrièmetore en plus, celui de la nomination, permet de nouer de façon borroméenne Imaginaire, Symbolique et Réel, en venant se coupler à chacun des trois ronds ce qui selon Lacan rend possible trois Noms-du-Père, Réel, Symbolique et Imaginaire et trois modalités pour « la parlotte » de nommer le Réel. Ces modalités se déclinent dans les trois registres, Nomination symbolique, Nomination imaginaire, Nomination réelle mais elles ek-sistent toujours au Réel. Si Lacan a dans un premier temps couplé la nomination au seul rond du Symbolique, « la nomination c’est la seule chose qui fasse trou », avec la pluralisation des Noms-du-Père il ajoute « peut être ces NDP, pouvons nous spécifier que ce n’est pas après tout que le Symbolique qui en a le privilège, qu’il n’est pas obligé que ce soit au trou du symbolique que soit conjointe la nomination » 15.4 (163) comme l’indique la Bible à propos de cet extraordinaire machin qui est appelé Père ». L’opération de nomination ne relèverait donc pas uniquement du symbolique « comme il semble apparemment ».

N’est-ce pas là une question que Lacan continue de se poser à propos dit-il « des choses qui m’intéressaient depuis longtemps», question restée pendante avec l’interruption en 1963 de son séminaire « Les Noms-du-Père » (souligné par moi ) et qu’il reprend dans le séminaire « RSI » (85) ? Ma lecture de ce passage m’a conduit à m’interroger à propos « des idées de la suppléance » qu’il y évoque. Lacan fait-il là référence au Nom-du-Père, quatrième rond en plus, nécessaire pour un nouage borroméen ? N’est-ce pas à des structures non névrotiques qu’il pensait quand il évoquait dans ce séminaire les « idées de la suppléance » qu’il avait en 1963 quand il a parlé Des Noms-du-Père (souligné par moi) ?

Avec la colonisation qui se fonde sur un esclavage racialisé, une nomination a été ré - inventée dont le référent n’est pas le Réel défini par Lacan comme l’impossible, mais un élément de l’image du corps. Cette nomination a donné lieu de la part des colons à une véritable frénésie de classifications. La plus célèbre a été établie par un colon de Saint-Domingue, Moreau de Saint-Méry) et visait à nommer les parlêtres à partir des différences repérables entre les quantités, « les parts », de couleurs de peau blanche et noire évaluées par des calculs mathématiques précis. Il s’agit « pour ne pas se confondre », de produire une série (potentiellement infinie) de nominations qui permettraient de nommer du Blanc à partir de l’exclusion du pas-Blanc. Quand du fait des métissages ces différences n’étaient plus perceptibles par l’oeil, le principe généalogique restait un recours déterminant pour affirmer sur 7 générations la pureté de la race. Réduit à quelques catégories, ce mode de nomination se perpétue aux Antilles où il maintient une hiérarchie, souvent explicite, qui continue de valoriser la couleur de peau blanche par rapport à la noire en articulant de façon complexe et subtile la couleur de la peau aux positions sociales et à des représentations imaginaires de la sexualité (en particulier féminine).

Cette modalité de nomination qui prend comme référent « ce qui s’individualise du support pensé du corps » (13.5.75, 177), Lacan l’appelle Nomination imaginaire (Ni). Il en donne quelques éléments dans la dernière leçon du séminaire et n’en reparlera pas l’année suivante, en dépit de ce qu’il annonce dans RSI.

C’est chez les logiciens qu’il prend un exemple de cette Ni, où « la référence concerne expressément ce qui s’individualise du support pensé des corps » (177). La nomination qu’opèrent les logiciens est une nomination imaginaire qui n’a pas comme référent le Réel lacanien défini comme l’impossible mais ce qu’ils imaginent d’un Réel qu’ils pourraient enfin saisir.

La droite infinie dont se supporte la Ni fait faux-trou avec le rond de l’Imaginaire et entraine un déploiement à l’infini de l’Imaginaire qui fait intrusion et tend à recouvrir le rond du Symbolique.

Avec la Nomination imaginaire, le nouage borroméen de l’Imaginaire, du Symbolique et du Réel se fait par un aplatissement du rond de l’Imaginaire du nœud borroméen à trois (donc par un écrasement du trou de l’Imaginaire du nœud borroméen à trois) qui vient se coupler avec le 4ème rond en faisant un faux trou pour rendre ainsi possible le nouage borroméen avec le Réel et le Symbolique.

Mais Lacan semble revenir sur sa possibilité de faire nomination, elle « ne nomme pas quoi que ce soit de l’Imaginaire mais fait barre, inhibe le maniement de tout ce qui ce démontre, de tout ce qui, articulé comme Symbolique fait barre au niveau de l’imagination même ».

Il ne me paraît pas sans importance d’insister sur « le gain » trouvé dans l’inhibition par le sujet confronté à une angoisse majeure. L’analyse du petit Hans en est un exemple.

Quelles sont les conséquences sur la constitution de l’image du miroir, de la consistance de ce nouvel Imaginaire mis en place avec le faux-trou ? La hantise d’une apparence à fabriquer pour la donner à voir, n’aurait-elle pas pour fonction de tenter de faire tenir une image précaire que menace la virulence d’un regard toujours prêt à surgir au lieu de l’Autre ?

La Nomination imaginaire vient du symbolique et fait dit Lacan « un certain effet dans l’Imaginaire », effet d’inhibition là où ça fait corps. L’inhibition est toujours une affaire de corps. Cet effet d’inhibition n’est pas sans conséquences sur la façon dont le symbolique affecte le corps, c’est à dire sur la structuration des orifices du corps en trous. Comment est structuré pulsionnellement un corps ainsi « troué » ? Je pense là à la peau lieu d’érotisation majeur, à la fréquence des lésions cutanées, aux réactions d’extrême anxiété que la moindre tache cutanée déclenche.

Comment opère le coinçage de l’objet a quand le Symbolique tend ainsi à être recouvert par l’Imaginaire ? Je pense à ce qui peut s’entendre des patients antillais à propos de l’usage difficile pour eux de la langue créole pendant leur analyse, difficulté dont il est rare qu’ils arrivent à rendre compte autrement que dans ces termes : « j’ai honte de dire ça en créole » ; « langue mal élevée » disait un enfant, ce qui vient en écho aux propos d’un adulte, « c’est une langue trop proche, trop immédiate ». Je pense aussi à ces manifestations de souffrance de nourrissons, appelées en Martinique « an blès », qui restent énigmatiques aux médecins et sont en général traitées par les quimboiseurs. La souffrance des corps résisterait t’elle à la représentation qu’en propose la médecine ?

Si avec la Nomination symbolique le sujet peut trouver un heim fiable dans le Réel, avec la Nomination imaginaire, le lieu du sujet dans le Réel est incertain, angoissant, « fille-able » comme le disait un homme. La couleur ça soude mais ça offre au sujet un Heim précaire menacé par une angoisse mal limitée. « Nous sommes soudés », est une phrase qui vient fréquemment scander les propos de femmes et d’hommes qui ne peuvent faire un choix, prendre une décision, soutenir un désir s’ils ne reçoivent pas l’assentiment des membres de leur groupe familial. L’appartenance au groupe familial vient faire Un et même quand le nom de famille a été transmis par un père, sa fonction n’est pas tant de donner une place symbolique dans une filiation mais de faire Un, de souder, de faire du même (« Nous les untel »). Les positions sacrificielles sont habituelles pour faire tenir ce Un englobant et répondre à l’injonction surmoïque qui scande régulièrement les propos que les mères adressent à leurs enfants, « Dans la vie vous devez être soudés comme les doigts de la main ».

Le travail que nous avions commencé à engager avec Édouard Glissant à l’Association lacanienne a été trop tôt interrompu par sa mort. Nos échanges avec lui qui pensait que les psychanalystes étaient des « nostalgiques du Père », n’auraient pas manqué d’être féconds à propos de la problématique de la nomination imaginaire et de la fonction de suppléance qu’elle a pu avoir dans une société structurée par un esclavage racialisé.

Avant de terminer, je voudrais souligner qu’une telle opération de nomination imaginaire n’est pas une spécificité de cette seule circonstance historique. Elle a pu, et peut encore actuellement, opérer sous d’autres latitudes, dans d’autres contextes politiques, chaque fois que ce qu’Aimé Césaire a appelé « l’ensauvagement », travaille à « déciviliser » notre rapport au langage.

Je voudrais remercier particulièrement Pierre-Christophe Cathelineau pour les échanges stimulants que j’ai pu avoir avec lui sur ces questions qu’il m’a incitée à vous exposer. Son intervention à mon séminaire sur « la honte comme effet subjectif de la colonisation esclavagiste et racialisée » a été pour moi précieuse.

Je voudrais pour terminer dire que l’élaboration de ces questions difficiles n’aurait pas pu avoir le moindre début de commencement, sans le travail conséquent que Charles Melman soutient depuis des années en Martinique.

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