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La fête du Ich

MELMAN Charles
Date publication : 28/05/2015

 

L'Association que j'ai fondée en 1982 n'a jamais été une institution : seulement un groupe de collègues et d'élèves concernés par la mise à l'épreuve d'une confrontation collective des textes et des pratiques. Sa direction représente dès lors une tâche nécessaire et dont les postes sont occupés successivement par tel ou tel au bénéfice du groupe, sans conférer un honneur ou une dignité particuliers : c'est un job supplémentaire à assumer. La maladie habituelle des Sociétés psychanalytiques est de reproduire, en microcosme, l'organisation commune à toutes les sociétés humaines : division entre ceux qui tiennent le manche, et les autres qui travaillent pour y accéder - Bosse, mon gars. Si cette reproduction ici ne convient pas c'est que la psychanalyse - elle est la seule - met radicalement en cause ce fétiche, organisateur des sociétés humaines (cf. Totem et tabou). Et qu'à vouloir en faire l'horizon légitimé et reconnu de son action, l'institution psychanalytique la dévoie assez pour réintégrer le champ commun de la misère et de la stupidité mentales. C'était bien la peine. Il va être passionnant de voir si l'enseignement de Lacan, puis, il faut bien le dire, pendant 20 ans le mien, sont susceptibles d'autoriser une relation sociale - au moins dans notre groupe - soulagée de la fête du Ich. Charles Melman
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