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La pratique de Lacan

VINCENT Denise
Date publication : 28/05/2015

 

Les journées du 15 et 16 novembre de la Fondation européenne pour la psychanalyse ont réuni de nombreux élèves de Lacan qui ont porté témoignage de sa pratique. Alain Didier-Weill, Ginette Raimbaut, Jean-Pierre Winter, Mustapha Safouan, Marc Nacht, Colette Soler, Patrick Valas, Marie-Christine Laznik, Adnan Houbbalah, Jean-Jacques Moscovitz, Janine Mouchonnat, Philippe Julien, Claude Dumézil, Danielle Treton, Gérard Pommier, Christian Simatos, Charles Melman et bien d'autres ont montré la variété des pratiques de Lacan, les séances courtes ou non, le maniement du transfert. Et aussi la transmission du savoir dans les contrôles ; son effort dans les présentations de malades où il n'abordait aucun cas pour vérifier quelque chose du savoir mais cherchait à découvrir quelque autre façon de conceptualiser. Chacun a montré son attente de saisir les ressorts de sa pratique et ce qu'il postulait de l'inconscient comme désir qui insiste, comme chaîne signifiante et comme lettre. Comment cet inconscient s'élaborait dans le temps de la cure selon son rythme d'ouverture et de fermeture et à l'occasion de moments féconds. L'analyste, cause du transfert, suit le patient partout et même hors des séances et nous pourrions dire hors du temps de la cure. Lacan est une de ces voix qui continue de se faire entendre. Lacan entrait dans le transfert sans réserve. Il dirigeait la cure en appliquant une technique de façon à cerner l'objet, la problématique de l'objet n'étant pas la même pour chacun et ayant sa dynamique propre. La variabilité des séances visait à faire céder la jouissance qui entretient le sujet dans sa névrose. L'intervention de Charles Melman qui a conclu ces journées est reproduite dans cette même rubrique 'Retours sur les journées'. Vous pouvez vous y reporter en cliquant sur .Denise Vincent

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