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Moi tycoon

MELMAN Charles
Date publication : 25/02/2014

 

Cette élection par elle a ensuite permis de la laisser aller sur son erre, même si entretemps l'argent a disparu dans une poche, qu'on est venu lourdement en solliciter davantage, que la compétition entre intéressés a semblé prévaloir sur la recherche, tout ça est humain et plutôt rassurant sur la normalité des partenaires. Parfaitement adaptés en outre, puisqu'on est venu aussi me demander – c'est tout de même crispant – l'abandon de “notre langage” pour être accepté au banquet universitaire.

Me v'là donc rendu plein de suffisance, quoique en attente de la réaliser. De sorte que je me suis permis récemment de lever un doigt solitaire au cours de réunions dominicales (oh, les beaux dimanches !) vouées au visionnage des films en faisant remarquer la dérive en cours : l'interprétation séméiologique permanente du comportement du bébé alors que l'action exténuante et forcenée de la soignante lui a permis enfin une conduite éloquente et prise par le dialogue avec elle, la mère et l'entourage, bref une sortie de l'autisme. Y aura de la rechute, me rétorque-t-on. D'autant plus probable en effet que sera pérennisé le renvoi au bébé d'un message qui interprète comme signes Les signifiants maintenant émis : retour à l'état premier où il s'est trouvé une chose pour quelqu'une. Et puisque j'ai évoqué la dérive suffit-il pour avancer lacaniennement de traiter le 3è temps de la pulsion comme un signe en négligeant qu'elle est l'effet de la capture d'un sujet par le signifiant, et donc par la parole de la mère quand elle lui est adressée ? Il faut bien pourtant ce 1er temps pour arriver au 3è.

On me répond que c'est “ma” thèse alors que je croyais rappeler la vulgate : bêtement.

Je vous le dis, j'suis vraiment le dernier des tycoons.

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