Evénements

Association lacanienne internationale

 
 
Les Préhistoires de la représentation
Journées de l’Ecole Psychanalytique du Centre-Ouest
Le Samedi 28 Avril 2018 (09:30 à 17:30) à Poitiers
Salle de conférence du Centre Hospitalier Henri Laborit
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La genèse de la représentation intéresse bien des domaines, de l’invention de l’artiste à la psychogénèse de l’enfant, de la mythologie dans ses proliférations à la neurologie dans son approche du schéma corporel, de la philosophie dans sa méditation sur l’esthétique à la sociologie dans sa définition des rôles. Et bien d’autres encore.

Nous tenterons au cours de cette journée de croiser diverses approches mais en privilégiant les recherches en préhistoire, en particulier celles de l’art pariétal européen et africain, et la pratique de la psychanalyse qui a découvert dans la reconnaissance du corps propre du petit de l’homme un moment fondamental de la subjectivation. C’est d’ailleurs ainsi qu’il entre, pour Lacan, dans le champ de la reconnaissance et de la représentation.

Il est à souligner que toute spéculation en tant qu’elle se penche sur la question de l’être est comme aspirée vers celle d’une origine. Freud lui-même n’y a pas échappé avec son mythe de la horde primitive ou encore avec l’Urverdrängung. Et quand il use de la notion usuelle à son époque de Vorstellung, il en vient dans sa conception d’un appareil psychique à concevoir des représentations inconscientes. Ce qui reste bien problématique.

Lacan revisitera cette nécessité heuristique pour en proposer une nouvelle approche avec les dimensions du Réel, du Symbolique et de l’Imaginaire, ce qui ne va pas sans une subversion de la théorie de la connaissance. Cependant l’articulation entre la diachronie et la synchronie, entre ce qui construit le sujet dans une historicité en regard d’une structure singulière restera une question vive tant sur le plan de la clinique que celui de la doctrine.

Pour le psychanalyste comme pour le préhistorien, c’est le recours, disons même la soumission au réel de l’expérience, qu’elle soit celle de l’écoute du patient ou de la collecte du vestige préhistorique, à partir de laquelle il lui faudra repartir pour s’orienter dans ses constructions et dans ses actes, seule manière de réduire autant que faire se peut l’inflation imaginative. Pour autant, l’un et l’autre auront à interpréter ce matériel « brut » si l’on peut dire, il lui faudra mettre en jeu des systèmes de re-présentations, qu’elle soit de modélisation, d’imagerie numérique, ou de configuration nodale. Ce qui du même coup nous sépare de ce réel.

Comment le préhistorien et le psychanalyste pourraient- ils se parler de cet originaire sans glisser dans des projections imaginaires ? Comment seraient-ils en mesure de situer cette partition d’avec l’objet ? Comment la préhistoire de la représentation dans le procès de l’humanisation et celle que le psychanalyste rencontre dans sa pratique, que ce soit avec le petit d’homme ou avec l’infantile qui se tient au plus intime de l’adulte, pourraient s’enrichir l’une l’autre ? Telles seraient quelques-unes des questions qui seront abordées lors de cette journée d’étude.

 

Samedi 28 avril 2018

9 h 30 - Accueil

10 h - Alain Harly, psychanalyste :  Propos d’ouverture au colloque.

11 h : J-L Le Quellec, anthropologue, ethnologue, préhistorien : Art des grottes et mythologie. 

11h 45 : Josiane Quilichini, psychanalyste : De la représentation en psychanalyse.

14 h 30 : Suzanne Lachaud, membre de l’Association des Amis de l’Art Rupestre Saharien  : Quelques exemples des principaux styles d’art rupestre au Sahara central : images et chronologie.

15 h 15 : Pierre Danhaive, psychanalyste. : Retour sur les mains négatives.

16 h 15 : Oscar Fuentes, anthropologue, ethnologue, préhistorien : Préhistoire de l’individu. Conception du corps et représentation de soi dans l’art paléolithique.

17 h 00 : Michel Jeanvoine, psychiatre, psychanalyste : Questions et remarques d’un persan.

17 h 45 : Débat

Dimanche 29 avril 2018

9 h : Nicolas Mélard, conservateur, archéologue : l’art et le quotidien il y a 14 000 ans. Les pierres gravées de la Marche.

9 h 45 : Jérôme Bouchard, artiste graveur :  Modèle vivant et ardoise magique.

10 h 45 : Yves Gauthier, Directeur de recherche au CNRS, membre de l’Association des Amis de l’ Art Rupestre Saharien : Des lacs et des hommes : influence du paléo-climat sur l’habitat et les modes de vie au Borkou à l’Holocène.

11 h 30 : Gérard Lachaud, membre de l’Association des Amis de l’Art Rupestre Saharien : A la recherche de l’invisible.

14 h 30 : Philippe Grossos, philosophe : Aux origines de la figuration. Georges-Henri Luquet et l’art de « l’époque du Renne »

15 h 15 : François Bonnet, psychologue clinicien : C'est bizarre ou l’énigme du corps et l'émergence d'un sujet. 

16 h 15 : Conclusion du colloque.

+ D'INFOS SUR LE SITE DE L'EPCO

 


La genèse de la représentation intéresse bien des domaines, de l’invention de l’artiste à la psychogénèse de l’enfant, de la mythologie dans ses proliférations à la neurologie dans son approche du schéma corporel, de la philosophie dans sa méditation sur l’esthétique à la sociologie dans sa définition des rôles. Et bien d’autres encore.

Nous tenterons au cours de cette journée de croiser diverses approches mais en privilégiant les recherches en préhistoire, en particulier celles de l’art pariétal européen et africain, et la pratique de la psychanalyse qui a découvert dans la reconnaissance du corps propre du petit de l’homme un moment fondamental de la subjectivation. C’est d’ailleurs ainsi qu’il entre, pour Lacan, dans le champ de la reconnaissance et de la représentation.

Il est à souligner que toute spéculation en tant qu’elle se penche sur la question de l’être est comme aspirée vers celle d’une origine. Freud lui-même n’y a pas échappé avec son mythe de la horde primitive ou encore avec l’Urverdrängung. Et quand il use de la notion usuelle à son époque de Vorstellung, il en vient dans sa conception d’un appareil psychique à concevoir des représentations inconscientes. Ce qui reste bien problématique.

Lacan revisitera cette nécessité heuristique pour en proposer une nouvelle approche avec les dimensions du Réel, du Symbolique et de l’Imaginaire, ce qui ne va pas sans une subversion de la théorie de la connaissance. Cependant l’articulation entre la diachronie et la synchronie, entre ce qui construit le sujet dans une historicité en regard d’une structure singulière restera une question vive tant sur le plan de la clinique que celui de la doctrine.

Pour le psychanalyste comme pour le préhistorien, c’est le recours, disons même la soumission au réel de l’expérience, qu’elle soit celle de l’écoute du patient ou de la collecte du vestige préhistorique, à partir de laquelle il lui faudra repartir pour s’orienter dans ses constructions et dans ses actes, seule manière de réduire autant que faire se peut l’inflation imaginative. Pour autant, l’un et l’autre auront à interpréter ce matériel « brut » si l’on peut dire, il lui faudra mettre en jeu des systèmes de re-présentations, qu’elle soit de modélisation, d’imagerie numérique, ou de configuration nodale. Ce qui du même coup nous sépare de ce réel.

Comment le préhistorien et le psychanalyste pourraient- ils se parler de cet originaire sans glisser dans des projections imaginaires ? Comment seraient-ils en mesure de situer cette partition d’avec l’objet ? Comment la préhistoire de la représentation dans le procès de l’humanisation et celle que le psychanalyste rencontre dans sa pratique, que ce soit avec le petit d’homme ou avec l’infantile qui se tient au plus intime de l’adulte, pourraient s’enrichir l’une l’autre ? Telles seraient quelques-unes des questions qui seront abordées lors de cette journée d’étude.

 

Samedi 28 avril 2018

9 h 30 - Accueil

10 h - Alain Harly, psychanalyste :  Propos d’ouverture au colloque.

11 h : J-L Le Quellec, anthropologue, ethnologue, préhistorien : Art des grottes et mythologie. 

11h 45 : Josiane Quilichini, psychanalyste : De la représentation en psychanalyse.

14 h 30 : Suzanne Lachaud, membre de l’Association des Amis de l’Art Rupestre Saharien  : Quelques exemples des principaux styles d’art rupestre au Sahara central : images et chronologie.

15 h 15 : Pierre Danhaive, psychanalyste. : Retour sur les mains négatives.

16 h 15 : Oscar Fuentes, anthropologue, ethnologue, préhistorien : Préhistoire de l’individu. Conception du corps et représentation de soi dans l’art paléolithique.

17 h 00 : Michel Jeanvoine, psychiatre, psychanalyste : Questions et remarques d’un persan.

17 h 45 : Débat

Dimanche 29 avril 2018

9 h : Nicolas Mélard, conservateur, archéologue : l’art et le quotidien il y a 14 000 ans. Les pierres gravées de la Marche.

9 h 45 : Jérôme Bouchard, artiste graveur :  Modèle vivant et ardoise magique.

10 h 45 : Yves Gauthier, Directeur de recherche au CNRS, membre de l’Association des Amis de l’ Art Rupestre Saharien : Des lacs et des hommes : influence du paléo-climat sur l’habitat et les modes de vie au Borkou à l’Holocène.

11 h 30 : Gérard Lachaud, membre de l’Association des Amis de l’Art Rupestre Saharien : A la recherche de l’invisible.

14 h 30 : Philippe Grossos, philosophe : Aux origines de la figuration. Georges-Henri Luquet et l’art de « l’époque du Renne »

15 h 15 : François Bonnet, psychologue clinicien : C'est bizarre ou l’énigme du corps et l'émergence d'un sujet. 

16 h 15 : Conclusion du colloque.

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Lieu de l'évenement
Salle de conférence du Centre Hospitalier Henri Laborit
370 avenue Jacques Cœur
86021 Poitiers (France)
 
 
 
 
 
 
 
Modalités d'inscription
 
 
 

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