L’enfant, le petit parlêtre, naît sous l’emprise absolue du langage, c’est-à-dire du signifiant maître, S1 comme l’écrivait Lacan. Nous partons tous de là, enfants de la suggestion donc, et assujettis.
Les idéaux éducatifs, de toujours, ont promu l’idée d’un sujet, ou du moins d’une maîtrise, à rejoindre à partir de là. C’était l’idée de Rousseau, qui reste actuelle dans le rêve utopique d’un homme adapté, voire augmenté.
La psychanalyse offre pourtant à qui le souhaite la possibilité d’arpenter cette emprise du S1 à partir de laquelle seulement nous parlons, et qui fait notre pente à là suggestibilité.
Mais voilà : dès le début, au moment où il abandonne l’hypnose, Freud relève non sans surprise que le parlêtre ne se défait de cette suggestion que pour en retrouver une autre : celle du transfert. Et c’est de là, du désir qui se joue dans le transfert, que dépend l’issue : le choix d’une responsabilité assumée de ce désir, ou le retour à la servitude, aggravée d’une suggestion qui soulagerait de cette charge.
SAMEDI 24 JANVIER
De la suggestion à l’analyse
Présidente : Christiane Lacôte-Destribat
Discutant : Bernard Vandermersch
De la suggestion au sujet ?
Présidente : Anne-Marie Dransart
Discutant : Omar Guerrero
DIMANCHE 25 JANVIER
Ambiguïté du transfert
Président : Marc Estenne
Discutante : Cristiana Fanelli
Le charme de l’emprise ?
Présidente : Céline de la Rochemacé
Discutant : Christian Rey