La théorie lacanienne de la pulsion permettrait de faire avancer la recherche sur l’autisme
06 mars 2026

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Marie-Christine LAZNIK
Journées d'études

La pointe de la recherche hospitalière européenne, en pédopsychiatrie, est aujourd’hui traversée d’un même élan, celui de trouver des moyens de dépister des maladies graves – surtout l’autisme – avant que le tableau nosographique ne s’installe. Un tel élan est certes louable quand nous savons qu’il y a, vraisemblablement, une ”psychosomatique” de l’autisme ; c’est à dire que le non usage psychique de l’appareil neuronique va réussir à le léser. L’hypothèse, plus ou moins implicite, qui sous tend cette ruée vers le précocissime, est qu’il y aurait moyen de remettre en route des structures en voie de constitution. C’est dire à quel point, face à cette pathologie, on lutte contre la montre.

Ce qui, néanmoins, est remarquable, c’est la constance avec laquelle tous les modèles psychanalytiques de compréhension du fonctionnement psychique du bébé ont été abandonnés, au profit systématique des modèles cognitivistes. Non seulement de la part des grands professeurs – ce qui ferait partie des modes du temps – mais même de la part de cliniciens-chercheurs qui, à d’autres moments de la journée, sont des praticiens de la psychanalyse.

 

 

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