Incidences de l’écriture de l’objet petit a sur la technique dans la cure
09 décembre 2025

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Claude LANDMAN
Le Grand Séminaire

Dans un texte de 1914, Remarques sur l’amour de transfert, Freud écrit que les seules difficultés techniques sérieuses rencontrées dans la cure tiennent plus au maniement du transfert et plus précisément de l’amour de transfert en vue de sa résolution, qu’au repérage et à l’interprétation du refoulé inconscient à partir des idées incidentes produites par le patient.

 

Je vous proposerai ce soir, sur ces deux questions techniques, toujours éminemment actuelles, l’interprétation et l’amour de transfert, de voir ensemble très rapidement, de manière un peu lapidaire, d’abord certaines réponses de Freud à ces questions et ensuite comment l’écriture de l’objet a par Lacan permet de les reprendre autrement et avec des résultats peut-être plus satisfaisants.

 

Commençons par Freud qui, très vite, devant le constat de l’amortissement des résultats des cures qu’il dirigeait, a proposé certaines innovations techniques dont le point culminant fut le principe d’abstinence, à appliquer pendant toute la durée de l’analyse, avancé en 1918 dans une communication lue au congrès de Budapest, Les voies de la thérapie psychanalytique, en réponse à un article de Ferenczi de 1917, je le cite :

Le développement de notre thérapie empruntera sans doute d’autres voies (que celle de la technique de psychosynthèse qu’il vient de réfuter), avant tout celles que Ferenczi a récemment caractérisées dans son travail sur les Difficultés techniques d’une analyse d’hystérie, comme l’activité de l’analyste.

 

De quoi s’agit-il au juste ? Ferenczi, conscient comme Freud de sa responsabilité d’analyste et tourmenté plus encore que lui par les questions techniques, prend pour point de départ de cet article les résistances observées dans la cure d’une patiente hystérique qui, du fait de l’amour de transfert et des sollicitations qu’elle lui adressait, se refusait à la règle de l’association. Éléments qu’il qualifiait de points morts du travail analytique. Pour Ferenczi et c’est une position originale, les résistances ne s’analysent pas, elles se contournent car je cite :

Les séances se passaient en déclarations et en serments d’amour passionnés de sa part et, de la mienne en vains efforts pour lui faire comprendre la nature transférentielle de ses sentiments et la ramener aux objets réels mais inconscients de ses affects.

 

À l’analyse des résistances qu’il considère comme inutiles il va donc préférer une technique active, à partir du constat que la satisfaction de la névrose de transfert a, comme dans toute névrose, un substrat érotique sous la forme d’un gain de plaisir, nous dirions aujourd’hui d’un gain de jouissance.

 

Mais quel type d’action ? Devant le constat que cette patiente croisait les jambes lorsqu’elle s’allongeait sur le divan et à partir de l’aveu fait comme en passant qu’au cours des fantasmes amoureux qui lui étaient adressés, elle éprouvait des sensations par en bas, Ferenczi en est venu à penser à l’onanisme et il lui a interdit de prendre cette posture.

 

Je laisse à ceux qui veulent savoir le type de conséquences que cette action interdictrice a eu dans le déroulement de la cure, le soin de lire ou de relire l’article en question.

 

Alors, comment Freud a-t-il repris cet article de Ferenczi ? Qu’entend-il lui par le terme d’activité de l’analyste ? Je cite :

Mettons-nous rapidement d’accord sur ce qu’il faut comprendre par cette activité. Nous avons cerné notre tache thérapeutique au moyen des deux contenus suivants : rendre conscient le refoulé et mettre à découvert les résistances. Ce faisant, nous ne sommes pas peu actifs. Mais devons-nous nous en remettre au malade pour venir tout seul à bout des résistances qu’on lui a fait voir ? Ne pouvons-nous ici lui apporter aucune autre aide que celle qu’il doit à l’impulsion du transfert ? Ne sommes-nous pas au contraire portés à l’aider en le mettant dans la situation psychique qui est précisément la plus favorable à la liquidation souhaitée du conflit ?… J’estime qu’une telle activité du médecin qui traite par l’analyse est irréprochable et parfaitement justifiée.

 

Notons ici la nécessité pour Freud d’un engagement de l’analyste, de la mise en jeu d’un désir de sa part, indispensable pour faire avancer la cure, ce que nous appellerions aujourd’hui, le désir de l’analyste.

 

Je poursuis la citation :

Vous remarquerez que s’ouvre ici pour nous un nouveau domaine de la technique analytique dont l’élaboration requerra des efforts approfondis et donnera lieu à des prescriptions tout à fait déterminées. Je ne tenterai pas aujourd’hui de vous introduire à cette technique encore en voie de développement, mais me contenterai de mettre en relief un principe appelé vraisemblablement à régner sur ce domaine. Le voici : la cure analytique doit autant que possible être conduite dans la privation – l’abstinence.

 

Mais dans quel but, ce principe d’abstinence, bien relatif au demeurant ? Dans le but de limiter les satisfactions substitutives de la névrose de transfert, qui contrairement aux symptômes, eux-mêmes à entendre comme des satisfactions substitutives devant les refus infligés par la réalité au sujet, sont vécues sans souffrance. Autrement dit, Freud l’écrit explicitement, le principe d’abstinence vise à maintenir un état de souffrance chez le patient qui continuera ainsi à vouloir aller au terme de la cure. L’analyste l’aidera à ne pas se contenter des satisfactions substitutives sans souffrance de la névrose de transfert, aussi minimes soient-elles, en lui demandant d’y renoncer. La situation clinique donnée en exemple par Freud, qui est loin d’être inhabituelle, est celle qui consiste pour un homme à se lier précipitamment à une femme dans le mariage.

 

Dans toutes les circonstances de ce genre, écrit Freud, l’activité du médecin doit se manifester par une intervention énergique contre les satisfactions substitutives précipitées. Le principe d’abstinence consiste ainsi pour Freud à rendre possible la terminaison de la cure qui serait autrement projetée à l’infini. Il reprendra comme nous le savons cette question dans son article tardif Analyse finie, analyse infinie, en intégrant la prise en compte de l’automatisme de répétition.

 

J’ajouterai encore une indication que nous donne Freud dans cette communication de 1918, sur la différence de technique à employer en fonction de la structure clinique du patient. Dans l’agoraphobie grave avec accompagnateur, une influence venant de l’analyste s’avère nécessaire pour que le patient puisse lutter contre son angoisse et venir seul à ses séances. Et, je cite :

Ce n’est qu’une fois ce résultat atteint par l’exigence du médecin que le malade entre en possession des idées incidentes et souvenirs qui rendent possible la résolution de la phobie.

 

En revanche, Freud ne donne pas d’indications techniques dans les cas de névrose obsessionnelle graves qui, je cite :

… en général inclinent en effet vers un processus de guérison asymptotique, vers une durée de traitement infinie, et dont l’analyse court toujours le danger d’amener beaucoup de choses au jour et de ne rien changer.

 

Avant de passer aux apports de Lacan à partir de l’écriture de l’objet a, retenons deux points. Le premier est que Freud isole la nécessité pour l’analyste de diriger la cure, d’y être engagé dans son désir, même s’il y aurait lieu de préciser la nature de ce désir, qu’il s’agisse de l’interprétation ou du maniement du transfert, justifiant la formule de Lacan que nous connaissons : une psychanalyse est la cure qu’on attend d’un psychanalyste. Le deuxième point est le suivant : nombre de collègues respectables continuent à pratiquer la psychanalyse sans qu’il y ait lieu de contester ni leurs engagements, ni leurs résultats, en s’en tenant aux positions théoriques et techniques qui furent celles de Freud, qu’il s’agisse du transfert et de son maniement à partir de l’analyse des résistances et du contre-transfert ou de l’interprétation fondée exclusivement sur le repérage des complexes infantiles inconscients.

 

Sur les questions posées par la technique, qu’il s’agisse de l’interprétation que nous avons travaillée il y a deux ans dans le cadre de ce grand séminaire ou du transfert qui est à l’étude cette année dans notre association en vue du prochain séminaire d’été, Lacan apporte assurément un éclairage tout à fait nouveau. Et ce, à partir de deux écritures inédites : le sujet supposé savoir SsS et l’objet petit a, la lettre a pouvant prendre en tant que lettre algébrique différentes valeurs. Commençons par le transfert puisque pour la psychanalyse, il est au commencement. Pourtant, Lacan définit le transfert autrement que ne l’a fait Freud. Pour lui le transfert est à entendre comme l’adresse faite à un sujet supposé au savoir qui se trouve en chacun de nous. Et dans son séminaire Le transfert, il fait remonter à Socrate le point de départ de cette adresse qui domine notre culture occidentale depuis plus de 2500 ans. Socrate qui ne prétendait rien savoir, sinon sur les questions qui concernaient le désir, Éros. Savoir sur Éros vis-à-vis duquel il y avait lieu de se mettre en règle à partir d’une pratique du langage qui s’appelait le dialogue. Cette pratique raisonnée du dialogue a eu pour effet de susciter chez les élèves de Socrate, fait remarquable, un amour adressé à celui qu’ils supposaient ainsi posséder un savoir sur le désir. Il semble bien qu’avant Socrate, aucun philosophe ait soutenu une telle position, celle d’un sujet qui supporte le savoir sur le désir qui nous anime, d’un maître du savoir sur le désir qui se trouve dès lors idéalisé et aimé d’un amour qu’il convient de désigner comme un amour de transfert. Le pas de plus opéré par Freud par rapport à Socrate est d’avoir montré que ce savoir qui gîte en chacun de nous est inconscient, qu’il excède ce qu’en tant que sujet nous pouvons en connaître, que nous ne sommes pas transparents à nous-mêmes. C’est ce savoir inconscient qui nous guide dans notre rapport à la jouissance, même si d’un point de vue idéal nous sommes en désaccord avec le but qu’il poursuit de manière répétitive ; automatisme de répétition qui porte le plus souvent la marque de l’échec, ainsi que Freud l’a parfaitement repéré dans Au-delà du principe de plaisir.

 

Ce que nous montre encore Lacan dans son analyse du Banquet à partir de l’entrée en scène d’Alcibiade, c’est que là où était attendu un sujet, un maître comme support du savoir, c’est un objet qui est rencontré, les fameux agalmata, les objets précieux dont Socrate est le contenant ingrat. Mais Lacan nous dit que c’est là que s’arrête le miracle grec sur la question du transfert, que la boîte de Pandore ne peut être ouverte et qu’Alcibiade est détourné par Socrate vers celui qui possède la belle image et qui est dans la position de l’aimé, à savoir Agathon. C’est à Freud, dans un autre temps, celui du sujet de la science, que reviendra la charge, à partir de sa rencontre avec l’hystérique et de la surdétermination de ses symptômes, d’avancer l’existence d’un savoir inconscient et d’ouvrir la boîte de Pandore du transfert, ouverture dont celui qui occupe la place de l’analyste a à prendre en compte les effets. C’est Lacan en revanche qui, avec l’écriture de l’objet petit a, situera la dimension réelle et non plus seulement imaginaire de l’agalma qui s’avère être le moteur du transfert ? Qu’est-ce à dire ? Qu’est-ce qui a justifié le nécessité d’une écriture littérale et qui plus est algébrique de l’objet ? Pourquoi Lacan ne s’est-il pas contenté de reprendre ce que Freud et surtout Abraham avaient désigné sous le terme d’objets partiels dits prégénitaux, le sein, la merde, mais aussi le regard et la voix ? C’est dans la mesure où non seulement le terme partiel laisse entendre qu’il y aurait un objet total, l’objet génital, mais que l’accès à cet objet serait le fruit d’une maturation, d’un développement. Pour Lacan en effet, la dimension de l’objet sexuel dans ses différentes déclinaisons n’est pas à situer comme un effet du développement, de la diachronie, mais comme un effet synchronique lié à la structure du signifiant. Et ce, dans la mesure où le signifiant, du fait de sa simple répétition dans la parole s’avère être différent de lui-même et des autres signifiants. Autrement dit, avec cette répétition signifiante, ce battement, une perte se produit, un trou s’ouvre et se creuse entre les deux signifiants, entre S1 et S2. Lacan qualifiera ce trou de réel dans la mesure où ce simple effet de la structure du langage et de son effectuation dans une langue donnée par la parole n’est pas représentable, même si j’utilise ici des mots pour tenter de le représenter, de lui donner un sens. Tout ce que je peux dire de ce trou, de cette fente, c’est qu’ils sont congruents avec les orifices réels du corps et que la pluie de signifiants qui tombe du discours de l’Autre maternel isolent ces orifices, ces bords, comme zones érogènes. À condition pourtant que s’effectue, l’opération dite de la castration, grâce à la mise en jeu de la fonction du Nom-du-Père. Opération de la castration qui érotise ces trous, ces orifices, leur donne un sens sexuel, mais également le pénis et la zone génitale, en les retranchant de l’immersion narcissique dans l’image du corps. C’est cette opération conjointe que Lacan écrit – j et i(a). Notons encore que l’opération de la castration donne au S1 le nom de signifiant- maitre, signifiant, trait unaire auquel s’identifie le sujet et qui le représente pour un autre signifiant, S2, refoulé dans l’inconscient et support d’un savoir sur la jouissance du corps, savoir inviolable mais matérialisé par les lettres de l’algorithme du sujet du fantasme inconscient $, le battement du signifiant dans sa répétition et a, la perte produite par l’opération. C’est ce savoir sur la jouissance que la cure analytique met en mouvement par la règle de l’association libre et des idées incidentes, ainsi que le montre l’écriture du discours psychanalytique où les lettres du fantasme inconscient sont situées au-dessus de la barre, en contrepoint du discours du maître dans lequel elles sont écrites en-dessous.

 

Alors, ce trou entre les signifiants, pourquoi l’écrire avec une lettre, la lettre ? Je proposerai l’hypothèse suivante : dans la mesure où ce trou qui témoigne que contrairement à ce qui se produit chez l’animal où le réel ne manque de rien et est soudé à l’imaginaire, chez le bien nommé parlêtre, le réel pâtit du symbolique, il est troué. Ce trou dans le réel qui répond au trou dans le symbolique, à son incomplétude, ainsi qu’au trou dans l’imaginaire produit par le manque de l’organe copulatoire dans l’image narcissique, ce trou dans le réel n’est ni représentable ni nommable encore une fois contrairement au sens que j’essaie de lui donner. Il est possible en revanche de l’écrire par une lettre qui va permettre de mettre en série un certain nombre d’objets qui du fait du refoulement primordial, du trou dans le langage, tombent dans ce lieu Autre, dans ce champ d’épandage, à commencer par la lettre qui manque, la lettre dérobée de la nouvelle d’Edgar Poe qui ne se trouve plus dans le champ de la réalité, mais également les différents objets pulsionnels que nous connaissons. Et le transfert, l’amour de transfert sera une défense mise en place pour combler ce trou que la libre association profile à son horizon, ce qui peut la rendre angoissante et entraîner son tarissement.
Qu’en résulte-t-il pour la technique du maniement du transfert et de l’interprétation dans une cure qui serait alors appelée lacanienne ?

 

En tout premier lieu, si notre maître n’est plus un sujet mais un objet qui vise la jouissance, ce que démontre jusqu’à plus soif notre fonctionnement social actuel, l’analyste, même s’il est souvent sollicité dans ce sens, ne saurait exercer le moindre magistère, ni se situer en guide moral ou intellectuel. À cet égard, lorsqu’il est amené à prendre la parole comme je le fais ce soir, il ne peut que se demander ce qui le fait parler et qui excède ce qu’il dit effectivement. Autrement dit, il ne peut se prévaloir, sur un mode paranoïaque, d’avoir toujours raison, de dire le vrai sur le vrai.

Par ailleurs, si c’est l’objet du fantasme, l’objet petit a que l’amour de transfert occulte au profit de l’idéalisation, l’analyste, s’il consent à être en accord avec ce que Lacan avance dans son écriture, a à incarner dans le semblant ledit objet. Ainsi que Lacan le souligne dans La Troisième, il faut être doué pour faire semblant d’objet a. Et il ajoute que c’est peut-être plus difficile pour une femme dans la mesure où elle l’incarne pour un homme dans la vie, mais sans en avoir nécessairement le goût. C’est d’ailleurs cette position d’objet dans le fantasme masculin qui alimente régulièrement les plaintes que l’on entend de certaines femmes sur le divan. Faire semblant d’objet a pour l’analyste c’est donc, concrètement, faire semblant de chiure ou de regard, de tétine ou de voix, les quatre objets immondes que nous savons et qui interdisent le coït avec le monde que l’on a appelé la connaissance. Je dis immondes dans la mesure où il peut s’agir de déchets, d’immondices, mais également parce qu’ils ne sont pas situés dans le monde de la représentation qu’ils mettent pourtant en place par leur refoulement dans le réel.

Dès lors, nous comprenons peut-être mieux pourquoi le psychanalyste a horreur de son acte et pourquoi il résiste à se faire ce semblant d’objet, préférant rester à une place où il est idéalisé et aimé par le patient. Du côté de l’analysant, la rencontre avec l’objet de son fantasme produit non seulement l’angoisse, mais sa disparition en tant que sujet, son aphanisis, sa destitution subjective dont il aura à faire le deuil dans un moment dépressif qui peut durer un certain temps, avec parfois quelques phénomènes de dépersonnalisation. Nous mesurons ainsi les raisons qui peuvent faire qu’une névrose de transfert durable soit susceptible de s’installer mettant à l’abri à la fois l’analysant de la destitution subjective et l’analyste du désêtre.

 

Pour ce qui concerne l’interprétation que nous avons déjà travaillée, j’aimerais faire état d’un passage du séminaire RSI dans lequel Lacan situe l’objet a au coincement central du nœud. Que nous dit-il dans ce séminaire concernant l’interprétation psychanalytique ? Qu’il serait exigible qu’elle produise un effet de sens réel, c’est-à-dire un effet de sens qui ne se limiterait pas à la seule ondulation imaginaire produite par les mots, propice à l’herméneutique comme à la suggestion, hors réel, à la jonction du symbolique et de l’imaginaire dans l’écriture du nœud mis à plat. Alors, comment produire un tel effet de sens réel, c’est-à-dire dans les trois dimensions, rétablissant ou établissant le coincement, le serrage du nœud ? Lacan répond : par un dire silencieux du côté de l’analyste, silence actif qui incarne une des valeurs possibles de l’objet a, le rien, répondant au dire de l’analysant, qui derrière le bla-bla-bla apparent de la libre association, fait nœud dans l’inconscient qui n’est fait que de mots supportés par lalangue. Et c’est là qu’il apporte une précision surprenante : que dans l’analyse ce sont moins les mots dans leur emploi usuel qui seraient à prendre en compte, que leur jaculation, c’est-à-dire la manière dont ils sont lancés, dont ils font entendre la substance jouissante de lalangue, sans concaténation entre les signifiants. Et ce n’est pas pour rien que l’on évoque les jaculations mystiques ou celles des glossolales, du parler en langue des pentecôtistes.

 

Bon, écoutez, je vais m’arrêter là pour ce soir, en espérant que sur ce point comme sur d’autres points de mon exposé, Pierre-Christophe nous apportera son éclairage.