Reprenons cette passionnante question : qu’est-ce qui fait tenir des psychanalystes ensemble ?
1. La référence à un maître.
Certes, mais la liquidation du transfert voudrait qu’on l’élimine.
2. La référence à l’objet a, cause du fantasme.
Certes, mais il n’est jamais collectif. Comment tenir ensemble quand chacun a le sien ?
3. La référence à un enseignement — telle qu’elle était au principe de « l’École » fondée par Lacan.
Mais les élèves étaient-ils en mesure d’y contribuer ou bien les condamnait-il à la minoration et à subir des effets de suggestion ?
À jeter un regard autour de soi, c’est-à-dire ailleurs, on voit bien comment le malaise est traité. Par la sacralisation du texte de référence, qui produit des golems. Ou bien par la culture de la diversité qui produit des héros solitaires en quête d’un auditoire.
Et ce sans égard pour ce que devient la spécificité de la psychanalyse dans ce foutoir.
Qui voudra avancer des remarques sur ce qu’elle devient chez nous, ou bien aurait à devenir ?
(à suivre, donc)