Parler a
La transmission de la psychanalyse passe d’abord par le transfert : ce que le savoir a toujours eu la tentation de recouvrir, y compris dans les sociétés analytiques.
En quoi est-ce dérangeant ? Simplement en ce que ça déplace le narcissisme au profit pour chacun de la vérité qui l’incommode. Au lieu de i(a), c’est l’objet a qui s’offre ici à être parlé, autant que possible. Et avec lui, toutes les figures imposées par où chacun fut d’abord objet de l’Autre.
C’est de là et de ça que nous parlons, de cette altérité dont le transfert est la mise en acte.
La culture a pu tolérer notre pratique, tant qu’elle ménageait une place à la lecture. Aujourd’hui où cette place n’est plus évidente, y compris chez nos politiques, on voit la psychanalyse poussée vers la sortie.
Mais… ça n’empêche pas d’exister.
Et gageons que cet objet a nous dérange assez, et de plus en plus, pour continuer de nous conduire chez l’analyste.
Il est ainsi heureux et actuel que nous mettions Le Transfert à l’étude ce mois d’août à Marseille.
Bon été à tous !
Stéphane Thibierge