Docteur Darmon,
Puisque je vous ai toujours appelé ainsi, comment vous rendre un hommage digne de ce nom ?
Mais ne rien dire n’est pas possible non plus.
Pendant cette traversée à vos côtés, je n’ai pas appris la topologie mais j’ai appris bien autre chose.
A travers votre écoute, votre humour qui transparaissait malgré votre retenue, je n’arrive pas à dire, à écrire ce que vous m’avez transmis, c’est insaisissable mais c’est là.
Quand un patient, un analysant va mieux, « il faut se garder de cette espèce d’enflure de penser qu’on y est pour quelque chose ». Vous y êtes pourtant pour plus que ça.
Je vous avais dit à plusieurs reprises : « vous m’avez sauvé la vie, la psychanalyse à travers vous m’a sauvé la vie, sauvé dans le sens où elle m’a permis, ou vous m’avez permis de ne pas passer à côté de ma vie ».
Alors, au-delà d’un certain hommage, un merci infini et une infinie tristesse.
Eric le Saëc.