Collège des enseignements

 

Le Collège de l'ALI 

 

Le Collège pour les psychanalystes en formation, créé en 2001 à l’initiative de Charles Melman, est un lieu original d’enseignement de la psychanalyse qui complète le travail acquis par chacun au cours de sa cure. Il est ouvert, sans aucune exclusive, à tous ceux qui en font la demande motivée par écrit auprès du secrétariat.

Parmi les quelques centaines d’élèves qui ont participé activement au Collège depuis sa mise en place, nombre d’entre eux, pas tous membres de l’ALI, pratiquent aujourd’hui la psychanalyse à Paris et en province. Plusieurs de ces jeunes collègues ont fait part sur le site de l’ALI de ce que leur a apporté cette expérience.

Le Collège, mais dans quel but?

Offrir la possibilité à ceux qui le souhaitent de s’initier à la lecture, et au plaisir qu’elle procure, des textes fondamentaux de notre discipline, ceux de Lacan en particulier. Les élèves se retrouveront pendant deux ans, chaque lundi afin de travailler au déchiffrage et au commentaire d’un texte choisi à l’avance.

C’est le séminaire Les fondements de la psychanalyse (1964) que le Collège des psychanalystes en formation de l’ALI met à l’étude pour sa session 2022-2024.

Le titre, comme toujours, n’est pas anodin dans son contexte. Juste après le séminaire L’Angoisse, Lacan donne la première leçon du séminaire qu’il souhaitait consacrer aux Noms-du-père, et annonce à son auditoire qu’il n’y en aura pas d’autres. Les tractations dont il était l’objet depuis deux ans entre ses proches élèves et l’I.P.A. avaient abouti, la veille, à son exclusion de toute activité d’enseignement dans le cadre de la Société Française de Psychanalyse, dont il était membre et cofondateur. Peu après, Lacan se voit refuser l’accueil accordé jusqu’alors à son séminaire par le professeur Jean Delay à la Clinique des Maladies Mentales de l’Hôpital Sainte-Anne. En cette fin d’année 1963, il est donc interdit d’enseignement et sans lieu. L’intercession de quelques personnalités (F. Braudel, L. Althusser, C. Lévi-Strauss entre autres) lui donne accès finalement à une salle de l’École normale supérieure pour son séminaire.

C’est dans ces conditions très difficiles que, le 15 janvier 1964, Lacan annonce une série de conférences sur les fondements de la psychanalyse1

Ces leçons peuvent s’entendre d’abord comme la réponse de Lacan à l’épreuve qu’il traversait, et avec lui la psychanalyse et son enseignement. Comme il l’écrira l’année suivante : « trouvant dans la crise moins l’occasion d’une synthèse que le devoir d’éclairer l’abrupt du réel que nous restaurons dans le champ légué par Freud à nos soins ». 

Cette réponse, Lacan l’articule dans le fil du séminaire L’Angoisse de l’année précédente, mais en tenant compte aussi et de cette crise, et de l’adresse nouvelle de son discours. Le public de l’École normale était en effet assez différent de celui pour lequel il tenait jusque-là son séminaire.

Le résultat est d’une portée et d’une fécondité à la mesure du contexte auquel il répond. La question de la psychanalyse dans son rapport à la science y est posée dans une actualité restée intacte aujourd’hui. Et à côté des concepts fondamentaux de la psychanalyse, le plus vif des questions qui la portent est ici serré au plus près et tout au long : comme la structure ouverte de l’énonciation, le statut et la topologie de l’objet, le désir de l’analyste.

1 Publiées aux éditions du Seuil sous le titre Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse.

Le Collège, sous quelle forme ?

La lecture de chaque leçon du séminaire de Lacan se fait en petits groupes (8 à 10 personnes au maximum), sous la responsabilité d’un analyste membre de l’ALI. En alternance, la semaine suivante, un analyste ayant l’expérience de l’enseignement de la psychanalyse reprend la leçon étudiée dans un groupe élargi (30 personnes maximum). Dans le cadre de cette pratique de la lecture, les élèves participeront régulièrement à des présentations cliniques dans les différents lieux hospitaliers où elles se pratiquent.

 
Responsables du Collège : Angela Jesuino, Stéphane Thibierge
Responsables de groupes : David Glaserman, Catherine Gibierge-Yaloz, Christine Robert, Eriko Thibierge-Nasu
 

 


 

Le Groupe d’Introduction à la Psychanalyse (GIP)

 

En 2003, devant l’afflux des demandes adressées aux responsables du Collège par des candidats venus de tous horizons faisant part de leur intérêt pour la psychanalyse sans se poser nécessairement la question de devenir psychanalyste, une nouvelle structure a été ouverte :

Le Groupe d’introduction à la psychanalyse (GIP).

Elle fonctionne sur le même principe que le Collège : lecture en petits groupes alternant avec un enseignement en groupe élargi, mais tous les 15 jours et pour une durée d’un an.

Le Groupe d’introduction à la psychanalyse propose une introduction à la lecture de textes de psychanalyse, avec le souci d’en faire valoir les conséquences sur la clinique et la direction de la cure.

Cette année le texte mis à l’étude est la transcription du séminaire de Charles Melman, Nouvelles études sur l’Inconscient. Le séminaire est disponible au siège de l’ALI.

Freud découvre un inconscient, das Unbewusste, qui n’a rien de commun avec ce qui portait ce nom jusque là. Cet inconscient, Melman l’introduit dans ce séminaire comme le « système qui, à son insu, règle la destinée du parlêtre ».

Pour dire cette destinée tragi-comique que règle l’Unbewusste, Melman ici propose de l’appeler l’Unbewurst, ce qui réjouira ceux qui entendent un peu l’allemand et pourra les mettre en appétit. Car si l’inconscient est une hypothèse, certes fortement fondée, les formations de l’inconscient, elles, rêves, lapsus, actes manqués, mots d’esprit se manifestent ouvertement. C’est à partir des textes de Freud et de Lacan où abondent les exemples de ces formations que ce séminaire nous introduit à l’inconscient.

Ce texte sera présenté lors de la séance inaugurale. Par la suite il sera étudié dans chaque groupe de lecture. Après deux séances de lecture dans les groupes, nous nous réunirons à nouveau en séance plénière. Ces séances plénières seront l’occasion de pousser un peu plus loin les questions qui auront surgi au cours des lectures en groupe.

Responsable du GIP : Bernard Vandermersch
Responsables de groupes : Bénédicte Metz, Geneviève Schneider, Lucien Verchezer.
 
 
 

 

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