L'A.L.I.

Sa position originale

L'Association Lacanienne Internationale, association de psychanalystes fondée en 1982 par Charles Melman et quelques autres, poursuit le travail de Freud et de Lacan.

      

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La revue Lacanienne

La Psychanalyse et les langues - La Revue Lacanienne n° 11 et le Bulletin Freudien de Belgique

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Vient de paraître

  1. Etude critique du séminaire RSI de Jacques Lacan- deuxième édition

    Séminaire 1981-1982

    Auteur : Charles Melman

    ALI


  2. "Il faut lire Dora!"

    Séminaire d'hiver 2012

    ALI


  3. La raison depuis Freud

    Séminaire 2009-2010

    Auteur : Claude Landman

    ALI


Signalons la sortie

  1. L'enseignement en question

    La célibataire n° 23

    EDK


Actualités

Edito de Charles Melman 06/02/2012



Remarques sur l’état de l’Union

 

Le bulletin de santé de notre Association n’est pas mauvais non plus. En témoignent l’intérêt et l’affluence qui accompagnent ses colloques en même temps qu’un progrès lisible dans les qualités de l’élaboration et la diversité des pratiques.

De même le nombre de ses membres ne cesse de s’accroître, au point de poser des problèmes de gestion, domaine qui ne relève pas de notre spécialité.

Même si j’y suis pour quelque chose, cette évolution doit beaucoup à l’intelligence et au dévouement de ses responsables. Jean-Jacques et Angela nommément.

Bien sûr des tensions, voire des forces centrifuges peuvent se manifester ici ou là. Elles viennent volontiers d’amis et d’amies qui ne trouvent pas dans l’Association la satisfaction qu’ils auraient souhaitée.

Voilà qui rend l’entourage lui-même insatisfait et suscite de l’inquiétude.

Il reste pourtant que la vocation de notre groupe n’est pas d’assurer le confort, fût-il institutionnel, de ses membres. Ce n’est pas la question ni son utopique projet. Et dès lors que amis et amies veulent bien prendre en compte le travail collectif, ils sont assurés de mettre leurs humeurs au service de ce qui importe, de ce qui justifie notre communauté.

      

Lien social et bilinguisme dans les Antilles françaises

Les journées organisées du 27 au 31 Octobre à Fort-de-France par l'école régionale ALI-Antilles ont mis au travail avec Charles Melman, Marc Darmon et Jeanne Wiltord, des questions qui ne peuvent manquer d'interroger les psychanalystes. Les relations sociales sont-elles structurées dans les sociétés antillaises, par un discours tel que l'a écrit Jacques Lacan ? Le bilinguisme né de la colonisation impose-t-il des conditions spécifiques à l'émergence du sujet ? Ces questions posées par des psychanalystes à partir de leur pratique dans l'économie sociale des Antilles peuvent-elles éclairer certaines questions que se posent des psychanalystes dans leur pratique actuelle, ailleurs ? Trois textes et le travail d'un artiste inaugurent l'ouverture de cet onglet et donnent accès au nouveau site de l'école régionale ALI-Antilles.

Quand l'imaginaire nomme.

Auteur : Jeanne Wiltord 13/12/2011      

Au cours de l’intervention qu’il a faite en 1990 à la Maison de l’Amérique latine à Paris, publiée dans l’ouvrage collectif « D’un inconscient post-colonial s’il existe» sous le titre «Le complexe de Colomb », Charles Melman souligne  que la situation coloniale a confronté chacun de ceux qui s’y est trouvé, non pas à une réalité familière, mais à un réel angoissant qui menaçait leurs repères identitaires.



Série de portraits inachevés ou reconstitution de portraits par Ernest Breleur

Auteur : Ernest Breleur 14/12/2011      

Ernest Breleur vit, travaille en Martinique sa terre natale. Après avoir rompu en 1989 avec le groupe de plasticiens “Fwomajé”, il va poursuivre son questionnement incessant sur l’identité et sur les corps souffrants émergeant du chaos-monde. Une autre rupture marque la nécessité pour cet artiste de tourner le dos aux limites de la représentation traditionnelle sur la surface à deux dimensions de la toile. Les clichés radiographiques de corps humains deviennent le support de sa recherche et de son questionnement sur le corps.



D'une clinique qui ne serait pas occulte...

Auteur : Nicole Ranély 14/12/2011      

D’une clinique qui ne serait pas occulte...occulte de « ce trou dont on hérite et qui nous dévore »! D’une clinique qui saurait prendre le pli d’errer, à l’écoute du réel dont elle serait néanmoins quelque peu dupe !



Clôture des « VI° journées Autour du Lien Social »

Auteur : Charles Melman 13/12/2011      

Il m’arrive souvent, ne serait-ce que pour le fun, de commencer comme ça un propos en m’adressant aux amis qui sont là en disant « mes chers camarades » évoquant par là le fait que dans le meilleur des cas nous sommes en train de naviguer ensemble sur le même bateau et de ramer dans le même sens, ce qui n’est pas toujours le cas bien sûr ! Il m’arrive aussi de dire « mes chers amis » ce qui est souvent dit par antiphrase, je veux dire compte-tenu des sentiments contre-transférentiels qui sont ordinaires et vis-à-vis desquels il ne faut aucunement s’insurger.



Présentation du séminaire d'hiver

Nous vous proposons quelques prémices au Séminaire d'hiver 2012 "Qu'est-ce que ça serait pour vous une fin d'analyse" qui s'appuiera sur l'étude des textes de Freud "Analyse finie et infinie" et de Lacan "La Troisième".

Lien vers la journée

 

Limite ou fin de l'analyse ? Auteur : Ch. Melman

Il y a une grande force dans la vie sociale : c'est la police de la pensée. Chacun, sans le savoir, fait la police de la pensée de l'autre et l'invite à être conforme à la pensée commune. Avant de rencontrer un psychanalyste vous avez eu des nombreuses rencontres sociales : les parents, les amis, les professeurs, les prêtres, les philosophes et tous vous ont répondu dans le sens de faire la police, c'est-à-dire vous ont donné des conseils. Des conseils de quoi? D'avoir une jouissance conforme, la jouissance qui convient. Peu importe que cette jouissance vous satisfasse ou pas, mais il faut que ce soit la jouissance partagée qui constitue la valeur reconnue dans le groupe social. Quand vous rencontrez un psychanalyste pour la première fois ce n'est pas un parent, ce n'est pas un ami, ce n'est pas un conseiller, ce n'est pas un prêtre, ce n'est pas enseignant. Alors, qu'est-ce que c'est?

Lire l'article


Déjà Fini ?

Auteur : Jean-Jacques Tyszler 29/12/2011      

Il y a toujours un côté déceptif après l’acte sexuel. La répétition ne fait que courir après l’infini. Il en va de même de la cure analytique : tout le monde se plaint de sa durée, de sa fréquence au coût exorbitant et beaucoup se précipitent à nouveau pour un second tour puis un troisième… au moins parmi les analystes. Freud avait déjà pris la mesure de ce qui dans une cure pouvait trouver à se terminer, disons pour simplifier la jouissance du symptôme.



Le troisième de ces métiers « impossibles »

Auteur : Anne Joos 09/01/2012      

Vers la fin de son texte «  Analyse avec fin, analyse sans fin » Freud nous introduit à cette distinction entre l’analyse personnelle et l’analyse thérapeutique pratiquée sur le malade.  L’analyse personnelle est celle par laquelle commence pour le candidat-analyste sa préparation à sa future activité. C’est dans l’analyse personnelle que le « pauvre malheureux », « der Ärmste » dans le texte allemand, doit acquérir l’aptitude idéale dont il aura besoin dans son futur métier.



Les paradoxes de la fin de la cure de l'analyste

Auteur : Roland Chemama 09/01/2012      

Freud, qui avait pu constater à quel point les analystes étaient enclins à « détourner de leur propre personne des conséquences et exigences de l'analyse », en était venu à penser que « chaque analyste devrait périodiquement ( ... ) se constituer en objet de l'analyse, sans avoir honte de cette démarche ». Cela ferait de l'analyse de l'analyste, ajoutait-il, une « tâche sans fin ». L'interrogation forte de Lacan, qui cherche à travers la passe à s'assurer que la cure n'est pas un processus infini, fait-elle radicalement rompre avec une telle position ?



Finir son analyse : un rêve ?

Auteur : Virginia Hasenbalg 16/01/2012      

Je suis face à la mer lorsque je perçois une vague qui devient soudainement géante prête à m'engloutir.

Ce rêve récurrent et sa série de variantes m'a accompagné tout le long de ma vie.

Or, curieusement, après la lecture récente du texte des Ecrits « Remarque sur le rapport sur Daniel Lagache » ,concernant  le schéma optique, est apparue une nouvelle version de ce rêve.



Comment penser la fin de la cure dans le contexte de nos cliniques contemporaines ?

Auteur : Anne Oldenhove-Calberg 26/12/2011      

Après lecture attentive de ce texte extrêmement  ardu de La Troisième, voici ce que j’ai cru pouvoir  en extraire.

L’analyse est une praxis qui concerne le dire et uniquement un dire qui puisse fait acte .Sans ce passage par le langage, par les mots, pas d’analyse possible.

Le seul outil que l’analyste possède à travers le transfert, c’est le maniement du  signifiant  et le travail sur le fantasme puisque que notre réalité psychique est fonction de ce cadre là dès lors qu’on ne relève pas d’une structure psychotique.



Le choix entre une fin d'analyse et l'infini de l'analyse

Auteur : Christian Fierens 26/12/2011      

Tout comme Freud distinguait une conclusion (Abschluss) pratique de l’analyse et un infini de l’analyse, Lacan distingue 1) « la fin de l’analyse du tore névrotique », y compris ses bénéfices (L’Étourdit, AE 487-488) et 2) le « dire » qui ne serait pas oublié et resterait infini. 



Prêche aux poissons

Auteur : Didier de Brouwer 26/12/2011      

Conceptualiser une fin repose sur une imaginarisation de l'espace ou une symbolisation du temps.  Par contre lorsque celle-ci survient dans le réel d'une vie, elle excède la situation qui la précède, elle fait événement pour un sujet.  Freud a imaginé l'espace psychique comme étendue, surface d'inscription traversée de frontières mouvantes.  A chaque période de la vie, force est de constater que l'intensité pulsionnelle peut réinvestir des traces que l'analyse paraissait avoir désactivées, interrompant la ronde de leur répétition qui fait symptôme.  En cela, il n'y a pas de représentation de l'espace psychique où une fin soit situable.



"Y a-t-il un dénouement?"

Auteur : Marie-Jeanne Segers 26/12/2011      

Les formulations de la question de la fin de l'analyse migrent vers un point extrême. Celui de la proposition selon laquelle l'homme est le siège d'une "soustraction d'être" génératrice de structure.



Le bébé, l'Autre et la pulsion invocante

À partir du bébé, de sa mère et de leur chant, les journées qui ont eu lieu à Paris en novembre 2011 ont déplié ce qu'il en est de la pulsion invocante dans toutes ses dimensions : invocation, appel, écoute?. Pour ce faire, elles ont mis en tension des travaux et recherches psychanalytiques, scientifiques sur la voix, le chant et la musique, articulant élaborations théoriques et praxis de l'engagement de la voix dans la cure. En voici le compte-rendu.

Intervention de Marie-Christine Laznik lors des journées : le bébé, l'Autre et la pulsion invocante

Auteur : Association lacanienne internationale 26/01/2012      

Extraits



Retour de journées « Le bébé, sa mère, leur chant : l'Autre et la pulsion invocante » (1ère partie)

Auteur : Catherine Ferron 23/01/2012      

L’intérêt de ces journées réside d’abord dans la pluralité des domaines, non seulement parcourus, mais qui tentent de tenir ensemble : nous devons à M.-C. Laznik cette gageure, cette tentative de coexistence de ces champs : la science qui ne veut rien savoir du sujet, la clinique psychanalytique centrée sur le sujet et le désir, la musique dont on peut penser que sa structure dit quelque chose du sujet, enfin le nouage théorique qui permettrait peut-être d’en dire plus.



Intervention de Didier Weill lors des journées : le bébé, l'Autre et la pulsion invocante

Auteur : Association lacanienne internationale 26/01/2012      

Extrait



Intervention de Charles Melman lors des journées : le bébé, l'Autre et la pulsion invocante

Auteur : Association lacanienne internationale 26/01/2012      

Extrait



Retour de journées « Le bébé, sa mère, leur chant : l'Autre et la pulsion invocante » (2ème partie)

Auteur : Catherine Ferron 23/01/2012      

Le nouveau-né connaît les rythmes de la voix de la mère dont la voix se musicalise quand elle s’adresse à lui avec un tempo et une dimension de variation des contours prosodiques qui se répètent ; la parole existe sur un continuum musical (quand on a quelque chose à dire la voix se musicalise spontanément).



Retour de journées « Le bébé, sa mère, leur chant : l'Autre et la pulsion invocante » (3ème partie)

Auteur : Catherine Ferron 23/01/2012      

« Si elle existe (cette pulsion invocante), elle est la plus proche de l’inconscient ». À quoi tient le fait que je ne fais aucun effort, qu’il n’y a pas de contrainte, que naît un appel à écouter Lacan ? C’est une poussée énigmatique, une poussée invocante.



L'obligation de soins (loi du 5 juillet 2011)

L'obligation de soins : une imputation de responsabilité civile peut-elle être faite à un sujet empêché?

La judiciarisation des soins sous contrainte semble contenter l'ensemble des parties en présence : usagers représentés par la fnapsy, familles représentées par l'UNAFAM, psychiatres représentés par le SPH, enfin magistrats par le syndicat national de la magistrature. Chacun, donc, semble se satisfaire de la réintégration du malade mental dans le droit commun. Est-ce cependant si simple ? A cette question du rapport du droit à la folie, Pinel puis Esquirol ont répondu que le malade mental devait être différencié du criminel. C'est de cette position qu'est née la psychiatrie. Aujourd'hui par la grâce de la loi du 5 juillet 2011 chacun se retrouvera dans la salle des pas perdus du tribunal : qui attendant le juge d'instruction menottes aux mains, qui attendant le juge des libertés et de la détention infirmiers à ses cotés...

Une journée d'étude  organisée par le JFP et l'Ephep se tiendra le 17 mars  à Paris, salle Charcot Hôpital Pitié Salpétrière.  Y participerons : Marcel Czermak (psychiatre des hôpitaux, psychanalyste), Charles Melman( ex-psychiatre des hôpitaux, psychanalyste), Maître Henri Leclerc (avocat, ancien président de la ligue des droits de l'homme), Jean Claude Penochet (psychiatre, président du SPH), Claude Finkelstein ( présidente de la fnapsy), Virginie Valton (magistrat), Claude Olivier Doron (philosophe). Et sous réserve Mr Guy Lefrand, député rapporteur de la loi à l'assemblée nationale, Mr Jean Louis Lorrain sénateur rapporteur de la loi au sénat, Mr Jean Marie Leguen député chargé des questions de santé auprès de Mr Hollande.

Editorial

Auteur : Thierry Jean 19/01/2012      

La réforme de l’hospitalisation sous contrainte du 5 juillet 2011 transfère au pouvoir judiciaire, en la personne du juge des libertés, la responsabilité de la poursuite ou non d’une hospitalisation sans consentement.

Que le terme d’internement disparaisse du vocabulaire ne masquera pas le fait que le législateur privilégie aux soins la privation de liberté. 



Le juge et la maladie mentale : tiers nécessaire ou pousse au duel ?

Auteur : Jean-Jacques Tyszler 19/01/2012      

Du point de vue du citoyen la loi réformant les soins psychiatriques sans consentement semble incritiquable ; d’ailleurs les politiques se gardent bien de la commenter, quelque soit leur bord.

Au-delà de quinze jours une hospitalisation doit être non seulement justifiée mais peut se trouver contestée ; la liberté et les droits du patient sont ici mis en avant. A l’inverse l’hospitalisation pour péril imminent et l’obligation de soins dans le cadre des consultations répond à la demande de sécurité promue aujourd’hui par l’Etat et aussi à l’impératif de protection réclamée par les familles.



Présentation de la loi du 5 juillet 2011

Auteur : Jean-Pierre Gasnier 19/01/2012      

Pour bien saisir la portée et l’articulation de la loi du 5 juillet 2011 relative aux soins psychiatriques, il est indispensable de se reporter aux débats parlementaires qui eux-mêmes renvoient à un rapport de janvier 2009 présenté à madame Bachelot alors ministre de la santé, intitulé « missions et organisation  de la santé mentale et de la psychiatrie ». Ce rapport est cité très régulièrement tout au long des débats parlementaires. Il est le fil rouge qui a guidé l’élaboration de la loi et il paraît donc utile d‘en dire quelques mots.



Principe de précaution

Auteur : Thierry Jean 16/10/2011      

« Qu’est ce que ce sourire malin du scientifique qui prétend seulement se contenter de servir la vérité et le progrès ? » dit Musil.

Il est intéressant de lire sous la plume de François Ewald que le principe de précaution naît d’une rupture de la contractualisation de nos rapports sociaux du fait des inégalités et asymétries que génèrent les progrès scientifiques et techniques.



Coups de cœur

Brève télévisuelle

Auteur : Claire Brunet 31/01/2012      

Au lendemain d’un week-end sur la fin de cure, c’est le hasard d’une programmation télé sur le Birobidjan, et, au détour d’un plan, dans ce documentaire de Marek Halter*, la surprise d’un entretien filmé avec Charles Melman entendu comme témoin. 



Préambule au Non-dupes-errent (1ère Partie)

Auteur : Denise Sainte Fare Garnot 11/01/2012      

Lors de la dernière leçon de Encore, le 26 juin 73, Lacan annonce : « Voilà, je vous quitte. {…} depuis vingt ans que j’articule pour vous des choses je n’ai jamais su si je continuerais l’année prochaine. Ça fait partie de mon destin d’objet {…} Après dix ans, on m’avait en somme retiré la parole {…} J’ai continué pendant dix ans encore. Pourquoi pas arrêter là l’encore ?{…} Il se pourrait qu’à cet encore,  j’ajoute un c’est assez.



Préambule au Non-dupes-errent (2ème Partie)

Auteur : Denise Sainte Fare Garnot 11/01/2012      

Charles Melman disait que Lacan avait affiché sur le mur de son bureau une très grande carte du Moyen Orient pour suivre les prérégrinations des Pères dans le désert, en vue de ce séminaires des Noms-du-Père.

Lacan aborde cette question en disant : « Freud s’avance au fondement même de la tradition ecclésiale, il nous permet de tracer le clivage d’un chemin qui aille au-delà, infiniment plus loin, structuralement plus loin que la borne qu’il a posée sous la forme du mythe du meurtre du père » et d’enchaîner.



Coups de poing

L'AVS

Auteur : Dominique Baube 06/02/2012      

Sur le tableau noir, la maîtresse a noté, à la craie blanche, ce matin : « il a réussi son contrôle ». Il s’agit de mettre la phrase au pluriel. Chaque enfant cherche la réponse sur son cahier. Une élève est désignée pour la corriger au tableau. Elle écrit :  « ils as réussis ses contrôles ». 

Près du mur et des livres de classe, un élève est assis à côté d’une adulte qui, tout proche, lui efface son ardoise, se penche pour lui expliquer, en cours particulier et sans déranger les autres élèves, la leçon d’orthographe qui aura pour sujet « on et ont ». Ce garçon d’une dizaine d’années recule devant le corps de la jeune femme qui s’avance vers lui. Il veut effacer tout seul l’ardoise et montre un vrai plaisir à entrer enfin dans le jeu de la classe collective pour sortir de son travail individuel. Scène à comprendre comme un duel, silencieux certes mais d'opposition tout de même.

En classe, il est de plus en plus fréquent de voir, aux côtés de l'élève, de la maternelle ou de l’élémentaire, « son navéaisse ». Celle-ci est à son service. Je la cite : « Je suis obligée de sortir son matériel, sa trousse, ses cahiers, mettre la date sur son cahier du jour…, il faut sans cesse l’assister… vous comprenez, je n’ai pas envie de me rendre détestable ». Ce garçon de dix ans n’a pas envie. Il faut le pousser. Quand il arrive le matin à l’école, il est déjà fatigué. Pourtant il sait lire, écrire, compter. 

Il prend un médicament qui s'appelle le « concerta ». Celui-ci a remplacé la ritaline qui ne convenait plus. Sa mère parle ainsi de l'hyperactivité de son enfant comme une  maladie . C'est parce que son fils ne voit plus son père qui ne le reverra que lorsqu'il aura douze ans. En attendant, il a disparu et il ne donne aucune pension. Pour son bien, sa mère pense retirer le patronyme du père pour lui remettre le sien. Une double destitution. Ou abandon.

Nombre de difficultés scolaires, diagnostiquées dys-calculie-praxique-orthographique-lexique-phasique, bientôt plastique, sont nommées  « hyperactivité, inhibition, TOC, TED, TFM, TVV, TAD, TSA, TDAH »…, « alea jacta est », les « mots » ainsi jetés font aujourd'hui partie du vocabulaire courant du personnel enseignant mais aussi de celui des parents. La solution requise semble être Lavéesse, l' Auxiliaire de vie scolaire*. Ce qui ne nous lave pas de tout soupçon pour autant. 



 

Agenda

Séminaire d'été 2012

Du mercredi 29 août 2012 au samedi 01 septembre 2012, Paris

Étude du séminaire XXII de J. Lacan, RSI


Prochaine réunion préparatoire au Séminaire d'été


Séminaire d'Hiver 2012

Du samedi 28 janvier 2012 au dimanche 29 janvier 2012, Paris

Qu'est-ce que ça serait pour vous une fin d'analyse ?


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