Que serait un travail social qui ne serait ni théologique, ni politique ? La psychanalyse apporte-t-elle une réponse humaniste ?, Coordonné par P.Belot-Fourcade, J.Bonneau, J.-P.Lebrun, Ch.Melman et B.Vandermersch, Éd. ALI, 2006
Samedi 14 et dimanche 15 mars 2009, 9 h 30 - 12 h 30, 14 h 30 - 17 h 30
Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Amphithéâtre Charcot,
50/52 bd Vincent Auriol, 75013 Paris (M° Chevaleret)
Responsables : Jacqueline Bonneau, Pascale Bélot-Fourcade, Jean-Pierre Lebrun, Charles Melman, Françoise Rey, Bernard Vandermersch
Après les Journées de mars 2005 : Que serait un travail social qui ne serait ni théologique, ni politique ? La psychanalyse apporte-t-elle une réponse humaniste ?
celles de mai 2007 sur la question Le Contrat peut-il se substituer à la Loi ?
et celles de septembre 2007 : Comment un enfant des banlieues devient un homme, une femme, un citoyen.
Les prochaines Journées d'étude aborderont la question du travail en institution : Psychanalystes et travailleurs sociaux en institution : reste-t-il encore des libertés face aux astreintes ?
En quoi les psychanalystes, comme les travailleurs sociaux, sont-ils interpellés par la question de l'institution ?
Aujourd'hui, les professionnels du travail social et du champ éducatif sont exposés aux avancées d'un discours qui n'est pas sans rappeler l'univers des entreprises. Dans ce discours, l'obligation de résultat se substitue à la traditionnelle obligation de moyens. Les réponses doivent trouver le chemin de la satisfaction d'attentes définies d'avance, court-circuitant ainsi la possibilité d'entendre les demandes singulières qui alors, reviennent sous forme d'un appel à toujours plus de satisfaction. Peut-être assistons-nous aux prémices de l'épuisement du principe institutionnel qui noue liberté individuelle et inscription dans l'ordre social. Un nouvel impératif de satisfaction et d'adéquation modifie cet équilibre au profit de la liberté proclamée de l'individu. Parallèlement cet impératif d'immédiateté entraîne des interventions intempestives, seulement réactives, qui empêchent tout questionnement.
N'y a-t-il pas lieu d'interroger cette évolution qui porte atteinte aux appuis traditionnels du travail social ?
N'y a-t-il pas lieu aussi de repérer à quel point cette évolution se voudrait une riposte efficace à ce que la tradition n'arrive plus à transmettre ? Dans un tel contexte, comment encore soutenir un acte ? Comment encore privilégier le possible d'une rencontre ?
Se référer à la psychanalyse peut-il être d'un quelconque secours pour rendre possible que ceux qui y travaillent puissent soutenir un acte ?
Ici, les travailleurs sociaux sont fortement interpellés par les personnes qu'ils reçoivent et sont désabusés par l'application de procédures de travail empruntées à l'univers managérial. Là, ils expérimentent des pratiques qui tiennent compte de l'impossible tout en maintenant vivant le pacte de parole entre les parties. Cette dernière voie est pourtant la seule qui soutienne l'ambition du travail social de concilier humanisme et efficacité. C'est pourquoi elle intéresse aussi les psychanalystes. Devant ces nouvelles astreintes, comment trouver des espaces praticables ? Il y en a. Il importe d'abord de les repérer et de les soutenir. C'est ce que ces journées devraient pouvoir éclairer.
Tarifs
100 € individuel, 60 € étudiant, sur présentation de la carte universitaire, 150 € formation continue
Joindre un chèque bancaire ou postal à l'ordre de l'Association lacanienne internationale - 25 rue de Lille, 75007 Paris
Tél : 01 42 60 14 43 - fax. 01 42 60 14 34 / secretariat@freud-lacan.com
Matin de 9 h 30 à 12 h 30
Présidente : Pascale Bélot-Fourcade*
Discutant : Bernard Vandermersch*
Le projet de ces Journées, Ouverture, Jacqueline Bonneau**
Pourquoi l'action collective est-elle aujourd'hui en difficulté ? Jean-Pierre Lebrun*
L'espace du travail social, Martine Trapon, Directrice générale de l'Ecole Normale Sociale
Comment empêcher qu'une décision soit possible ? Pierre Cadoux, ex-Directeur général de l'AVVEJ
Après-midi de 14 h 30 à 17 h 30
Président : Bernard Vandermersch*
Discutant : Bernard Pellegrini***
Le sujet face à la norme sociale de l'idéal au travail, Marie-Anne Dujarier, Sociologue du travail et des organisations, maître de conférences Paris III Sorbonne
Pourquoi j'interviens en institution ? Pierre Marchal**
Les exigences de la liberté dans les pratiques professionnelles, Mariette Murat, Assistante sociale - Philippe Candiago, Chef de service - Françoise Rey**
Matin de 9 h 30 à 12 h 30
Président : Jean-Pierre Lebrun*
Discutant : Martine Trapon
L'à-venir d'une profession : des psychanalystes en institut de formation en travail social, l'espace praticable d'un autre enseignement, Elisabeth Olla-LaSelve**
Le praticable de la clinique : libertés et astreintes, Pascale Bélot-Fourcade*
Écrire ou ne pas écrire, en situation professionnelle, Jacques Riffault, Directeur Ad. IRTS Ile de France - Claude Guittin, Directeur d'établissement médico-social - Redoine Merfhour avec Gérard Streiff, écrivain - Etienne Oldenhove* avec Christian de Coninck, écrivain -
Après-midi de 14 h 30 à 17 h 30
Présidente : Martine Lerude*
Discutant : Jean-Pierre Lebrun*
Qu'est-ce qui me commande ? Jean-Luc de Saint-Just**
Le psychanalyste et les jeunes citoyens, Jean-Marie Forget*
Pour conclure, Charles Melman*
* psychiatre, psychanalyste, ** psychanalyste, *** chargé d'études dans un Conseil général
=> Lire les articles sur le site freud-lacan.com
Sur la liberté - Charles Melman
Psychanalyste en institution, avec quelles modalités logiques ? Jean-Luc de Saint-Just
Ecrire ou ne pas dire, telle est la question - Jean-Luc de Saint-Just
Transfert, autorité et altérité dans les institutions sociales. - Philippe Candiago
Remarques sur l'altérité dans les institutions éducatives - Chantal Gaborit
Qu'attendre du psychanalyste dans une institution dite sociale ? - Louis Sciara
Il n'y a pas de malaise. - Philippe Candiago
Quelques remarques sur des réponses institutionnelles. - Doris Peronny
Les pompiers de l'âme. - Celina Garcia
Bibliographie :
Ouvrages
Collectif, Que serait un travail social qui ne serait ni théologique, ni politique. La psychanalyse apporte-t-elle une réponse humaniste ? Paris, ALI, 2006
F. de Coninck et l'équipe du Wolvendael, Un lieu, un temps pour accueillir la folie, Ramonville Saint-Agne, Erès, collection Empan, 2008
M.-A. Dujarier, L'idéal au travail, PUF, Paris, 2006 (237 p.)
S. Freud, Le malaise dans la culture, Paris, PUF, Quadrige, 1995
S. Freud, Psychopathologie de la vie quotidienne, Paris, Payot Petite bibliothèque, 1997
J.-P. Lebrun, La clinique de l'institution. Ce que peut la psychanalyse pour la vie collective, Ramonville Saint Agne, Erès, Point hors la ligne, octobre 2008
Ch. Melman, L'homme sans gravité. Jouir à tout prix, Paris, Denoël 2002 ; folio 2005
J. Riffault, Penser l'écrit professionnel en travail social, Paris, Dunod, octobre 2001