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Journées d'étude organisée par l'Association lacanienne internationale, l'Associazione lacaniana a Milano, l'École Rhône-Alpes d'études freudiennes et lacaniennes - Milan, 17 et 18 septembre 2005
Freud avait défini la libido comme étant toujours d'essence mâle, impliquant dès lors que tout désir projette à son horizon la référence phallique. Une telle disposition devrait satisfaire l'idéologie égalitaire de nos sociétés : un symptôme phallique pour tous. L'idéal étant un couple de deux garçons, la question restant en suspens lequel des deux est manqué !
Le désir en revanche partage les positions de l'un en place de sujet et de l'autre en place d'objet, réintroduisant la radicalité d'une asymétrie indépendante du sexe biologique et du statut du genre. Que cette disparité des places soit vécue comme un échec éclaire la recherche de modalités de relations sans béance, surtout sur le principe d'une jouissance hédoniste enfin partagée.
La levée collective contemporaine de l'obstacle du refoulement sexuel fait apparaître que c'est sur le réel du non-rapport sexuel que s'abat la censure, rendant désormais ce non-rapport insupportable voire traumatique, poussant par ailleurs à une tentative de suture et du même coup répudiant toute altérité.
Dans le contexte de cette mutation méritent d'être réexaminés à nouveaux frais les relations actuelles entre homme et femme et principalement la question du désir féminin en sa dimension d'altérité et sa place qui ne soit pas la traditionnelle réponse hystérique.
Les psychanalystes proposent-ils une autre alternative aux impasses du débat actuel ?
Interventions