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Association lacanienne internationale


Retour de Saint Petersbourg... L’amour a changé, la famille suivra !

Retour de Saint Petersbourg...

L’amour a changé, la famille suivra ! Thatyana Pitavy

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Le colloque organisé par la Fondation Européenne pour la Psychanalyse et L’Ecole de Psychanalyse Freud-Lacan de Saint Petersbourg a été l’occasion de rencontrer des collègues russes absolument attentifs et enthousiastes de mettre la psychanalyse au travail. Dans un pays en pleine mutation et dans un monde qui bouge très vite, c’était très revigorant d’être prise dans cette ouverture d’esprit… je me suis dit qu’il y a encore beaucoup à faire ! La topologie lacanienne semble intéresser certains d’entre eux, notamment les plus jeunes…Lire la suite

 

« Les noms du père ? »

Rien n’a changé, Tout a changé. Il faut dire que nous sommes toujours des êtres de langage, des parlêtres, fort heureusement nous sommes toujours embarrassés et causés par ce langage qui nous habite et débilite … Qu’on soit dupe ou pas… Qu’on veuille ou pas, c’est ainsi, rien n’a changé. Néanmoins, la question est celle de savoir ce qui a changé mais qui pour autant reste le même ? Question donc de forme et de structure. 

C’est un fait que le déclin du patriarcat a modifié notre rapport au père, au nom du père, et qu’en conséquence le désir et l’amour ne se présentent plus de la même façon.  Or, si nous sommes d’accord pour dire que dans la culture le père n’opère plus comme avant, à savoir de la place de l’au-moins-un, de la place d’exception, alors, on peut se demander qu’en est-il de cette fonction paternelle aujourd’hui ? Y aurait t-il une invariance paternelle qui se maintient au-delà de toutes ces transformations, car il faut le dire, ça va très vite dans notre monde…

Il me semble que Lacan n’était pas indifférent à ces questions, loin de là, il était même dans une anticipation incroyable de ce qu’allait se passer… Ses premiers séminaires en témoignent déjà. Puis bien plus tard, inspiré par la théorie des nœuds, il nous introduit à sa topologie, à ce lieu de recherche clinique et théorique important, s’avérant dès fois incontournable au regard des cliniques actuelles et nouvelles. On y reviendra… 

Pour l’instant, faisons un court passage par la place du père dans la culture, par celui qu’on associe le plus souvent au « père de famille », celui qui de sa place de père, pouvait incarner de façon à la fois légitime et arbitraire, l’Autorité. Il suffisait de suivre le modèle pater pour faire marcher la fonction…

Toutefois, nous savons que depuis bien longtemps ça ne marche plus comme ça… Il semblerait que depuis qu’on a coupé la tête au roi, (en tout cas en France), depuis la révolution française nous vivons le déclin de ce qu’on appelle l’Autorité et dont le père est une des figures majeures.

Il y a encore cette autre représentation du père, toujours puissante, transcendante cette fois-ci : Dieu le Père de notre tradition judéo-chrétienne, le père sacré… Absolu. L’embarras c’est que dans la contemporanéité l’idée d’un modèle unique ne tient plus et que le père comme unité monothéiste ne répond pas aux diverses cultures et immigrations qui se sont développées autour de la planète. On dirait que la modernité navigue davantage dans un polythéisme généralisé, à savoir que pour chaque religion, il y a un père différent !

Ceci dit, ce qui me semble important à soulever c’est que cette présence, tantôt imaginaire, tantôt réel du père dans la culture au long des siècles aura servi et sert toujours de support à une condition symbolique pour l’homme.

Mais alors, qu’est-ce qu’un père pour la psychanalyse? Pour essayer de répondre à cette question, je vais suivre le fil de la structure… En tout cas, ce qui me semblait important c’était de répérer et d’identifier les traits d’invariance autour de cette question difficile du père. Très tôt dans l’enseignement de Lacan, il faisait remarquer que le père n’est pas le père biologique, le père de la réalité, c’est-à-dire, un père incarné, Pour Lacan, le père est une fonction : Fonction paternelle donc.

Alors, dans ces conditions ce qu’on peut attendre d’un père c’est qu’il fasse valoir la loi symbolique, celle de la prohibition de l’inceste, on attend que la fonction vienne opérer, qu’elle puisse limiter la mère et l’enfant d’un excès de jouissance. Le père devient dans ces conditions, il faut le dire, rien d’autre qu’un régulateur des jouissances.

Rappelons que pour Lacan, la paternité reste liée au religieux, à la croyance et à l’acte de foi. C’est d’ailleurs dans le fil de ces questions et dans son dialogue avec Freud  qu’il formalise cette notion de fonction paternelle : ce qu’on appelle le signifiant Nom du Père.

Or, pour faire opérer cette fonction paternelle il faut que le désir de la mère soit articulé ailleurs, au-delà de l’enfant. C’est-à-dire, que son regard soit posé sur d’autres questions que celle exclusivement liée à la maternité. Un métier, un travail, une mission, d’autres enfants, le désir d’un homme, tout ça peut faire fonction de Nom du père. 

Lacan parle ainsi de la métaphore paternelle, une opération qui consiste à substituer le signifiant « désir de la mère » (le désir de garder son enfant collé à elle) au signifiant « nom du père » (celui qui la fait désirer ailleurs). Cela équivaut à la castration symbolique et c’est cela qui vient ouvrir la voie pour le désir, la possibilité pour l’enfant de désirer ailleurs, lui aussi, au-delà de sa mère voire de ses parents…

Le signifiant Nom du père est une notion que va être relativisée par Lacan, il finira par le multiplier en Père Réel, Père Symbolique et Père Imaginaire. RSI. Réel, Symbolique et Imaginaire. On retrouve cela dans l’écriture du nœud borroméen à trois. Ce que Lacan appelle les noms du père au pluriel. Où la fonction nœud n’est plus le privilège du Nom du père, de l’au moins un, mais on va dire qu’elle est immanente aux trois.

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Cette relativisation n’est pas sans conséquences cliniques car cette perte de puissance, voir de consistance du Nom-du-père (qui est aussi un fait repéré dans la culture) introduit pour certains sujets une difficulté à réaliser le père dans sa dimension symbolique, car le sujet peut rester dans l’attente imaginaire que Le père réel va lui tomber du ciel et qu’à partir de là tout va s’ordonner, qu’il va savoir ce qu’il faut faire ou pas d’ailleurs…

C’est alors, qu’on voit apparaître la nécessité de suppléer à ce Nom-du-père insuffisant, défaillant. Cela devient d’ailleurs un fait clinique de plus en plus courant dans nos pratiques, car le névrosé aussi n’est pas épargné des conséquences liées à la mise à mal du Nom-du-père. En tout cas, il y a une sorte de carence paternelle ambiante qui demande sans cesse à être réparée… supplée.

La suppléance chez Lacan prend cette forme symptomatique voire sinthomatique, à savoir, le symptôme écrit dans cette ancienne orthographe : le sinthome. Or, face à la carence paternelle voire même à la forclusion du Nom-du-père, le sujet essaie d’inventer une réponse qui vienne tenir fonction ou faire fonction de nouage borroméen, c’est-à-dire une réponse capable de faire tenir le réel de la structure, de faire tenir RSI ensemble. « Le trois, Réel, Symbolique et Imaginaire comme support du langage et du sujet est l’écriture de la structure » (leçon du 16 décembre 1975 du Sinthome, Lacan)

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Vous voyez bien que dans cette présentation, c’est le quatrième, rond ici en vert, que garanti, qu’assure le nouage des trois autres, car sans lui, les trois consistances sont juste superposés, donc dénoués. Or, ce quatrième rond, a ici une place absolument nécessaire pour faire tenir l’ensemble. Rappelons que le Nom-du-père comme symptôme, sinthome, peut prendre différentes formes, à savoir, l’Œdipe, la réalité psychique, la réalité religieuse, La femme, un homme pour une femme, pour en citer quelques uns… 

Je vous fais également remarquer, que le nouage borroméen peut se tenir à quatre ou à trois, ce sont deux nœuds qui tiennent. Ce sont deux façons différentes de présenter la structure du sujet.  Seulement, il y en a un qui doit faire appel à l’au-moins-un pour ek-sister, sinon pas de nouage ; et l’autre qui doit trouver ses repères autour de ce point-trou central, point de coincement, là où loge l’objet petit « a ». Autrement dit, les enjeux structuraux ne sont pas les mêmes, et cliniquement, cela est très parlant. Des sujets à trois qui se tiennent d’un trou et des sujets à quatre qui se tiennent du UN.

Mais voici que les choses se compliquent, car dans RSI Lacan va jusqu’à dire que ce quatrième rond (le nom-du-père) est quand même superflu, qu’on n’en a pas besoin, mais que nous sommes dans un tel état de débilité mental que nous n’arrivons pas vraiment à nous en passer…

En vous faisant remarquer que le sinthome n’est ici qu’un dédoublement du symbolique, il s’enchaîne au symbolique, si on suit Lacan, je dirais même qu’il est ici, une redondance. Ce qui est une toute autre façon de présenter les choses…

Mais après tout, pourquoi, pour assurer la fonction père, avons-nous besoin de dédoubler le symbolique, de le renforcer en quelque sorte ? La réponse est dans le nœud borroméen lui-même : le symbolique est insuffisant, incomplet, troué, la condition de la structure est celle du trois à la fois, à savoir, que le symbolique n’est pas une instance autonome, il n’a d’ek-sistence qu’une fois noué aux deux autres consistances : au réel et à l’imaginaire, c’est assez radical, c’est trois ou rien.

Alors, si le Nom-du-père n’est véritablement pas nécessaire pour faire tenir la structure, peut-on dire que finalement, il est à définir comme étant de l’ordre de la contingence ? Du hasard… C’est d’ailleurs de cette contingence qu’il s’agit dans la rencontre amoureuse : comment un homme aime une femme, demande Lacan ? Par hasard… !

Or, si on part de RSI comme strict minimum de la structure, cela n’empêche pas pour autant que le sujet rajoute des ronds supplémentaires par la suite. Parfois il en faut bien, la clinique des psychoses nous apprend cela. Ce qu’on appelle les suppléances. Mais à celle de l’homme ordinaire aussi, se rajoute des ronds ; on en rajoute peut-être à l’infini, on s’invente tellement de choses… ceci dit, les effets et l’automatisme de la structure ne varient pas tant que ça. Le symbolique, « ça tourne en rond », comme on dit.

Partant de ces remarques, il me semble qu’aujourd’hui c’est très difficile de concevoir la notion de structure sous le modèle fixiste des trois grandes structures : névrose, psychose et perversion. Modèle qui était intrinsèquement dépendant et articulé au signifiant Nom-du-père et qui répondaient à ces trois opérations distinctes : refoulement, forclusion et déni.

Cliniquement parlant, tout cela est devenu beaucoup plus complexe et moins tranché qu’auparavant. Les sujets sont de plus en plus pluriels, changeants, sujets de bords, des frontières… C’est dans ce sens que la théorie des nœuds tombe comme un gant pour nous cliniciens, elle nous oblige à être aussi en mouvement, réveillés, animés de ce qui se joue en acte dans la scène du monde et dans le transfert lui-même.

Cela introduit un champ des possibles dans la cure autre que celui opéré exclusivement par le nom-du-père, par le UN qui ordonnait tout le reste. J’ai envie de dire que la topologie lacanienne s’avère une technique, un maniement du transfert qui prend en compte une certaine plasticité de la structure, qui suppose des transformations, des chirurgies, des inventions… C’est un support pris dans un mouvement continu, dynamique, vertigineux parfois… Je veux dire par là, que l’analyste aussi s’oriente… Nous ne sommes pas là pour faire de l’orthopédie, de la prothèse sinthomatique, mais pour permettre à nos patients de s’écrire, de s’inventer, de désirer.

En tout cas, je voulais vous rendre sensible à ces différentes formes que le signifiant Nom-du-père a pris au fil des années. Lacan est parti du Nom-du-père de Freud, du père de totem tabou, père de la horde, du nom unique – monothéiste jusqu’à lui pluraliser avec RSI : père réel, père symbolique, père imaginaire. Les noms du père.

Mais, il va aller encore plus loin, puisqu’il va rapprocher le Nom-du-père du Nom propre, pour finalement poser la question suivante : comment se faire un Nom ? Il répond à ça avec le cas de James Joyce, écrivant. En avançant ceci, que ce qui a préservé Joyce de tomber dans la folie c’était son travail d’écriture, qu’il s’est fait un Nom. Mais on peut supposer que cela est aussi le travail d’une fin de cure, se faire un nom, se faire père de son Nom… 

Eh bien, supposons qu’il y ait des cliniques spécifiques du nœud à trois, des sujets qui partageraient ce trait commun, à savoir des sujets qui se trouvent en quelque sorte libérés des nominations dites du quatrième, celle du signifiant Nom-du-père. Cela nous fait dire qu’il y aurait donc une autre façon de nommer Réel, Symbolique et Imaginaire et que cela n’est pas un privilège du Nom-du-père de donner nom… Si vous me suivez, c’est une question que va au-delà du patronyme, d’être le fils de son père. « Se faire un Nom » c’est tout autre chose… 

Or, dans le nœud à trois, nommer Réel, Symbolique et Imaginaire, c’est ici faire la distinction de ces trois registres, cela veut dire que la fonction père, la fonction nœud est déjà interne, inclue dans chaque un de ces ronds. Lacan va conclure en disant que ce sont eux les vrais noms du père. Chaque rond est de ce fait nommé par lui-même et en rapport avec les deux autres sans avoir besoin de faire recours au quatrième. On peut dire que la fonction nœud de « donner nom » peut se trouver dans le Symbolique lui-même, mais aussi dans l’imaginaire et pareil pour le Réel.

Dans la lecture que je vous propose, je dirais qu’à défaut d’un quatrième, le trois « prend sur soi »… Quand on n’a pas, on fait sans… Je pose donc cette question: qu’en est-il d’un sujet assujetti au trois ? Qu’en est-il de ces sujets libérés du quatrième en quelque sorte sans pour autant qu’il s’agisse d’une psychose, par exemple ? C’est très curieux, car ils font sans le quatrième, mais sans être à même de pouvoir s’en servir, c’est ça d’ailleurs leur symptôme… leur difficulté… il sont en manque de repères, c’est le cas de le dire. Ce qui est tout à fait différent de la fin de l’analyse, où il s’agirait de pouvoir « s’en passer, à condition de s’en servir ».

Pour ces sujets qui tiennent sans Nom-du-père, ces sujets pour qui le Nom-du-père n’a pas été hérité au départ, ou bien quand il a été refusé, récusé ou même forclos, ces sujets qui pour de raisons diverses se trouvent libérés, à leur insu, de l’au-moins un. On va dire qu’à défaut d’une nomination dite du quatrième, il y aurait pour ces « sujets modernes » une façon autre de nommer, autrement dit, des « nominations premières ».

Il faut dire que le UN est moins disponible qu’auparavant sous sa forme symbolique, et quand il se pointe aujourd’hui, c’est le plus souvent sous une consistance réelle, le terrorisme et le retour de l’extrémisme religieux nous illustre cela d’ailleurs. Ou bien, quand cet UN vient se présenter sous une consistance imaginaire, c’est la clinique des Identités qui semble exemplaire à ce sujet.

En Admettant que ces trois catégories, Réel, Symbolique, Imaginaire, les noms-du-père, puissent être chacune à leur tour l’au-moins-une qui nomme, c’est-à-dire, qu’elles puissent nommer, mais aussi consister, trouer et ek-sister au nouage lui-même. Ces « nominations premières » peuvent se traduire ainsi : « ce qui est, est ».

Je pense à un jeune homme de 22 ans, son idéal est celui d’être un « sujet moderne » « aujourd’hui nous ne sommes plus dans la loi du plus fort, mais dans la loi du plus malin. Je ne me sens bien que quand j’ai de l’argent, je ne supporte pas l’inégalité, pourquoi l’autre a et je n’ai pas ? Je suis extrêmement jaloux des héritiers, de ceux qui ont tout eu et qui ne savent même pas en profiter. » Etonné, il ne comprend pas pourquoi sa mère ne quitte pas l’appartement où ils vivent tous les deux depuis vingt-deux ans, depuis sa naissance, « j’estime que c’est à elle de partir et de me laisser vivre ma vie »…

Ce garçon, qui peut parfois présenter une sorte de revendication paranoïaque, qui est très juste par ailleurs… « Pourquoi l’autre il a et je n’ai pas ? » il m’amène une réflexion tout à fait intéressante, il me dit : « chez l’humain tout est chimique, tout est réflexe, le mot ne compte pas, à quoi ça sert les mots ? On peut dire la même chose en plusieurs langues différentes, on peut dire n’importe quoi ça ne change rien à ce qui est. » D’après lui il n’y pas de noms irremplaçables, y compris les noms propres.

« Ce qui compte, dit-il, c’est ce qu’on ressent. Je peux par exemple dire le mot pastèque à la place de l’amour, ça ne change rien, les sensations de l’état amoureux elles seront toujours là, la tachycardie, la chimie du corps qui se modifie… on a pas besoin de nommer, ce qui est, est. »

Je lui ai quand même fait remarquer que dire à une fille : « je suis pastèque de toi », ne causait pas les mêmes effets que de lui dire « je suis amoureux de toi »…

Mais après tout, c’est quoi cette fonction de nommer ? D’où un nom nomme ? Autrement dit, d’où il se supporte un nom ? Qu’est-ce qu’un Nom ? Cela à l’air d’aller de soi, le donner nom, fonction du quatrième, fonction aussi du Symbolique, mais le Nom, à défaut de le rabattre du côté du Nom propre, du côté de l’héritage, de la filiation, qu’en savons-nous ? Qu’en savons-nous sur les noms premiers ? Est-ce que l’Imaginaire peut donner des noms ou encore quand tout à coup, c’est le Réel que se met à cracher des noms ? Ce sont des questions difficiles, pas évidentes…

Quand ce jeune homme est venu me voir pour la première fois, il s’est présenté ainsi : « bonjour, je m’appelle Ben et je suis le fruit d’un adultère » il me raconte alors que sa mère a eu une liaison avec un homme marié et que cet homme n’a pas été mis au courant de sa naissance… pas avant ses sept ans. Il l’a vu une fois, rien n’a pu se nouer entre lui et cet homme. Alors, je lui pose la question :

- Connaissez-vous le nom de votre père ?

- Vous voulez dire le père de mon Nom ?

Voici que la question est inversée et très instructive… Peut-être que ces sujets modernes pour qui le quatrième n’est pas opérant et qui ne sont pas psychotiques pour autant, la question première n’est pas celle du Nom, mais tout d’abord, celle d’identifier qu’est-ce qu’un Père?

Réponse à quelques objections côté français : je dirais que lire le nœud borroméen à trois comme relevant d’une forclusion du Nom du père, voir de la psychose est, à mon sens, une erreur majeure. Or, il est clair que le nœud à trois s’en passe du signifiant Nom du père, mais il ne se passe pas des noms du père, de la fonction père. Chez Lacan, le père n’est pas une incarnation. L’Autre n’existe pas.. Alors, qu’est-ce qu’un père ? On peut dire qu’il est l’effet de l’incorporation, l’incorporation d’un lieu vide, de ce point trou générateur qui est le tryskel. Lieu vide source des possibles, des identifications, des transmissions, et des fantasmes.

Thatyana Pitavy

Спасибо! 

 

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