Renseignements :
tél : (33) 0 142 601 443
fax : (33) 0 142 601 434
secretariat@freud-lacan.com


Pour une information complète, n'hésitez pas à consulter les sites des Écoles régionales et des Écoles nationales qui vous présentent en détail le calendrier de leurs nombreuses activités en province ou à l'étranger.


Journées d'étude

Samedi 17 et dimanche 18 novembre 2007
de 9h30 à 13h et de 14h30 à 18h (dimanche 17h30)
Espace conférence des Diaconesses
18, rue du Sergent Bauchat, 75012 Paris
(attention ! ne pas entrer au 12, rue du Sergent Bauchat qui est l'entrée de l'hôpital)
M° Nation ou Montgallet

Quels usages nos cultures font-elles du symbole ?

(cliquez ici pour lire l'argument complet des journées et ici pour le programme)


Le symbole est cette partie brisée d'une pièce de monnaie capable de s'adapter parfaitement à son autre moitié retrouvée.

S1 et S2, eux, ne peuvent s'adapter qu'à la condition du trou qui les sépare.

Voilà le symbole (pas moins diabolon) parfaitement original que S1, la psychanalyse, inaugure.

Charles Melman


Chaque discipline a sa propre définition et utilisation du symbole, gardant souvent de son étymologie sa double valence de séparation et de réunion, de division et de rencontre.

Garant de l'échange marchand avant la monnaie, le symbole reste un opérateur comme l'est son écriture pour les mathématiques et la logique.

En première approximation, dans le champ de la psychanalyse le symbole semble à situer entre le signe et le signifiant.

Ainsi parle-t-on des emblèmes d'une monarchie, des attributs du pouvoir, des insignes du père.

Lacan, travaillé par la linguistique, utilise une série de termes voisins mais distincts : la trace, le trait, l'insigne, le signe, le signifiant...

Le symbole n'est ni icône ni drapeau mais à contrario, soustraction, négativité du trop d'identité, point de manque dans le sujet et dans ce sens condition de l'émergence du désir.

Dans le séminaire Le transfert, Lacan nomme le seul signifiant dont il puisse dire que c'est un symbole, le phallus qu'il écrit Φ.

La signification phallique unit la sexualité et le langage pour les disjoindre selon les modalités que la clinique révèle - névrose, psychose et perversions.

Mais toute définition du symbole a son impossible, son réel en quelque sorte : nous disons régulièrement et avec la même assurance une chose et son contraire : il y a trop de symboles ! Tous ces textes et ces lieux sacrés au nom desquels la haine s'enracine. Il n'y a plus assez de symboles ! Plus assez de tiers symbolique et nos enfants sont captifs de l'agitation désordonnée qui inquiète tant aujourd'hui.

Les psychanalystes n'échappent pas à la tentation d'un appel au symbole enfin incarné, de crainte que fassent retour dans nos vies la violence, la ségrégation et la peur.

Comment ne pas mettre le symbole au service des biens pour reprendre la formule de "l'éthique de la psychanalyse" ?

Notons enfin la dérive progressive du symbole vers des formes e privatisation marchande, les marques et les logos ; le symbole devient image, comme nos politiques en abusent à loisir.

Alors sommes-nous encore capables de parler du symbole ?

Responsables

Jean-Louis Chassaing, Charles Melman, Jean-Jacques Tyszler

Consultez le programme

Invités participants :

Intervenants psychanalystes

Charles Melman et Claire Brunet, Jorge Cacho, Jean-Luc Cacciali, Jean-Louis Chassaing, Isabelle Dhonte, Omar Guerrero, Rebecca Majster-Veken, Pierre Marchal, Louis Sciara, Dominique Teixier, Esther Tellermann, Jean-Jacques Tyszler, Cyril Veken.
Lors d'interventions ou à l'occasion de tables rondes.

Éléments de bibliographies des auteurs :

Textes de préparation

Inscription aux journées

Joindre un chèque bancaire ou postal à l'ordre de l'Association lacanienne internationale - 25 rue de Lille, 75007 Paris

(cliquez ici pour lire l'argument complet des journées)