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Pour une information complète, n'hésitez pas à consulter les sites des Écoles régionales et des Écoles nationales qui vous présentent en détail le calendrier de leurs nombreuses activités en province ou à l'étranger.
École de Psychanalyse de l'Enfant à Paris (EPEP) et Association Freudienne de Belgique
18, rue de Sergent Bauchat, 75012 Paris (M° Nation ou Mongallet)
Comment parler du corps de l'enfant et de celui de l'adolescent, souvent au premier plan dans les symptômes qui mènent à consulter ? De quel corps s'agit-il ? Du corps qui provoque le regard ou l'oreille de l'Autre, ou qui, au contraire, se fait muet ? Du corps de la motricité érotisée et de la pulsion, du corps jouissant, du corps de l'addiction ? Ou encore de celui de la plainte, du traumatisme ou de celui sexualisé de l'adolescent tapageur ?
Comment parler de la monstration corporelle adressée à l'Autre, à la mère d'abord ? De ce corps réel où, dès avant la naissance, s'inscrivent et se nouent les signifiants de l'Autre ? Puisque le bébé humain est d'emblée pris dans le symbolique avant le besoin et l'image.
Comment le réel du corps fait-il symptôme dans le discours social consumériste actuel qui semble éluder si facilement la référence à la perte en entretenant une stimulation incessante de la consommation ?
Si, dans le meilleur des cas, l'enfant vient au monde comme « produit » de la rencontre sexuelle de ses parents, c'est un « produit » paradoxal puisqu'il est du même coup celui qui présentifie la perte ; perte réelle qui a présidé à sa conception puisque 1 + 1 = 1, perte symbolique de sa nomination qui le fait ex-sister dès sa naissance, mais aussi perte imaginaire puisqu'il se révèlera distinct du rêve dont ses parents l'avaient chargé.
Ces journées interrogeront la manière dont la place de l'enfant est articulée dans le discours des parents, à leurs manques, à leurs ratages et les conséquences sur la structuration du fantasme de l'enfant. Le discours dans lequel nous baignons tient-il compte de la restriction de jouissance (nécessaire à la vie collective) et de la représentation de la perte ? Comment le corps s'y trouve-t-il convoqué ?
Comment déchiffrer la clinique si variée des symptômes du corps de l'enfant, qu'il s'agisse du corps réel ou du corps déjà dénaturé par son inscription dans le langage ? Pouvons-nous la lire comme une tentative de subjectiver cette perte exclue du discours, comme un forçage réitéré pour qu'elle soit prise en compte ?
Toutes ces questions seront mises en débat pour tenter de décrypter ces manifestations complexes du corps de l'enfant et de l'adolescent qui montrent le sujet captif d'un discours social en pleine turbulence, désemparé pour articuler ses souffrances et pour se référer à une trame symbolique fiable.
Responsables : Marika Bergès-Bounès, Jean-Marie Forget, Christian Rey, Marie-Jeanne Segers
Tarifs :
Chèque à l'ordre de l'Association lacanienne internationale
=> Télécharger et imprimer l'annonce et la fiche d'inscription à ces journées.