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Journées de L'EPEP et du Cercle de l'Adolescence

Samedi 8 et dimanche 9 décembre 2007
de 9h30 à 13h et de 14h30 à 18h (dimanche 17h30)
Espace conférence des Diaconesses
18, rue du Sergent Bauchat, 75012 Paris
(attention ! ne pas entrer au 12, rue du Sergent Bauchat qui est l'entrée de l'hôpital)
M° Nation ou Montgallet

"Quelle place pour l'inconscient de l'enfant dans le monde actuel ?
Que nous en apprend la pratique psychanalytique avec les enfants ?"

La clinique des enfants et des adolescents est devenue l'objet d'une inflation médiatique dans le discours social qui se répercute dans le champ d'exercice des professionnels de l'enfance.

L'E.P.E.P, l'Ecole de Psychanalyse de l'Enfant à Paris l'a déjà mis en évidence à propos des enfants hyperactifs et surdoués. Les réactions suscitées par "le" trouble des conduites cette dernière année en rendent bien compte.

Cette inflation médiatique et les interrogations que la clinique suscite nous amènent à revisiter nos références théoriques.

Comment opère actuellement le refoulement pour l'enfant, dans la référence à un lieu radicalement autre, radicalement inaccessible, le lieu de l'inconscient, qui lui procure l'assise de sa subjectivité ? Comment saisir les manifestations d'émergence de l'inconscient, qui ne surgissent que dans des temps de "battements" fugaces ?

Comment faire la part, dans les manifestations actuelles, des effets du refoulement et des effets du déni qu'alimente le discours social ? Quel versant du symptôme rapporter à la structure subjective de l'enfant en construction, au discours familial ou à la logique sociale ?

Comment dégager de ces intrications de causalité des points forts pour entretenir notre vigilance à l'égard des surgissements imprévisibles de l'inconscient, mais aussi à l'égard de notre position symbolique, de nos outils conceptuels de travail et des orientations législatives qui tentent d'ordonner la place de chacun dans la vie en société ?

Dans les demandes de soins actuelles nous percevons des espoirs analogues à ceux qui sont suscités dans d'autres domaines par les succès scientifiques et les réalisations technologiques. Au souci légitime de résoudre la souffrance d'un symptôme s'est substituée l'exigence d'éradiquer un trouble. La recherche de la solution d'un problème supposait la prise en compte d'un manque alors que tout va actuellement dans le sens logique d'une obligation de résultat : l'adresse de la demande s'est réduite à une revendication de santé assurée et l'attention apportée au frayage de l'inconscient de l'enfant est étouffée par un savoir orthopédique sur lui.

Tout ceci semble évacuer la dimension même de l'inconscient qui fait cependant retour sous les termes des chansons provocantes "nique ta mère", ou dans "les happy slapping", offrant en miroir l'assujettissement suscité par le spectacle télévisuel.

Nous nous interrogerons sur l'incidence du discours social actuel sur la constitution de la subjectivité de l'enfant. S'agit-il encore d'un discours à proprement parler ?

Le discours privé, familial et social peut-il éluder la perte radicale qui préside à toute entrée dans la parole ou désamorcer le refoulement originaire qui préside à la constitution de l'inconscient ?

Nous examinerons les divers modes de symptômes mis en jeu par l'enfant en fonction de la place que la structuration de son fantasme lui fait occuper dans son rapport à l'objet perdu.

Nous aborderons les modifications législatives actuelles concernant les lois de la famille, instituant une "parentalité" qui vide de sa consistance le lien sexuel qui préside à la conception de l'enfant et prône un rapport contractualisé du parent à l'enfant.

Autant de questions incontournables suscitées par les impasses cliniques que nous rencontrons. Elles exigent une rigueur d'analyse pour dégager la portée symptomatique de ces manifestations, saisir les leviers servant d'appui à l'émergence et à la structuration de la subjectivité, dans le discours de l'enfant et de ses proches, comme dans la logique sociale et son articulation à la loi.

En préalable à ces journées de travail, le Vendredi 7 Décembre, à 20h30, à l'ALI, Christian Rey présidera une soirée de présentation du livre de Graciela Crespin que discuteront Marika Bergès-Bounes et Jean-Marie Forget : L'épopée symbolique du nouveau-né, chez Éd. Érès.

Samedi 8 Décembre de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 17h30

1 - Les incidences des lois de la famille sur la constitution de la subjectivité de l'enfant.

Président : Jean-Marie Forget - Discutant : Jean Périn

2 - Le fantasme et la perte

Président : Christiane Lacôte - Discutant : Jean-Jacques Tyszler

Dimanche 9 Décembre de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 17h30

3 - L'enfant et ses parents

Président : Martine Lerude - Discutant Annick Pétraud-Périn

4 -Symptomes et troubles

Président : Marika Bergès-Bounes - Discutant : Dominique Janin

Responsables

Marika Bergès-Bounes, Christian Rey, Jean-Marie Forget

Inscription aux journées

Joindre un chèque bancaire ou postal à l'ordre de l'Association lacanienne internationale - 25 rue de Lille, 75007 Paris