"L'erreur de Naccache : le désir a ses "raisons" que les neurosciences cognitives ignorent"
Auteur : Jacques Béraud 05/06/2010
Présentation par Jean-Louis Chassaing
Lorsque nous avons lu dans le groupe de travail de Clermont-Ferrand le livre d'Antonio Damasio dont il est question ici, il y a de cela quelques années déjà, Jacques Béraud, pédopsychiatre, était intéressé par la neurologie. Le titre qu'il veut bien donner là est à la fois amusant, du fait des titres pleins de "tromperies" des ouvrages de Damasio - Descartes - et de Naccache - Freud/Colomb -, et très pertinent ! Tous ces gens qui font du bon travail et des erreurs... de coureurs de fond ! L'un quant à la séparation corps/esprit, et/ou raison et émotions ; l'autre dans le continent (noir désir ?) découvert ! C'est plutôt stimulant. D'autant que ces ouvrages - Damasio et Naccache, sont aussi passionnants ! Mais comme le montre subtilement Jacques Béraud, un glissement s'est opéré de l'un à l'autre, le réel étudié n'ayant pas le même contexte si ce n'est le même départ : clinique pour l'un, laborantin théorique pour l'autre. Certes cela peut paraitre réducteur du fait de la qualité de ces ouvrages et de ces penseurs, mais ce repérage témoigne de l'époque actuelle. Le penchant pour Damasio dépasse les neurosciences lorsqu'une émission qui lui fut consacré, il y a longtemps, le montre amateur de musique classique - quelle émotion ! - notamment en compagnie de Maria Joao Pires, pianiste renommée, d'origine portugaise elle aussi, et dont les interprétations de Chopin ou de Mozart sont "chavirantes" !
Alors, et ce sera mon mot, nous avions dans le même temps étudié Die Verneinung, ce texte si dense, si court, si difficile et si merveilleux de 1925 de Freud. Texte dans lequel Freud justement, avec le seul laboratoire de sa pratique avec des patient(e)s, de ses lectures et de sa puissance de réflexion et d'élaboration, construit, à travers notamment la notion de jugement en liaison avec le principe de plaisir et l'épreuve de réalité, le lien et la distinction des perceptions et des représentations. "L'étude du jugement nous ouvre peut-être pour la première fois la compréhension de la naissance d'une fonction intellectuelle à partir du jeu des motions pulsionnelles" (dans la si édifiante et érudite traduction expliquée de Jean-Claude Capèle et Daniel Mercadier, in Le Discours Psychanalytique, N°3 ; pp 32-39). L'intellect n'est pas pure pensée ; les émotions, ou l'affect, ce qui est quelque peu distinct je ne rentre pas dans ces précisions importantes, comme le dit Lacan est "bordure du langage" et non pur corps. Freud encore "L'opposition entre subjectif et objectif n'existe pas dès le début. Elle se produit seulement par le fait que le penser possède la faculté de réactualiser dans la représentation, par reproduction, quelque chose de perçu une fois, alors que l'objet n'a plus besoin d'être présent dehors". Question du dedans et du dehors, du penser et de l'objet etc. Il était intéressant de lire Damasio à coté "La raison des émotions" ! Bien sûr, Die Verneinung s'établit sur le refoulement, moyen de défense qui situe ce continent Autre qui ne sied pas à Naccache bien qu'il le reconnaisse parfois - c'est fort ! L'inconscient.
Je laisse le mot à Jacques Béraud.
"Outre une compétence générale, le thérapeute cognitiviste doit avant tout être un bon thérapeute. Il doit être chaleureux, empathique, engagé, authentique et capable d'établir un rapport sympathique avec son patient... En aidant le patient à appliquer la raison et la logique d'une manière empirique à ses problèmes, le thérapeute cognitiviste lui offre les instruments nécessaires pour résoudre ses problèmes ou les confronter avec plus d'efficacité... Le style est collaboratif, thérapeute et patient travaillant ensemble à définir et résoudre les problèmes. L'analogie est celle de deux "savants" travaillant en collaboration" (1). Ces quelques lignes tirées d'un ouvrage de thérapie cognitive posent d'emblée l'étendue du problème. "Thérapeute chaleureux", "collaboration", "rapport sympathique",..., autant de formulations qui posent questions quand on veut s'ériger d'un label "science" ou "scientifique", prétention d'autant plus suspecte quand on sait que beaucoup d'entreprises réductionnistes en science ont pu servir à des oeuvres totalitaires.
Pour reprendre les propos du collègue Jean-Louis Chassaing dans son article "Le cognitivisme ou le miroir de la "connaiscience"" (2), c'est bien d'irritabilité qu'il s'agit. Et si elle est déjà bien présente depuis que les T.C.C. (thérapies cognitivo-comportementales) se targuent de fonder leur pensée et leurs théories sur les neurosciences - créant ainsi une confusion entre les deux-, elle est aujourd'hui renforcée par les ouvrages dits "philosophiques" (cf. Michel Onfray : Le crépuscule d'une idole, l'affabulation freudienne (3)) qui veulent faire passer la psychanalyse pour une escroquerie.
Il y a de cela quelques années, dans le cadre d'un groupe de travail des oeuvres de Freud, alors que nous étions entrain d'étudier l'ouvrage Contribution à la conception des aphasies, paraissait un ouvrage de recherche neurologique, de neurosciences au sens propre et éthique du terme, L'erreur de Descartes. La raison des émotions (4), du Pr Antonio Damasio, responsable du département de neurologie de l'université de Iowa. "Hors de la vue, présent à l'esprit, mais sans que ça compte" (5), c'est ainsi que Damasio qualifiait les perceptions étudiées chez les patients atteints de lésions frontales. Durant des années, avec son équipe, il a étudié les réactions à une batterie de tests d'une vingtaine de patients, tous atteints de lésions cérébrales d'ampleur variable. Les points communs entre tous ces malades : aucun n'avait perdu l'usage complet de leurs sens - ils voyaient, entendaient, parlaient... - ou de leur intelligence logique. Ils semblaient à première vue normaux. En revanche, tous présentaient des déficiences émotionnelles graves - incapacité à exprimer ou à reconnaître la peur, à ressentir la joie par exemple, caractéristiques des zones cérébrales qui avaient été touchées. Tous avaient subi un profond changement de personnalité. Aucun ne parvenait à prendre de décisions. Ceci, explique Antonio Damasio, car contrairement à ce que croyait Descartes et à la tradition rationaliste, la raison n'existe pas à l'état pur. Elle ne peut fonctionner que si elle est alimentée par les émotions que l'homme ressent à tout instant, et qui déclenchent des signaux dans son corps - le noeud à l'estomac, la boule dans la gorge, le rire, les sueurs froides - qui, à leur tour, vont aller nourrir et infléchir les mécanismes du raisonnement. Sans elles, même s'il est bel et bien vivant, l'individu a perdu son âme. Damasio avance l'hypothèse "que la faculté de raisonnement dépend de plusieurs systèmes de neurones oeuvrant de concert à de nombreux niveaux de l'organisation cérébrale, et non pas d'un seul centre cérébral". Il relie la perception des émotions avec des régions du cerveau où se projettent et sont intégrés les signaux en provenance du corps : "le psychisme n'existe que par et pour un organisme intégré" (6). Tout au long de son ouvrage, le Pr Damasio n'aura de cesse de répéter que ses théories obéissent "au modèle du voyage de découverte jamais terminé", et que ce qui est présenté, ce sont des hypothèses et leur mise à l'épreuve, non pas un catalogue de certitudes.
Pourquoi mettre en exergue cet ouvrage ? Certes le neuro-physiologue A.R. Damasio fait oeuvre importante en psycho-sociologie et en épistémologie, mais il argumente d'abord sa thèse en neurologue, attentif à la complexité du cerveau humain et plus encore peut-être à celle du corps vivant au sein duquel s'enchevêtre le système nerveux. Et parce qu'il s'agit d'abord d'un ouvrage de recherche et que l'auteur s'appuie sur une sémiologie clinique riche et détaillée - qu'il a pris le temps d'observer sur ses patients, il va sans dire, - pour secondairement mettre en place sa réflexion et sa théorie, et non le contraire. C'est de là que provient l'irritabilité que l'on ressent lorsqu'on parcourt les propos de L. Naccache dans Le nouvel inconscient. Freud, Christophe Colomb des neurosciences (7). Et c'est en avançant des comparaisons entre d'un coté l'analyse clinique que Freud essayait de développer pour asseoir progressivement ses théories psychanalytiques et de l'autre les techniques employées en laboratoire pour "présenter des stimuli dans des conditions subliminales masquées" à ses patients, que Naccache conclue tout de go : "l'inconscient Freudien ne semble être qu'une construction imaginaire et fictive... un besoin vital que nous avons d'inventer des fictions mentales pour arriver à exister" (8) ! Stanislas Dehaene, non sans détours et un quelconque embarras dans la tournure de ses phrases, accepte de mettre un certain bémol à toutes ces démonstrations expérimentales : "Le second obstacle à l'établissement d'une théorie de la conscience est d'une autre nature. [...] le cerveau fonctionne sur un mode anticipatoire, sans cesse actif, ressassant le passé pour anticiper le futur. Cependant, la psychologie cognitive néglige souvent cet état interne du sujet conscient, se contentant de le bombarder de stimuli et de recueillir ses réponses" (9). Tout de même !
Dans une revue neuropsychiatrique qui publie une interview de L. Naccache, il existe un éditorial pour le moins intéressant dans son contenu et qui pointe subtilement cet écart et cette difficulté, pour ne pas dire impossibilité, à pouvoir ouvrir un dialogue entre T.C.C. et psychanalyse, non par opposition de principe, mais par un écart insolvable de position clinique et thérapeutique. Dans cet éditorial intitulé "Erreur ou illusion" (10), le docteur Christophe Recasens pointe bien, me semble-t-il, l'erreur de L. Naccache quant à son oubli - (dé)négation - du désir. Effectivement écrit-il "Freud partait moins à la recherche de nouveaux mondes à découvrir qu'à la rencontre de l'histoire des hommes... Dans L'avenir d'une illusion, publié en 1907, Freud s'intéresse à la différence qui met en cause le raisonnement, et l'illusion comme réalisation de nos désirs... Dans le même article, Freud situe l'échec de Christophe Colomb dans le registre de l'illusion, parce que "la part de désir que comportait son erreur est manifeste". Mais ne nous a-t-il pas apprit que le désir est omniprésent, y compris dans la recherche de la connaissance ?". Freud précise quelques lignes après : "Ce qui caractérise l'illusion, c'est d'être dérivé des désirs humains... Ainsi nous appelons illusion une croyance quand dans la motivation de celle-ci la réalisation d'un désir est prévalante, et nous ne tenons pas compte, ce faisant, des rapports de cette croyance à la réalité, tout comme l'illusion elle-même renonce à être confirmée par le réel" (11). C'est ici que se situe le point d'erreur fondamental de L. Naccache dans son analyse entre, comme il le nomme, "la cacophonie théorique chez les psychanalystes" (12), et les neurosciences de la cognition, penser que la psychanalyse est une affaire d'interprétation et de fiction ! Pour cela, il avance naïvement et de façon plaquée son point de vue quant à la position de l'analyste : "la principale faute professionnelle aggravée que le psychanalyste puisse commettre : croire à la "réalité psychique" de la même manière qu'il croit à la "réalité objective" visée par la science. [...] En se tenant au fait des avantages des neurosciences de l'esprit, l'analyste peut ainsi se préserver de croire à ses fictions comme du réel extérieur et objectif" (13). Quid de la parole ? Celle du patient bien sûr. Quid de l'association libre et du transfert ? Quid du désir et du sexuel dans le désir de chacun ? Alors oui, il existe bel et bien un "réel" écart insolvable - qui lui n'est ni une fiction, ni une croyance - entre le savoir neuroscientifique, comme L. Naccache veut le démontrer, et la psychanalyse. C'est ce que reprenait J.-L. Chassaing dans son article (14) en citant Octave Mannoni : "La psychanalyse n'est pas simplement constituée par un savoir, encore moins par une technique, elle a pour objet propre le rapport que le savoir entretien avec l'inconscient". Lacan affirme les choses formellement : "dés qu'il y a quelque part le sujet supposé savoir,... il y a transfert" ; "c'est le désir de l'analyste qui en dernier terme opère dans l'analyse" (15). Dans le séminaire "L'éthique de la psychanalyse", il donne une formule tranchante qui scelle la position psychanalytique : "je propose que la seule chose dont on puisse être coupable, au moins dans la perspective analytique, c'est d'avoir cédé sur son désir" (16). Ceci en réponse à "la faute professionnelle du psychanalyste" selon L. Naccache !!
Pour terminer, revenons à L'esquisse d'une psychologie scientifique de Freud et à A. Damasio. Tout d'abord Damasio. Il termine son ouvrage avec prudence, celle du chercheur qui n'a pas encore atteint son but, en mettant en avant ce qu'il décrit comme "un certain dualisme cartésien dans l'attitude des spécialistes des neurosciences pour présenter les processus mentaux comme des phénomènes cérébraux uniques faisant oubli du reste de l'organisme, ainsi que de l'environnement social et physique" (17). Quant à Freud, sa préoccupation constante a longtemps été de "faire rentrer la psychologie dans le cadre des Sciences naturelles, c'est à dire à représenter les processus psychiques comme des états quantitativement déterminés de particules matérielles distinguables, ceci afin de les rendre évidents et incontestables" (18). Là est la Deuxième erreur de L. Naccache dans sa démonstration quant à "Freud, Christophe Colomb des neurosciences". Cette manière de faire référence au travail de Freud dénote une totale méconnaissance de la façon dont il procédait. Freud ne s'est pas trompé de continent : il s'agissait bien de psychanalyse donc d'inconscient freudien, et de rien d'autre, qu'il était en train d'explorer et d'élaborer. Dans sa rédaction de l'Esquisse, Freud prend pour point de départ les connaissances neurophysiologiques de son époque sur les neurones et les influx nerveux. Sa démarche est rigoureusement scientifique, et part de faits d'observation neurophysiologiques et psychologiques. Freud reconnaîtra qu'à défaut d'introduire des concepts, l'investigateur ne sera pas en mesure de décrire les processus de la psychologie des profondeurs et de les observer. C'est en s'appuyant sur ces constatations qu'il estimera être obligé de forcer ses concepts. Son regret de ne pas pouvoir s'appuyer sur des concepts biologiques n'est rien d'autre que le regret d'un scientifique conscient non pas d'introduire une nouveauté mais un renversement de point de vue. Ce cheminement l'amènera à renoncer définitivement à fonder la psychanalyse sur la neurophysiologie. Et cette audace lui permettra d'installer la psychanalyse dans un champ d'exercice qui lui est singulier. C'est pour cela que L. Naccache s'est trompé en voulant opposer les théories freudiennes à ses démonstrations neuroscientifiques. La psychanalyse n'est pas "opposable" aux T.C.C. C'est autre chose. Et la confusion est totale chez L. Naccache quand il essaie de conclure : "le psychanalyste devrait, je pense profondément, respecter le fossé creusé par Freud entre les sciences du système nerveux et la psychanalyse afin de ne pas chercher à unir ces deux sources d'informations sur la vie psychique" (19) - merci pour le conseil! Les psychanalystes, depuis longtemps, en ayant lu Freud, s'étaient aperçus de l'écart ; mais ajoute-t-il quelques lignes plus loin "je pense qu'un analyste doit se tenir informé des neurosciences de la cognition... (pour ne pas) croire à la "réalité psychique" de la même manière qu'il croit à la "réalité objective" visée par la science" (20). Il faudrait savoir ! D'un coté se distancier des sciences, de l'autre s'en rapprocher par des injections de rappel! A partir de ces préalables, le voeu pieux de certains (21) - dans un amalgame des termes et dans la plus grande confusion des genres - de trouver des points de recoupements entre neurosciences et psychanalyse devient ici, à ce point de non rencontre, pour le coup une fiction et non une illusion, au sens freudien du terme, et "... d'un point vue épistémologique, l'invitation à un dialogue devient une tentative de subordination théorique" (22).
Puisse-t-on penser qu'il ne soit pas encore trop tard pour que les jeunes internes en formation dans leur cursus de psychiatrie ne soient pas définitivement "noyés" par et dans les sciences cognitives. J'en veux pour preuve cet interne du service dans lequel je travaille encore, qui l'autre jour demande un bilan neuro-psychologique à la psychologue de l'UETD (Unité d'Evaluation des Troubles du Développement) pour un adolescent hospitalisé dans le service. A ma grande surprise - mais pas à la sienne malheureusement - je lui demande pourquoi, en insistant sur mon étonnement et ma contrariété. "Parce qu'il a du mal à se concentrer en scolaire" me répond-il. Donc à la question : "pourquoi ce symptôme chez cet adolescent ?" ; réponse : "un bilan neuropsychologique". Je n'ai pas besoin de rajouter que les conclusions du "bilan" ne révélaient aucune déficience ni cognitive ni d'apprentissage chez cet adolescent, tout "simplement" déprimé, mais encore fallait-il prendre le temps de l'entendre parler de sa dépression.
Nancy Andreasen, scientifique renommée, qui a beaucoup travaillé dans le champ clinique et dans la recherche expérimentale dans la schizophrénie, pointait en 1998 la pénurie de psychothérapeutes à laquelle les Etats-Unis allaient être confrontée, et par là même les limites des effets des médicaments psychotropes : "Où sont les études psychopathologiques ? Où est passée la clinique ? Moins "scientifiques", celles-ci n'intéressent plus les jeunes chercheurs. Faudra t-il appeler les Européens pour que leur tradition de recherche psychopathologique sauve "la science américaine"... Nous avons besoin de faire un sérieux investissement dans la formation d'une nouvelle génération de réels experts dans la science et l'art de la psychopathologie... Appliquer la technologie sans être accompagnés de cliniciens avisés, possédant une expérience spécifique en psychopathologie, deviendra une entreprise solitaire, stérile et probablement sans fruit" (23). Dont acte!
Notes
(1) I.M. Blackburn, J. Cottraux. Thérapie cognitive de la dépression, Paris, Masson, 2e éd. Révisée, 2001, p. 58-59.
(2) J.-L. Chassaing, Le cognitivisme ou le miroir de la "connaiscience", Journées d'étude/retour sur les journées. Site Freud-Lacan.com, rubrique Articles, 14/07/2009.
(3) "Onfray déboulonne Freud", Le Point, jeudi 15 avril 2010, n° 1961, p. 71-73.
(4) A.R. Damasio, L'erreur de Descartes. La raison des émotions, Ed. O. Jacob Sciences, Paris, Mars 1995, 368p.
(5) A.R. Damasio, op. cit., p. 279.
(6) A.R. Damasio, op. cit., p.13.
<(7) L. Naccache Le nouvel inconscient. Freud, Christophe Colomb des neurosciences, Ed. O. Jacob poches, Paris, février 2009, 465p.
(8) L. Naccache "Le nouvel inconscient", Abstract psychiatrie, 21 ; 2006, p.12-14.
(9) S. Dehaene, Vers une science de la vie mentale, Leçon inaugurale n° 186 prononcée au Collège de France le jeudi 27 avril 2006. Ed. Collège de France/Fayard, 2006, p.83.
(10) C. Recasens, "Erreur ou illusion ?", Abstract psychiatrie, 21, 2006, p.3.
(11) S. Freud, L'avenir d'une illusion, PUF, Paris, 10e éd., novembre 1993, p. 44-45.
(12) L. Naccache, op. cit., p.426.
(13) L. Naccache, op. cit., p.434.
(14) J.-L. Chassaing, op. cit.
(15) Paul-Laurent Assoun, "Lacan", Que sais-je ?, Ed. PUF, 2e éd., septembre 2009, p. 98-99.
(16) J. Lacan, L'éthique de la psychanalyse, Séminaire 1959-1960, Leçon du 6 juillet 1960, Document interne à l'ALI, p. 513.
(17) A.R. Damasio, op. cit., p.313.
(18) S. Freud, "L'esquisse d'une psychologie scientifique", in La naissance de la psychanalyse, 6e éd. PUF, Paris, 1991, p. 315.
(19) L. Naccache, op. cit., p. 433.
(20) L. Naccache, op. cit., p. 434.
(21) Colloque International : "Vers un dialogue entre la psychanalyse et les neurosciences". 18 décembre 2008, Université de Rennes. Argumentaire : "... Les retombées attendues de ce colloque sont des collaborations s'inscrivant au croisement de la Psychanalyse et des Neurosciences, tout en préservant et en respectant la spécificité de chacun. L'analyse des supports et substrats biologiques pourrait bénéficier d'une approche complémentaire psychanalytique travaillant sur le sens des symptômes et replaçant ces symptômes dans le contexte de l'histoire singulière du sujet. Inversement, les progrès de la biologie peuvent aussi nous aider à mieux comprendre les relations entre les états mentaux et les états biologiques.... L'approche psychodynamique intégrée à une approche biologique pourrait insuffler un dynamisme à l'étude des maladies mentales...".
(22) N. Gougoulis, "Inconscient psychanalytique et neurosciences", Abstract psychiatrie, n°214, avril 2000, p. 15-17.
(23) N.C. Andreasen, "Understanding schizophrenia : a silent spring?", Editorial, Am. J. Psychiatr., 155, 1998, 1657-1659.
