Les journées Internationales

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Évitements, phobies, et angoisses des enfants et des adolescents

  • Organisateur(s) : Association Lacanienne Internationale Paris
  • Responsables : Colette Robert-Brini, Marika Bergès-Bounes, Véronique Bellange, Christian Rey, Jean-Marie Forget
  • Du samedi 10 décembre 2011 au dimanche 11 décembre 2011 de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 17h30
  • Lieu de déroulement : Paris FACULTÉ DE MÉDECINE SAINT-ANTOINE, Grand Amphithéâtre - 27 rue Chaligny - 75012 (France)Google Maps
  • 01 42 60 14 43

Les manifestations phobiques des enfants et des adolescents se multiplient à l’heure actuelle. Elles  se présentent cliniquement sous des formes diverses, notamment liées à un animal, à un aliment, à un objet, ou encore à une situation, comme dans l'angoisse sociale ou la phobie scolaire.

Ces manifestations phobiques s'accompagnent le plus souvent d'angoisse ou d'un comportement d'évitement qui peuvent a priori être compris comme des réserves, des inhibitions, voire une simple timidité.

Chez l'enfant, les moments phobiques surviennent à un moment de franchissement , lorsque l'enfant quitte son statut d'objet choyé, de « petit trésor » pour passer à un statut de sujet dans un rapport à la castration. Plus largement, les manifestations phobiques surgissent bien souvent au moment d'un certain engagement dans une vie "d'adulte " (entrée dans les exigences scolaires, choix d'études, éloignement du milieu familial, séparation amoureuse etc....)

Nous pouvons avancer que toute manifestation phobique révèle d'abord un rapport particulier et problématique du sujet à l'espace, même dans les phobies d'objet, où ce dernier ne semble  là que pour marquer (et masquer) un point, un seuil, qui puisse faire point fixe dans l'espace du sujet.

Qualifiée d’hystérie d’angoisse chez S. Freud, pointée comme « plaque tournante » par J. Lacan, cette « maladie de l’imaginaire », telle que Ch. Melman[1] la désigne se caractériserait par l’appui qu’un sujet, en mal de repère symbolique, irait chercher dans l'Imaginaire.

J.Lacan a mis en évidence, à propos du petit Hans que c'est un lien imaginaire de continuité à l’objet désiré, qui se substitue pour lui au lien symbolique à un objet qui serait inaccessible. L’angoisse surgit là où cette opération symbolique est défaillante. Et la stratégie de substitution, capable dans un premier temps d'apprivoiser l'angoisse, se révèle inefficace en ceci que les limites qui ne sont pas posées dans le symbolique s’imposent de façon envahissante dans le réel.

On voit alors combien un espace social ponctué d'injonctions en tout genres (écrans et caméras omniprésents, gadgets parlants, labyrinthes commerciaux ou autoroutiers truffés de panneaux indicateurs, etc ) laisse le sujet angoissé devant ces signes qui sonnent pour lui comme des impératifs. Il semble  possible de rapporter les manifestations cliniques à la logique du discours où elles se constituent, discours de l'Autre, discours des proches ou discours social où se repère la labilité du symbolique caractéristique des discours techno-scientifique et consuméristes ambiants.

Au cours de ces journées, nous souhaitons préciser la spécificité des manifestations phobiques qui se présentent au clinicien pour saisir les appuis structuraux qu’il aurait à se donner dans la suite de travaux déjà développés[2]. Cela devrait nous permettre une meilleure appréhension des embarras que suscitent ces "maladies de l'imaginaire " dans la mise en place de la subjectivité chez l'enfant et l'adolescent.

 


[1] Melman Ch,  in « Les phobies », Le trimestre psychanalytique, Grenoble, 1989, 167 p.

[2] « Les phobies », in  Le trimestre psychanalytique, déjà cité.

 

Réunions préparatoires

Enseignements

Programme

Samedi 10 décembre

Matin – 9 h 30 à 12 h 30 

"j'peux pas!" : quel enjeu pour la phobie des enfants : l'évitement, l'embarras ou l'appel ?

Président : Jean-Marie Forget - Discutante : Véronique Bellangé

Colette Brini : Introduction

Marika Berges Bounes : Phobie et difficultés d'apprentissage

François Benrais : Les " décrocheurs"

Corinne Tyszler : Phobies de l'adolescence

Après-midi – 14 h 30 à 17 h 30

Clinique de l'imaginaire

Président : Christiane Lacôte - Discutante : Sandrine Calmettes Jean

Jean-Marie Forget : Les phobies, une consommation de l'Autre

Marie Jejcic : L'éloge de la phobie

Dominique Desveaux : La lettre ou le lit de l'éclosion phobique.

Nazir Hamad : La phobie comme signifiant

Dimanche 11 décembre 

Matin  - 9 h 30 à 12 h 30 

Quelle place pour le réel ?

Président : Marika Bergès Bounes - Discutant : Louis Sciara

Josianne Froissart : Psychose phobie ? une clinique de la négation

Paula Cacciali : L'abri phobique et l'abri du fantasme

Marie-Christine Laznik : Une phobie des chiens et une passion pour les animaux mordants

Après midi – 14 h 30 à 17 h 30 

Qu'appelons nous phobie aujourd'hui ?

Président : Jean-Jacques Tyszler - Discutant : Christian Rey

Michèle Dokhan : Les manèges de la phobie

Jean Brini : Espace, nodalité et phobie

Charles Melman : Les conditions déclenchantes de la phobie

 

Tarif

  1. Individuel125 €
  2. Etudiant60 €sur présentation de la carte universitaire
  3. Formation continue175 €

Informations détaillées pour la journée du 10/12/2011

Informations détaillées pour la journée du 11/12/2011