Les journées Régionales
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Le noeud borroméen, à quoi ça sert ?
- Organisateur(s) : ALI - Ecole Psychanalytique du Centre Ouest
- Responsables : Alain Harly, Michel Jeanvoine, Claude Savinaud, Janie Bozier, Marie-Christine Salomon-Clisson
- Le samedi 06 juin 2009 A partir de 9h45
- Lieu de déroulement : Poitiers Cité hospitalière de la Milétrie, 350, avenue Jacques Coeur - 86021 (France)Google Maps
Informations pratiques Transport : A partir de Paris-Montparnasse par le TGV n° 7951-7953, départ à 8 h 10, arrivée à 9 heures 32 en gare de Poitiers ; retour avec le TGV n°8456-8158, départ à 18 heures 41, arrivée à Paris à 20 h 15. Pour se rendre à la Bibliothèque du Centre Henri Laborit qui se trouve à l'extérieur de la ville, dans la cité hospitalière de La Milletrie, il y a deux possibilités : - Le taxi en gare de Poitiers (tel : 05.49.88.12.34.), - Un voiturage peut être envisagé à partir de la gare, (Rendez-vous à la " dépose voyageur "), si nous sommes prévenus à temps. Repas : Nous réserverons dans un restaurant proche. Prière de s'inscrire dès que possible. Pour toute information, on peut joindre Marie-Christine Salomon-Clisson (05.49.66.06.35.) ou Alain Harly (05.49.88.84.09 ou 06.84.78.45.49. et par Mail : alainharly@wanadoo.fr).
- 05 49 39 29 64Email: epco2@wanadoo.fr
Depuis plusieurs années, au sein de l'EPCO, un petit groupe de travail s'est donné pour objectif de s'initier à la topologie des noeuds et de suivre les dernières élaborations de Jacques Lacan, à partir du séminaire " Encore ", et surtout " R.S.I. " et " le sinthome ", et de tenter alors des articulations nouvelles avec la clinique psychanalytique. Ce n'est pas sans difficulté puisqu'il nous faut entrer dans un domaine étranger pour la plupart à notre cursus. Il y a surtout à sortir des catégories de pensée et de représentation qui font notre habitus, y compris notre idée d'un appareil psychique héritée de l'enseignement de Freud. Il y aurait là, il faut bien le dire, de quoi décourager les plus téméraires, voire de provoquer quelques rejets. Et pourtant nous insistons dans cette exploration et avançons à petits pas dans l'étude des derniers séminaires de J. Lacan qui nous mettent bien souvent en difficulté, mais qui fréquemment nous saisissent par leurs fulgurances. A suivre les linéaments de cette pratique des noeuds nous y retrouvons les inflexions de lalangue, ce qui nous laisse si souvent surpris, étonnés, déplacés. Nous n'en revenons jamais d'être délogés par la logique de l'inconscient. C'est bien pourtant à cet improbable et à cette surprise que la psychanalyse nous convie. Il arrive même qu'il nous soit possible d'indiquer un chemin, d'avancer un bout d'échafaudage, de fabriquer un essai de clinique nodale sur telle ou telle figure de l'expérience, comme celle de la débilité, de l'anorexie, de l'hyperactivité, etc. S'agit-il d'un mode d'interprétation qui viendrait en rajouter du coté d'une représentation, ou bien y-a-t-il dans le maniement même du nouage la mise en acte d'un réel qui nous concerne en tant que sujet et en tant que praticien ? C'est donc sur cette voie, avec ces tâtonnements que nous proposons cette journée d'étude afin de mettre à l'épreuve de l'échange quelques hypothèses.
Réunions préparatoires
Enseignements
Programme
9 h 45 : Accueil
10 h 00 : Le noeud borroméen n'est pas un modèle à suivre ! par Alain Harly. Nous nous proposons ici de donner quelques éléments pour s'initier à la construction du noeud borroméen de façon que des participants peu avertis de ce qui fut la dernière grande proposition théorique et clinique de Lacan puissent saisir comment cette invention a surgi comme nécessaire dans son ouvrage. On peut avancer dans ce domaine sans avoir une formation mathématique approfondie, ce qui serait plutôt convoqué ici c'est une certaine familiarité avec les formations de l'inconscient. Nul espoir pourtant d'y trouver un modèle qu'il suffirait d'appliquer. Il s'agirait plutôt d'un savoir-faire quelque peu artisanal, d'un maniement qui s'apparente aux " noeuds de langage ", bref à ce qui fait le quotidien de la pratique analytique.
11 h 00 : La fonction noeud par Michel Jeanvoine. Dans la leçon du 11 février 1975 de son séminaire intitulé RSI Jacques LACAN évoque pour la première fois ce qu'il appelle la " fonction noeud ". Et il apparaît fécond en effet de bien différencier, voire d'opposer, le noeud borroméen et le nouage borroméen. Et de pouvoir ainsi soutenir cet écart nous permet la fabrique d'une clinique qui nous apparaît nouvelle et vive. Il y aurait ainsi non pas du noeud, mais du nouage qui nous serait suggéré par le réel et dont nous aurions à soutenir la lecture et les conséquences. Et ce trajet n'est autre que celui de Jacques LACAN lui-même guidé et orienté par ce réel qui dit non et nous commande. C'est dans ses pas, et dans cette voie, que nous essayons de fabriquer cette clinique neuve où la clinique des psychoses tient une place centrale.
14 h 30 : Remarques sur la structure perverse par Alain Harly. Dans quelle mesure le support de la nodalité viendrait éclairer le clinicien dans l'embarras et le malaise qu'il rencontre avec les sujets pervers ? Quel est cet étrange rendez-vous qui est donné ici, si rarement pour qu'un travail psychanalytique s'engage, et qui pourtant convoque une irrecevable fraternité ? S'agirait-il de nous reconnaitre par notre participation au lien social dans la complicité d'un meurtre qui fonde ce lien même, comme le mythe freudien de la horde primitive nous y invite ? Pouvons-nous mettre en jeu cette radicale ambiguïté avec la pratique des noeuds ?
15 h 30 : La clinique de la perversion peut-elle se lire avec l'aide du nouage borroméen ? par Claude Savinaud. Notre intervention part d'un questionnement sur la position perverse comme un mode de suture du Sujet confronté au non rapport entre les sexes. La lecture du séminaire de Jacques LACAN "le sinthome" nous donne de nombreuses indications topologiques et cliniques: "Ce n'est pas que soient rompus le Symbolique, l'Imaginaire et le Réel qui définit la perversion, c'est qu'ils sont déjà distincts et qu'il en faut un quatrième qui est sinthôme à l'occasion . . . (p.18) . Cette proposition suit la place que Lacan donne au Nom-du-Père comme 4ème cercle et indique la perversion comme une version du Père qui est aussi un sinthome. Le Réel n'a d'existence que de trouver dans le Symbolique et l'Imaginaire l'arrêt. Est-ce que cet arrêt fait surgir le recours à l'acte ? La clinique du recours à l'acte sexuel transgressif pour échapper à une passivation du Sujet, une désincarnation de son discours par rapport au corps (discord) entre S et I place le Réel dans une position tierce. La jouissance phallique est éprouvée comme parasitaire entre S et R et implique un quatrième cercle.
Tarif
- Individuel30 €
- Gratuit pour les membres de l'EPCO
