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Soirée de la Fondation Européenne pour la psychanalyse - Quelle responsabilité pour les psychanalystes concernant les nouvelles classifications type DSM ?

  • Organisateur(s) : Fondation Européenne pour la psychanalyse
  • Le mardi 07 février 2012 de 21h15 à 23h00
  • Lieu de déroulement : Paris Maison de l'Amérique Latine, 217, Boulevard Saint-Germain - 75007 (France)Google Maps

La critique des différents « DSM » qui se sont succédés jusqu’à aujourd’hui peut être faite de bien des points de vue. Pour leur abord purement descriptif, a-théorique, des « troubles » qu’ils répertorient. Pour leur généralisation dans la psychiatrie contemporaine, où ils induisent une « pensée unique » qui stérilise toute recherche. Pour leur lien, clairement et statistiquement repérable, avec les intérêts de l’industrie pharmaceutique – que l’on pense au danger que représente, là où la « pensée DSM » s’est imposée, la diffusion à grande échelle du traitement des enfants par la Ritaline.

À toutes ces critiques, les psychanalystes sont fondés à en ajouter une autre, qui est essentielle. C’est que la conception de la « pathologie mentale » qui tend à s’imposer aujourd’hui, et dont les DSM représentent la pièce maîtresse, dégrade l’homme jusqu’à en faire un organisme réduit à sa dimension biologique, et voué à tous les conditionnements comportementaux. Sur des questions spécifiques, comme celle de la souffrance psychique et de la clinique du sujet, les psychanalystes possèdent les concepts critiques adéquats aux problèmes posés, et leur responsabilité s’en trouve ainsi plus particulièrement engagée.

Il n’est donc pas étonnant que les psychiatres qui ont initié en 2010 un mouvement anti-DSM soient tous des psychanalystes appartenant aux diverses associations du mouvement freudien (consultez à ce propos le site http://initiative-arago.org). Nous avons aujourd’hui à amplifier ce mouvement, un an avant la publication du prochain DSM V, dont les prétentions deviennent désormais insupportables, d’autant que leur ambition est de marginaliser complètement la psychanalyse en l’éliminant des lieux de soins, de l’université, et en introduisant un nouveau langage comptable, qui rendrait les concepts analytiques incompréhensibles pour les nouvelles générations.

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Cet argument présenté par Roland Chemama et Gérard Pommier sera l’occasion d’une table ronde avec :

Monique David Ménard (S.P.F.) ; Vassilis Kapsambelis (S.P.P.) ; Charles Melman (A.L.I.)

 

Programme

Modalités d'inscription

Entrée libre

07/02/2012