
L'Association Lacanienne Internationale, association de psychanalystes fondée en 1982 par Charles Melman et quelques autres, poursuit le travail de Freud et de Lacan.
La Psychanalyse et les langues - La Revue Lacanienne n° 11 et le Bulletin Freudien de Belgique
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Patronymies
Considérations cliniques sur les psychoses
Auteur : Marcel Czermak
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Poche
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Patronimias
Questões da clínica lacaniana das psicoses
Auteur : Marcel Czermak
Tempo Freudiano
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Traumatismes
JFP N° 36
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Journal Français de Psychiatrie
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PRIX OEDIPE DES LIBRAIRES : Banlieues
Pointe avancée de la clinique contemporaine
Auteur : Louis Sciara
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Humus
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Le discours psychanalytique. Une deuxième lecture de L'étourdit de Lacan
Auteur : Christian Fierens
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Point hors ligne
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Rien n'est plus secret qu'une existence féminine
Auteur : Jean-Pierre Lebrun
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Pour une autorité de santé responsable
Si la Haute Autorité de Santé se réclame des procédures scientifiques on peut regretter qu’elle ne les applique pas à sa propre démarche. Il est facile de vérifier en effet que
1 — la recherche en neurobiologie cérébrale et la génétique médicale ne sont toujours pas parvenues à montrer une corrélation entre une anomalie génétique ou une lésion cérébrale avec un trouble psychiatrique. Le déficit résultant est organique et fonctionnel, non pas créateur d’une maladie psychique.
2 — en matière d’autisme, ce type de recherche n’est toujours pas parvenu à mettre en évidence une altération des tissus ou des circuits chez le nouveau-né. Une fois la carence du développement diagnostiquée chez l’enfant, on conçoit que lui réponde “in situ” dans le cerveau, un désordre organique. Et la persévérance de la recherche est certes justifiée, mais ne permet pour aucun des cas cités de conclure à ce jour sur la primauté du rôle de la fonction ou de l’organe. Nous disons qu’il est possible que la fonction soit handicapée par un défaut organique originel, mais cette possibilité, jamais confirmée, n’autorise pas sauf à se disqualifier l’exclusion de ceux qui explorent une autre priorité.
3 — les bonnes pratiques recommandées en ce domaine sont celles d’une rééducation polyfonctionnelle, y compris sexuelle d’ailleurs, insoucieuse du sujet susceptible de venir habiter ce corps ainsi formaté. Ce résultat étant, à quelques raffinements fonctionnels près, représentatif de l’état même qu’il y avait au départ, on saisit mal en quoi il s’agit de “bonnes pratiques ”. Sauf si on voit dans le golem une réussite de la fabrication médicale.
4 — parler de “recommandations” de bonne pratique est un euphémisme puisqu’il s’agit en fait d’injonctions qui introduisent un bouleversement radical de la formation du personnel soignant et l’éviction de ceux qui ne partagent pas la religion de la H.A.S. Il s’agit d’un domaine où les financements et les intérêts matériels sont forcément concernés – on ne voudra pas prendre en compte par exemple le problème des relations avec l’industrie pharmaceutique – et ces conséquences auront à être précisées.
5 — il s’agit bien de religion puisque le fameux “consensus” dont se réclame la H.A.S. n’a pu s’établir qu’au prix de l’élimination de tous les mal-pensants. Il est étonnant qu’une procédure qui se réclame de la science, sans pour autant la valider par ailleurs, puisse prendre l’allure de celle d’une secte.
6 — on s’étonnera enfin du remarquable lobbying exercé par la H.A.S. auprès de la presse puisqu’il n’est pas un article paru qui n’ait été inspiré par ses soins.
Charles Melman
(c) Stéphane THIBIERGE Le Séminaire de Lacan RSI, à l'étude cette année pour nos Journées d'été, a déjà été l'objet dans notre Association de nombreux travaux. En premier lieu, le Séminaire de 1981-1982 de Charles Melman : Étude Critique du Séminaire RSI, republié récemment. Des premières Journées consacrées à RSI ont eu lieu à Paris en Février 1989, dans le cadre de l'Association Freudienne, et les Journées d'été de 2003 de l'AFI portaient également sur ce Séminaire de Lacan. C'est l'occasion de constater l'importance de RSI comme référence féconde pour notre travail. Et de juger peut-être du chemin parcouru ? Nous avons décidé d'ouvrir ce dossier de préparation par la conclusion de Charles Melman aux Journées d'été de 2003.
Éditorial au numéro 1 du "Trimestre psychanalytique" paru en 1989
Auteur : Marc Darmon 03/04/2012
Treize ans après le Séminaire R.S.I., les analystes se réfèrent-ils au nœud ? Vous connaissez la réponse : tels les poissons d’une pomme, en général ils ne savent qu’en faire. Ce en quoi ils sont tout à fait libres bien sûr, Lacan ne dit-il pas ironiquement dans ce séminaire qu’un analyste peut bien croire à la réalité psychique, c’est-à-dire à l’âme, et rejeter entièrement l’apport de Lacan sans pour autant cesser de fonctionner comme analyste, c’est-à-dire que sa parole opère « avec une certaine hésitation, bien sûr » qui peut conduire au pire, mais elle opère.
http://www.freud-lacan.com/Champs_specialises/Billets_actualites/Editorial_de_la_preparation_du_Seminaire_d_ete_sur_RSI/_acc1
Conclusions au Séminaire d'été «RSI» de 2003
Auteur : Charles Melman 03/04/2012
Je voudrais transmettre aux organisateurs de ces journées et à ceux qui y ont participé les louanges que j’ai entendues les concernant ; remarques sympathiques auxquelles je joins les miennes car je crois que nous avons été sensibles au travail, au sérieux de ceux qui ont animé ce séminaire.
Je commencerai en reprenant le début de cette comptine, qui d’ailleurs doit être chez Lacan : « Un, deux, trois, nous irons au bois… – comptine délicieusement obscène. Pour une raison qui m’est trop claire, par lapsus, j’ai ajouté à ce distique ce vers qui n’y figure absolument pas, mais qui doit appartenir à une autre comptine : « Nous irons au bois... si le loup n’y est pas ». Je l’ai ajouté parce qu’il est certain que, Un, deux, trois... entre le un et le deux, le loup y est ! Il y est, parce que lorsque le un qu’anime le désir d’un hypothétique sujet – ce sujet n’est jamais que supposé – lorsque ce un s’adresse, adresse sa demande, son désir, à celui qui se trouve là, au lieu d’adresse de ce désir, le lieu Autre, dans ce qui concerne pour lui ce un qui se trouverait dans l’Autre, il a affaire à ceci : ce un dans l’Autre n’est pas fondé, il n’est pas constitué, puisqu’il n’y a pas cette exception qui l’organiserait comme un et qui permettrait le rapport sexuel.
http://www.freud-lacan.com/Champs_specialises/Billets_actualites/Conclusions_au_Seminaire_d_ete_RSI/_acc1
Y a-t-il du savoir dans le réel ?
Auteur : Hubert Ricard 20/05/2012
Le Séminaire RSI (leçon du 18 Février) reprend la question du savoir dans le réel que Lacan avait assez longuement abordée dans le Séminaire de l’année précédente (particulièrement dans les journées du 23 Avril et du 21 Mai). Il écarte avec la plus grande netteté la première acception de l’expression qu’il avait envisagée longuement dans les Non-dupes errent, celle d’un savoir qu’on pourrait supposer dans la nature physique, par exemple à propos de l’attraction universelle de Newton. Lacan avait semblé donner ses chances à l’hypothèse : « Y en a (du savoir), selon toute apparence, sans quoi le Réel ne marcherait pas ». Affirmation dont on doit délimiter la portée et le champ. Mais comme le confirme la reprise de RSI, elle ne peut pas évidemment être assimilée à la conception philosophique traditionnelle du savoir d’un sujet divin se révélant dans la nature, puisque le discours scientifique moderne, comme Lacan nous permet de le penser, opère une forclusion de toute espèce de sujet.
http://www.freud-lacan.com/Champs_specialises/Billets_actualites/Y_a_t_il_du_savoir_dans_le_reel/_acc1
Schémas : homotopie et anneaux chinois (à propos d'un geste de lacan)
Auteur : Stéphane Dugowson 27/06/2011

http://www.freud-lacan.com/Champs_specialises/Billets_actualites/Schemas_homotopie_et_anneaux_chinois_a_propos_d_un_geste_de_lacan/_acc1
Schémas : transformation de Lacan et lien social
Auteur : Pierre-Christophe Cathelineau 27/06/2011

http://www.freud-lacan.com/Champs_specialises/Billets_actualites/Schemas_transformation_de_Lacan_et_lien_social/_acc1
Les transformations du lien social
Auteur : Pierre-Christophe Cathelineau 23/06/2011
Comme il est démontrable, la transformation du nœud de 3 consistances nouées en 4 consistances nouées suppose établie et admis la notion d’homotopie, ainsi que celle de nœud borroméen généralisé.
La notion d’homotopie a été développée par Stéphane Dugowson ; cette intervention met en évidence que le geste de Lacan s’éloigne très fortement de l’homotopie entendue au sens de Milnor et s’apparente plus à une chirurgie des nœuds. Celle de nœud borroméen généralisé appelle deux remarques : il ne se présente pas comme un nœud impliquant un coinçage de l’objet en son centre. Il est probablement nommé généralisé, parce qu’il est possible de généraliser par homotopie un nouage borroméen à 3 à un nouage borroméen à 4.
http://www.freud-lacan.com/Champs_specialises/Billets_actualites/Les_transformations_du_lien_social/_acc1
Écritures du noeud ("Le Trimestre psychanalytique", numéro 1, 1989)
Auteur : Henri Cesbron-Lavau 03/04/2012
Que ça ne décolle pas de l'écriture, comment le montrer ? sinon par l'écriture. La question devient alors : comment montrer par l'écriture que ça ne décolle pas de l'écriture ? Dire que c'est impossible serait déjà y contredire. Ce travail, donc, pour s'y employer, quel meilleur choix que de s'y coller, c'est-à-dire d'écrire.
Écrire le nœud, tel est notre propos.
Au départ, le trait.
http://www.freud-lacan.com/Champs_specialises/Billets_actualites/Ecritures_du_noeud/_acc1
Existence et ex-istence ("Le Trimestre psychanalytique", numéro 1, 1989)
Auteur : Marie-Charlotte Cadeau 03/04/2012
Dans le séminaire R.S.I., Lacan rappelle que c’est avec Kierkegaard que se promeut dans la philosophie l’existence comme telle, existence qui « émerge pour moi, pour que moi j’en fasse quelque chose qui s’écrit autrement ». Lacan reconnaît ainsi l’avancée de Kierkegaard, mais c’est aussi dans la rupture qu’il situe l’écriture de l’existence par le nœud borroméen.
Il s’agit ici d’aborder le rapport de Lacan à Kierkegaard, en cernant à travers l’œuvre de ce dernier le surgissement de la notion d’existence, dont Lacan nous semble jouer et se jouer tout au long du séminaire.
http://www.freud-lacan.com/Champs_specialises/Billets_actualites/Existence_et_ex_istence/_acc1
Auteur : Jean Brini 23/06/2011
Ce que je voudrais vous proposer est issu d'une rencontre entre deux textes .
Le premier est ce passage que vous connaissez certainement où Freud compare l'analyse au jeu d'échec :
Celui qui veut apprendre dans les livres le noble jeu des échecs ne tardera pas à faire l'expérience que seuls les ouvertures et les coups de conclusion permettent une présentation systématique exhaustive, alors que la variété incommensurable des coups qui commencent après l'ouverture se refuse à une telle présentation.
Le second est extrait de l'article de Marc Darmon « Serre moi fort » dans le numéro de la revue lacanienne consacré aux implications cliniques du nœud borroméen.
http://www.freud-lacan.com/Champs_specialises/Billets_actualites/Fins_de_partie/_acc1
(c) Raymond DEPARDON / Magnum Photos Les psychanalystes ont beaucoup inventé sur le terrain de l'autisme, tant dans la recherche d'une prévention précoce dans le repérage des premiers signes caractéristiques que dans le suivi et la prise en charge combinée de l'enfant et des parents . Nos collègues de Préaut ont régulièrement présenté leurs travaux et leurs résultats sous la forme de documents scientifiquement disponibles . La polémique récente portée contre la psychanalyse fabrique cependant un rideau de fumée qu'il nous faut dissiper en rapportant toujours et encore les éléments de notre pratique : la rubrique autisme de notre site accueille les articles d'acteurs essentiels pour mieux comprendre les enjeux . Sur la forme , les "recommandations" de la Haute Autorité de santé sont tout simplement abus de pouvoir ; les psychiatres souvent recrutés dans leurs institutions au titre aussi de leur formation analytique pourront légitimement faire valoir le préjudice dans leur vie et leur métier ; la clinique n'est pas à vendre , c'est un fait qu'il faut aujourd'hui rappeler. Jean-Jacques Tyszler.
Nous présentons en réponse aux "recommandations "récentes de la Haute autorité de santé du 7 mars 2012 concernant la bonne pratique dans l'autisme , et qui classent dans leur rapport "les approches psychanalytiques" et la "psychothérapie institutionnelle" dans la catégorie des "interventions globales non consensuelles", des documents que Marie-Christine Laznik a bien voulu nous livrer, en particulier un projet de réponse du Professeur Hochmann. Le professeur Hochmann qui a participé à l'élaboration d'une partie des recommandations voit une part essentielle de son rapport évincée dans le document final... Autre réponse à la HAS, un document émanant de la coordination internationale des praticiens psychanalystes de l'autisme. Enfin le projet de livre de Marie Christine Laznik sera le témoignage d'une clinique psychanalytique de l'autisme s'appuyant sur la scientificité de sa théorie et de ses résultats.
Autisme : pour qui sonne le glas ?
Auteur : Jean-Jacques Tyszler 08/03/2012
La Haute Autorité de Santé a publié son avis sur les troubles du développement de l’enfant en mettant l’approche psychanalytique « hors-jeu » selon le mot du journal Le Monde ; journal qui, au passage, se fait le défenseur de « l’exécution nécessaire » d’une discipline, la psychanalyse qui refuse de se soumettre aux exigences de l’évaluation.
Ne nous voilons pas la face, les problèmes posés par les recommandations sont graves et vont directement influencer la vie des services. Sous le terme « troubles envahissants du développement » se trouvent en fait réunies des affections variées, souvent encore mal délimitées : autisme et psychose infantile en particulier.
http://www.freud-lacan.com/Champs_specialises/Billets_actualites/Autisme_pour_qui_sonne_le_glas/_acc2
Autisme : grande cause ou grande polémique nationale ?
Auteur : Jean-Jacques Tyszler 12/02/2012
Il y a un vent mauvais qui souffle sur la question de l'autisme aujourd'hui en France, et dont les médias se font largement le relais, sans égard pour les milliers d'enfants suivis, les jeunes adultes et leurs familles et les soignants qui les accompagnent souvent de longues années et partagent les difficultés, mais les espoirs aussi.
Il convient de rappeler que l'autisme est une maladie complexe encore très discutée quant à son étiologie et à ses formes cliniques.
Sa prise en charge, qu'elle se fasse dans les lieux de consultation, dans les instituts médico-éducatifs ou même dans les hôpitaux, implique toujours des savoir-faire variés et une transdisciplinarité : dans chaque institution des éducateurs spécialisés, des enseignants, des orthophonistes, des psychomotriciens, des psychologues et des médecins mêlent leurs talents pour accompagner et faire progresser le mieux possible les enfants et les adultes suivis.
http://www.freud-lacan.com/Champs_specialises/Billets_actualites/Autisme_grande_cause_ou_grande_polemique_nationale/_acc2
La Haute Autorité de Santé perd de l'altitude
Auteur : Jean-Marc Faucher 04/04/2012
Jusqu’à une époque pas si lointaine l’autorité médicale était incarnée, elle portait un nom. Cette autorité-là connaissait les limites de son champ et reconnaissait alors une autre autorité. Un autre nom.
La Haute Autorité de Santé, héritière de l’ANAES (Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé) a été créée en 2004.
Elle est anonyme, on ne connaît que le nom de son président, le professeur Jean Luc Harousseau, hématologue reconnu, ancien président du conseil régional des Pays de Loire.
Elle diffuse des recommandations qui sont rédigées au terme de ce qu’on appelle des conférences de consensus, inspirées du modèle judiciaire américain et du déroulé des procès. Ces recommandations sont donc en principe rédigées par un jury supposé neutre, puisque composé de non spécialistes, après audition d’experts désignés.
http://www.freud-lacan.com/Champs_specialises/Billets_actualites/La_Haute_Autorite_de_Sante_perd_de_l_altitude/_acc2
Autisme : dans le respect de la déontologie
Auteur : Jean-Jacques Tyszler 01/04/2012
Nous oublions souvent que les médecins prêtent serment ; la Loi hospitalière en fait d’ailleurs le rappel par la formule « dans le respect de la déontologie ». Un psychiatre n’est pas uniquement aux ordres de l’administration, de ses instructions ou recommandations ; il peut par exemple s’opposer à des formes d’évaluation contraire à sa conscience : a ainsi été rejeté le dépistage en maternelle de troubles prétendument prédictifs d’une délinquance future. L’intrusion d’une politique idéologique dans le champ de la santé annonce toujours les plus grands renoncements aux règles d’éthique. La Haute Autorité de Santé a pris dans le champ de l’enfant des décisions qui vont à l’encontre du devoir de parole et de décision du praticien ; balayer la psychanalyse comme feuille morte est oublier que cette science de l’âme est garante d’un discours propre aux professionnels du soin et éventuellement à leur devoir de résistance.
http://www.freud-lacan.com/Champs_specialises/Billets_actualites/Autisme_dans_le_respect_de_la_deontologie/_acc2
Projet de réponse De Jacques Hochmann qui a participé à une partie de l'élaboration des recommandations à la HAS
Auteur : Jacques Hochmann 14/04/2012
Je vous remercie de m’avoir adressé la synthèse, les recommandations et l’argumentaire de l’HAS concernant l’autisme infantile et autres TED. Par certains côtés, ces textes représentent une avancée en insistant sur l’évaluation régulière des enfants, sur l’articulation des démarches éducatives, pédagogiques et thérapeutiques envisagées dans une perspective globale et avec une intensité suffisante, sur les dangers d’une juxtaposition anarchique de méthodes isolées et sur la dénonciation des méthodes-miracles. Ils ont aussi le mérite de rappeler l’importance du partenariat avec les parents qui ont trop souvent dans le passé étaient victimes des maladresses d’équipes insuffisamment formées et orientées de manière unilatérale et parfois idéologique.
http://www.freud-lacan.com/Champs_specialises/Billets_actualites/Projet_de_reponse_De_Jacques_Hochmann_qui_a_participe_a_une_partie_de_l_elaboration_des_recommandations_a_la_HAS/_acc2
Document émanent de la coordination internationale des praticiens psychanalystes de l'autisme
La CIPPA se désolidarise absolument de la vision caricaturale donnée au cours des mois qui viennent de s’écouler, d’une psychanalyse culpabilisante pour les parents en matière d’autisme et de troubles du développement, et ceci en réaffirmant sa vision d’une étiologie polyfactorielle de ces troubles si douloureux
La CIPPA se situe résolument aux côtés des parents pour affirmer la nécessité d’une scolarisation des enfants autistes, en conformité avec la loi de 2005, et pour demander à l’Etat d’assumer ses responsabilités en matière de formation spécialisée des enseignants et des auxiliaires de vie scolaire, formation seule à même de permettre la mise en œuvre effective de cette loi de 2005
La CIPPA réaffirme son point de vue selon lequel une prise en charge pluridimensionnelle des enfants autistes s’avère indispensable, prise en charge associant – sur le fond d’une scolarisation adaptée – des mesures d’aide conjointes dans les trois registres de l’éducatif, du rééducatif et du soin psychique
La CIPPA rappelle son implication active dans la recherche de points de convergence entre les données actuelles des sciences cognitives, des neurosciences (de la neuro-imagerie notamment) et de la génétique, avec les acquis de la réflexion psychopathologique et psychanalytique fondée sur l’accumulation d’observations cliniques
http://www.freud-lacan.com/Champs_specialises/Billets_actualites/Document_emanent_de_la_coordination_internationale_des_praticiens_psychanalystes_de_l_autisme/_acc2
Nouvelles perspectives psychanalytiques sur l'autisme
Auteur : Marie-Christine Laznik 14/04/2012
Il existe à l’égard de l’autisme des pensées très différentes dans le champ psychanalytique.
La ligne de fracture semble être non pas telle ou telle école de psychanalyse mais bien plus le type de clinique à laquelle le praticien psychanalyste est confronté.
La grande révolution dans la pensée habituelle qui - toutes écoles confondues – plaçait l’autisme dans le champ des psychoses infantiles a été la clinique du précoce, voire du précocissime. Ecouter les parents de tout petits qui démarraient un autisme, recevoir et se coltiner ce type de bébé a été une révélation pour chaque psychanalyste qui en a fait l’expérience.
Cette clinique ne correspondait en rien à ce que nous avions imaginé, rétrospectivement, à partir de la clinique des enfants autistes de plus de deux ans. Pour ceux qui, en plus, ont pu faire l’expérience de visionner et déchiffrer les films familiaux des bébés devenus des autistes avérés la révolution a été totale. A partir de là, un fossé s’est creusé entre ces psychanalystes et ceux qui n’avaient de contact qu’avec les enfants plus âgés. Il y a dix ans, ce fossé était déjà patent.
http://www.freud-lacan.com/Champs_specialises/Billets_actualites/Nouvelles_perspectives_psychanalytiques_sur_l_autisme/_acc2
À propos d'un dossier « Faut-il brûler la psychanalyse ? » du Nouvel Observateur n° 2476 du 19-25/4/2012, pp. 94-101, par Jacqueline de Linarès et col.
(c) Raymond DEPARDON / Magnum Photos Le procès de la psychanalyse, par épisodes récurrents depuis une décennie, est l'un des symptômes les plus caractéristiques et les moins réconfortants de la caverne française. La psychanalyse a été toujours été et restera la forme moderne d'un humanisme de tradition européenne, de source judéo-chrétienne puis laïque : elle est avant tout un processus de subjectivation, de maîtrise de l'autonomie et de la responsabilité, d'appropriation d'une réelle liberté personnelle. Mais seul Dieu a jamais pu tout faire. Qu'une majorité croissante dit-on ne veuille plus de la psychanalyse, sollicitée par le nouvel idéal d'un corps machine sans état d'âme, d'une programmation mécanique enfin délivrée de tout esprit, mais que cela soit donc. En tout cas, bien ancré dans le déni de toute forme de responsabilité essentielle, qu'elle soit individuelle ou aussi bien celle d'une histoire collective, abonnée depuis bientôt un siècle à un enchaînement de péripéties nationales calamiteuses. Que cela n'aille pas dans nos destins, eh bien que ce soit la faute du corps ou aussi bien du reste du monde extérieur. D'ailleurs tout ira très bien, madame la marquise. Une fois qu'on aura tout brûlé. Que nombre de praticiens compétents de la psychanalyse (car il yen a) l'ait ouverte depuis des années déjà à toutes sortes de nouvelles situations, et qu'ils sachent très bien manier, sans avoir besoin de la mouche du coche, la pertinence de composer les deux « voies » principales de la psyché et du cerveau, de l'âme et du corps, personne n'en veut rien savoir, tant il est urgent de noyer le chien. Cela n'annonce guère des lendemains qui chanteront.
Émile Jalley, psychologue, philosophe, auteur.
Entretien de Camille Laurens avec Jean-Pierre Lebrun
Auteurs : Camille Laurens, Jean-Pierre Lebrun 06/05/2012
(c) Raymond DEPARDON / Magnum Photos En mars 2011, à la librairie Point-Virgule à Namur, Jean-Pierre Lebrun avait invité Camille Laurens, à échanger autour de son dernier ouvrage, Romance nerveuse (paru chez Gallimard). Dans ce roman, Camille Laurens décrit un personnage de paparazzi qu’elle-même appréhende avec sa lecture de L’homme sans gravité et de La perversion ordinaire.
Nous publions ici des extraits de cette rencontre. L’entièreté de l’entretien est accessible sur le site de l’Association Freudienne de Belgique, http://www.association-freudienne.be
Jean-Pierre Lebrun : On peut dire que votre livre Philippe, paru en 1995 et qui a été récemment réédité chez Stock, est au départ de votre dernier récit, Romance nerveuse. Vous êtes considérée comme un des auteurs majeurs de l’autofiction, à tort ou raison, on peut en discuter, mais vous préférez, quant à vous, parler d’écriture de soi. Non pas écriture du moi, non pas autofiction mais écriture de soi. Pouvez-vous nous en dire un peu plus de ce qui vous fait préférer cette appellation ?
Camille Laurens : Le mot d’autofiction en soi ne me déplaît pas, je trouve même assez intéressante cette imbrication de l’autobiographie et de la fiction ; c’est une façon de dire que toute autobiographie contient une part de fiction. Dès qu’on emploie la langue écrite, même si, à la manière de Rousseau, on prétend parler de soi de façon complètement sincère et autobiographique, il y a toujours une part de re-création. Je trouve donc cette notion d’autofiction, qui date de 1977 – c’est Serge Doubrovsky qui a inventé le mot - intéressante. Simplement, c’est devenu ces dernières années tellement négatif – c’est presque une injure – qu’aucun écrivain n’a envie d’être logé à pareille enseigne. Moi, je veux bien être rangée sous cette bannière parce que j’y mets quelque chose de positif : la question de l'écriture de soi, précisément. Là aussi je me démarque de ce que, parfois, on appelle l’écriture du moi- qui revient à dire qu’il s’agit de gens qui déballent leurs petites histoires intimes et privées, qui gomme tout l’aspect littéraire, tout le travail du style, de la langue, bref cela réduit ce type d’écriture à quelque chose de finalement très narcissique et voyeuriste. Ce n’est évidemment pas du tout ma démarche. Ce que j’aime dans l’écriture de soi, c’est que soi c’est tout le monde. C’est ce que disait déjà Victor Hugo : « Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous ». C’est repris par Doubrovsky : « Quand je parle de moi, je parle des autres ».
http://www.freud-lacan.com/Champs_specialises/Billets_actualites/Entretien_de_Camille_Laurens_avec_Jean_Pierre_Lebrun/_acc4
Sur « La Sainte Anne, l'ultime chef d'œuvre de Léonard de Vinci », exposition qui se tient actuellement au Louvre
Auteur : Virginia Hasenbalg 06/05/2012
Entre 1485 et 1510, le culte de Sainte Anne a été promu dans la chrétienté comme un degré d’élévation lié à toute la critique dogmatique autour de l’Immaculée Conception de la Vierge. Cette représentation figurait dans les indulgences qui étaient vendues à cette époque, celles qui assuraient à chacun et à sa descendance 20.000 ans de pardon...
Après Freud , Jacques Lacan commente ce tableau dans son séminaire sur la relation d’objet.
http://www.freud-lacan.com/Champs_specialises/Billets_actualites/Sur_La_Sainte_Anne_l_ultime_chef_d_oeuvre_de_Leonard_de_Vinci_exposition_qui_se_tient_actuellement_au_Louvre/_acc4
Nous rendons ici public le recours gracieux engagé à l'endroit de la Haute Autorité de Santé par L'Association Lacanienne Internationale sous le nom de son président, le Docteur Jean-Jacques Tyszler à propos des «recommandations sur l'autisme et les troubles envahissants du développement».
Le 7 mars 2012 la Haute Autorité de Santé, héritière de la ANAES (Agence Nationale d'Accréditation et d'Évaluation en Santé) et créée en 2004, rédige au terme de réunions de consensus des « recommandations » classant dans son rapport « les approches psychanalytiques » et la « psychothérapie institutionnelle » dans les catégories des « interventions globales non consensuelles ». Elle enjoint donc à une recomposition massive et unifiante de l'accueil de l'autisme et de la psychose infantile au mépris des savoirs constitués ayant eu autorité en matière de recrutement des soignants.
Ce sont les psychiatres et les psychologues engagés dans les services de soin au titre de leur formation scientifique et universitaire qui se voient ainsi disqualifiés par une instance administrative.
Nous pouvons craindre qu'il ne s'agisse, encore une fois ici, de suivre l'opinion plutôt que l'éclairer. Si l'intervention de l'État en matière de Santé publique s'infléchit désormais d'exigences économiques et politiques, ne devrait-elle pas transcender une logique immédiatement prestataire des publics, pour se savoir porteuse d'enjeux sociétaux à long terme ?
Nous pouvons craindre que si la HAS discrédite par ses recommandations l'approche psychanalytique,clairement donc la psychanalyse et la pédopsychiatrie, c'est pour se faire le reflet des polémiques récentes opposant psychanalyse, psychothérapie comportementale et neurosciences, cédant aux pressions des lobbies les plus actifs.
Nous espérons par le recours gracieux que nous lui opposons, porter le débat à la hauteur de la scientificité qu'exigent la clinique de l'autisme et de la psychose infantile, comme sa déontologie.
Demande tendant au retrait de la décision du 7 mars 2012 de la HAS
Auteur : Jean-Jacques Tyszler 10/05/2012
Monsieur le professeur Jean-Luc Harousseau
Président du collège de la Haute Autorité de Santé
2, avenue du Stade de France
93218 Saint-Denis La Plaine Cedex
Paris, le 7 mai 2012
Objet : Demande tendant au retrait de la décision n°2012.0015/DC/SBP du 7 mars 2012
Monsieur le président, mon cher confrère,
En ma qualité de président de l’Association Lacanienne Internationale, je vous saisis, par la présente, d’une demande tendant au retrait de la décision n°2012.0015/DC/SBP du 7 mars 2012 du Collège de la Haute Autorité de Santé portant adoption de la recommandation de bonne pratique « Autisme et autres troubles envahissants du développement : interventions éducatives et thérapeutiques coordonnées chez l’enfant et l’adolescent » (plus loin « la recommandation »), ainsi que, subséquemment, à celui de ladite recommandation (pièce jointe : décision du 7 mars 2012).
Le retrait de cette recommandation publiée par la Haute Autorité de Santé le 8 mars 2012 s’impose en raison, à la fois, des trop nombreuses insuffisances et erreurs sur lesquelles elle repose au plan scientifique, et des très graves atteintes qu’elle est de nature à porter aux intérêts tant des patients que des praticiens en charge de ces derniers.
http://www.freud-lacan.com/Champs_specialises/Billets_actualites/Demande_tendant_au_retrait_de_la_decision_du_7_mars_2012_de_la_HAS/_acc5
Du mercredi 29 août 2012 au samedi 01 septembre 2012, Paris
http://www.freud-lacan.com/Journees_etude-Evenements/Journees/Les_journees_internationales/Etude_du_seminaire_XXII_de_J_Lacan_RSI
13 mai 2012, Saint-Brieuc, Journée préparatoire au Séminaire d'été
26 mai 2012, Lyon, Journée préparatoire au Séminaire d'été
Du samedi 23 juin 2012 au dimanche 24 juin 2012, Paris
http://www.freud-lacan.com/Journees_etude-Evenements/Journees/Les_journees_hors_association/L_invention_en_topologie_pour_la_clinique_II
Le samedi 02 juin 2012, Nantes
Désir et engagement de l'analyste face a la clinique actuelle
http://www.freud-lacan.com/Journees_etude-Evenements/Journees/Les_journees_hors_association/Desir_et_engagement_de_l_analyste_face_a_la_clinique_actuelle
Le vendredi 08 juin 2012, Neuilly-sur-Marne
Journée de l'École de Ville-Évrard- L'interprétation en question
http://www.freud-lacan.com/Journees_etude-Evenements/Journees/Les_journees_hors_association/L_interpretation_en_question
Du vendredi 08 juin 2012 au dimanche 10 juin 2012, Barcelone
Congrès de la Fondation Européenne pour la Psychanalyse - Avec quel inconscient travaillons-nous ?
http://www.freud-lacan.com/Journees_etude-Evenements/Journees/Les_journees_hors_association/Congres_de_la_Fondation_Europeenne_pour_la_Psychanalyse_Avec_quel_inconscient_travaillons_nous
Le samedi 09 juin 2012, Paris
Journée d'étude de l'EPHEP - Freud, Lacan, Wittgenstein : lectures croisées
http://www.freud-lacan.com/Journees_etude-Evenements/Journees/Les_journees_hors_association/Freud_Lacan_Wittgenstein_lectures_croisees
Le jeudi 24 mai 2012, Paris
http://www.freud-lacan.com/Journees_etude-Evenements/Evenements/Evenements_hors_ALI/copie_EPHEP_Debat_entre_Marcel_Gauchet_et_Charles_Melman_Affinites_selectives_discussion_critique_de_themes_contemporains
Le samedi 09 juin 2012, Nancy
http://www.freud-lacan.com/Journees_etude-Evenements/Evenements/Evenements_ALI/Le_temps_pour_comprendre
Le vendredi 15 juin 2012, Bruxelles
Conférence de Charles Melman - Une langue sans signifiant maître
http://www.freud-lacan.com/Journees_etude-Evenements/Evenements/Evenements_ALI/Conference_de_Charles_Melman_Une_langue_sans_signifiant_maitre_16_5_2012_11_24_59
Le mardi 05 juin 2012, Paris
http://www.freud-lacan.com/Journees_etude-Evenements/Evenements/Evenements_hors_ALI/Remise_du_prix_Oedipe_des_Libraires_Louis_Sciara_Banlieues_Pointe_avancee_de_la_clinique_contemporaine
Mercredi 23 mai 2012, Paris
Une clinique de la transmission aux enfants : des mémoires des génocides
http://www.freud-lacan.com/Enseignements/Psychanalyse_enfant_adolescent/Paris/Une_clinique_de_la_transmission_aux_enfants_des_memoires_des_genocides/2012-05-23
Samedi 02 juin 2012, Paris
Les samedis de l'EPEP : Interventions autour de la phobie chez l'enfant
http://www.freud-lacan.com/Enseignements/Psychanalyse_enfant_adolescent/Paris/Les_Samedis_de_l_EPEP/2012-06-02
Mercredi 06 juin 2012, Paris
http://www.freud-lacan.com/Enseignements/Cycles_conferences/Paris/CARTEL_FRANCO_BRESILIEN_DE_PSYCHANALYSE_22_9_2011_19_34_18/2012-06-06
Mercredi 13 juin 2012, Paris
http://www.freud-lacan.com/Enseignements/Psychanalyse_enfant_adolescent/Paris/Les_Mercredis_de_l_Enfant_et_de_l_Adolescent_a_l_A_L_I/2012-06-13
Samedi 30 juin 2012, Paris
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