Théorie psychanalytique

 
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Le choix entre une fin d'analyse et l'infini de l'analyse

Auteur : Christian Fierens 26/12/2011

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Le choix entre une fin d’analyse et l’infini de l’analyse

 

Tout comme Freud distinguait une conclusion (Abschluss) pratique de l’analyse et un infini de l’analyse, Lacan distingue 1) « la fin de l’analyse du tore névrotique », y compris ses bénéfices (L’Étourdit, AE 487-488) et 2) le « dire » qui ne serait pas oublié et resterait infini. 

1) La conclusion pratique ou la fin de l’analyse du tore névrotique implique la topologie des surfaces : a) transformation du tore en bande de Moebius (coupure en double tour du tore, puis recollement de l’autre façon pour former la bande de Moebius), b) supplémentation de la bande de Moebius pour la transformer en cross-cap, enfin c) coupure à double tour du cross-cap qui isole une rondelle sphérique (l’objet a) et une bande de Moebius. Cette double coupure finale distingue l’analysé (la bande de Moebius) de l’analyste (l’objet a) qui, au terme, vaut comme déchet, comme abjection, et doit être rejeté comme devenu impropre (voire malpropre). 

Cette opération laisse le dire oublié, enseveli avec la fin de la cure. 

2) Au-delà de cette fin pragmatique, on peut soutenir le par-être du dire, par le par-être d’un « second-dire ». On ne s’attarde plus aux produits bénéfiques de la cure (qui restent du domaine du dit), on reprend le chemin du dire, du processus de la double coupure indépendamment de l’étoffe (de la surface). Le maintien et la mise au travail de l’équivoque du second-dire imposent la ronde des équivoques de l’interprétation (homophonique, grammaticale, logique). La ronde est infinie et elle s’explicite par la topologie du nœud borroméen à trois. 

 

Christian Fierens

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