Théorie psychanalytique

 
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La topologie du sujet et son errance

Auteur : Aurélio Souza 06/12/1998

Bibliographies Notes

Je voudrais parler de ma satisfaction de participer encore une journée de l'Association freudienne internationale en remerciant Marc Darmon par l'invitation et Marie Christine pour l'aide qu'elle donne à la langue, et à vous je vous demande un effort supplémentaire du fait que je ne parle pas français mais en brésilien.

Quant aux mathématiques impertinentes de Lacan, on ne peut pas regarder en face, on ne peut pas les regarder en face car on devient aveugle.

Pour travailler avec, il faut utiliser des filtres c'est-à-dire se servir d'une logique élastique ou bien faire appel à un type de lecture diagonale dont a parlé Lacan et qui est déjà connu des mathématiciens. Avec cette idée j'espère pouvoir traiter quelques questions de psychanalyse qui ont déjà eu des résonances dans les mathématiques. Lacan ayant fréquenté le structuralisme allie (?) avec le symbolique l'imaginaire des textes de Freud et il a identifié là une clinique du signifiant. Le fait de l'amener à interroger la notion de structure et établir une approximation formelle entre certains mécanismes linguistiques et les lois qui régissent le fonctionnement de l'inconscient. Il a conçu la structure comme un système d'éléments co-variants, il a défini l'inconscient structuré comme un langage. A cette occasion, il a essayé de formaliser le discours analytique avec des schémas, des graphes et des mathèmes. Pour écrire les mathèmes, la topologie des surfaces et plus tard les noeuds borroméens, il faut des mathématiques, leur écriture et leur opération littérale constituent la condition privilégiée d'effectuation du réel.

Cependant quand ce réel a à voir avec le discours analytique qui est une rotation du discours scientifique, c'est un devoir que ces écritures traitent de la fonction du sujet et qu'elles maintiennent une implication avec les différentes consistances du corps. La dimension du réel n'a jamais cessé d'interroger Lacan et a fréquenté ses textes très tôt. Ce qu'il a dit sur le réel et même d'autres fondements de la psychanalyse, au début de son enseignement, ne s'est pas maintenu de la même façon jusqu'à la fin de son oeuvre. Ses idées sont toujours transformées. Lacan a toujours affirmé que son enseignement ne pouvait être compris qu'à partir d'un retour sur lui-même, un énoncé qui fait référence au tracé intérieur (?) de la bande de Moebius qui révèle une structure beaucoup plus appropriée que l'ancienne sphère pour répondre à ce qui se propose au sujet comme le dehors et le dedans. Lacan s'éloignait de l'idée traditionnelle de représenter le sujet et le monde humain par une sphère, cette figure idéale de l'espace euclidien. La sphère quand elle passe par une transformation topologique continue se trouve réduite à un point et dans ce cas-là elle cesse de contribuer, de pouvoir viser les différentes fonctions du manque, donc la privation, la frustration, la castration et la notion de trou qui sont fondamentales dans son enseignement sur la constitution du sujet. Pour affronter cette question du trou que l'intuition et même la doxane ne sont pas capable de résoudre, il énonce pendant son séminaire sur l'identification une aire (?) de pressentiment pour pouvoir introduire le champ de topologie en psychanalyse, au départ avec les objets de surface et après avec les noeuds borroméens. La topologie qui a été définie un moment donné par Lacan comme un dire mathématique venait soutenir le lieu du réel qui présentifie l'interface entre le discours analytique et le discours des sciences. Néanmoins pour ne pas confondre le réel de la psychanalyse avec celui des sciences, il n'a pas cessé de ne pas affirmer le lieu dont il parlait d'une clinique qui se fondait sur les effets du réel. Avec la topologie des surfaces il a essayé de réaliser des lectures analogiques du discours analytique. Il a cherché ainsi à représenter avec ces objets les opérations qui se succédaient pendant l'analyse, pendant une cure. Plus tard avec la topologie des noeuds il a tenté de réaliser des effets de monstration du réel en essayant d'écrire ce qui du réel existe dans l'expérience analytique. La topologie venait concevoir un nouvel espace pour la psychanalyse qui subvertissait les notions de limite et de quantité. Fondé sur ces propriétés qualitatives là ce nouvel espace soutenait la fonction du sujet et les effets du signifiant. Et Lacan trouvait dans le tore la représentation opérative, la représentation par excellence pour le sujet. Tandis que les révolutions de l'anneau qui génère le tore étaient des métaphores des coutures du signifiant, les répétitions qui vont représenter la demande circonscrivent et instituent un lieu, un trou où se localise l'objet a c'est-à-dire que le signifiant de la demande crée la chose. Cette fonction du trou qui organise la surface du tore fait venir au monde l'effet du signifiant, qu'elle fonde la structure et donne lieu à la naissance du sujet. Alors Lacan suggère que le supposé sujet de l'inconscient métaphorisé dans un être infiniment plan ainsi qu'une expression de Poincaré, quand il fait un tour complet par la surface du tore, il intègre dans ce seul parcours les propriétés des deux autres tours qui le constituent ce sujet c'est-à-dire le cercle plein et le cercle vide. Alors ce tour en plus qui dans sa forme simplifiée correspond au tracé du huit intérieur du haut de la bande de Moebius devient une propriété équivalente à la structure même du sujet en se constituant dans une condition impossible d'être subjectivé. Elle ne peut être comptabilisée par le sujet que par l'intermède de l'autre. Ce fait de structure crée l'exigence logique d'un tore complémentaire qui s'enchaîne sur le premier dans une position où le trou central d'un des tores devient occuper par l'épaisseur de l'autre et vice-versa. Le cercle du désir de l'un est le cercle de la demande de l'autre. Cette union illustre la relation du sujet à l'autre réel du langage et elle métaphorise aussi la position subjective du sujet névrosé.

J'aimerais poser une question. Qu'elles sont les propriétés qu'une surface doit avoir pour que Lacan lui attribue le statut de structure ? Peu importe qu'une surface soit différente d'une ligne ou des corps, qu'elle soit colorée, rugueuse ou pas, qu'intuitivement elle divise l'espace. Ce qui est important c'est que sur une surface on peut tracer quelque chose, on peut écrire quelque chose. Quand on peut tracer une ligne sur une surface, on développe cette notion de coupure qui est essentielle à la psychanalyse. Donc la surface, c'est dans la mesure où elle se présente comme support d'une écriture, c'est là qu'elle acquiert le statut de structure. C'est-à-dire qu'une surface (...)

C'est pour ça que c'est quand le tore se constitue comme support de l'inscription du signifiant sur sa surface et qu'il voit une opération de coupure, c'est là qu'il vient soutenir la notion de structure et la propre fonction du sujet. Cette propriété topologique a permis à Lacan de concevoir le sujet comme un sujet de surface dont la structure de surface est définie par le tore. Donc l'hypothèse du sujet fait qu'il se fonde à partir d'une surface sur laquelle opère le signifiant. Dans le séminaire de L'Insu Lacan dit que si le sujet est torique c'est parce qu'il est en même temps his-torique. Ici ce n'est plus l'histoire qui est importante mais la position du sujet par rapport au savoir dans le discours hystérique. A partir de son expérience clinique avec la manipulation des différents objets de surface le réel a gagné petit à petit un lieu privilégié dans le discours analytique, et cette fête (?) exigeait encore un tour pour redéfinir la notion de structure. Si dans sa lecture initiale Lacan avait conçu le champ du langage comme un système d'éléments co-variants qu'il avait mathémisé dans le rapport S1 S2, après, ensuite, il a été recherché de l'aide dans la logique mathématique à travers la topologie de la paire ordonnée. Avec cet axiome la structure du langage passe être conçu comme un ensemble de deux éléments S1 S2, qui est posé sur le tableau, qu'elle doit obéir à un certain ordre pour pouvoir être écrite tandis que le premier sous-ensemble est signifiant premier S1 qui ne cesse de représenter le sujet, le deuxième sous-ensemble arrête, n'est plus, cesse d'être S2 pour venir se constituer dans la connexion S1 S2 elle-même. Quand dans cette co-existence a lieu une inclusion du premier dans le deuxième élément, c'est comme ça que l'on peut écrire S1 S2 = S1 S1 S2 ou alors ce qui revient au même S1, S1, S1, S2.

Si auparavant dans la définition canonique du sujet d'être représenté par un signifiant pour un autre signifiant ce que l'on soulignait, c'était la proposition "pour" qui renvoyait à l'autre signifiant, maintenant ce qui est en visée c'est le signifiant "autre" qui, ici, se duplique comme une altérité radicale par rapport au premier signifiant et en se constituant dans la connexion elle-même S1 S2. Cette écriture de la paire ordonnée, non seulement dévoile l'existence d'un trou dans l'autre, puisque l'autre signifiant n'est jamais atteint par le premier aussi loin qu'il puisse aller mais ça suggère aussi que cette incomplétude même qui se produit cette forme spécialisée du savoir qui est l'inconscient. Là s'inscrit l'impossibilité que ce savoir soit tout appréhendé puisque, comme Lacan disait, cet autre n'est pas complet ni même identifiable à un Un, en tout cas pas à un tout. Ce trou qui existe au lieu de l'autre signifiant va être appeler l'objet a. C'est ça qui fait que le champ de l'autre prend la forme du a. Cette incomplétude dans l'autre Lacan la traite en axiome. C'est comme ça qu'il existe un trou dans la consistance de l'autre qui est de la nature du réel et va être appelé a ce qui détermine que le réel revient toujours à la même place comme un trou et chaque fois que l'on essaie de le remplir, c'est pas ça, ce n'est pas ça. Alors, dans ce cas là, c'est la connexion S1 et S2 qui équivaut au grand Autre qui est appelé a, alors on peut écrire S1, S1, S1, 1a. Cette topologie de l'autre sous forme du petit a va déterminer la signification du sujet dans un lieu extérieur à l'autre dans une extériorité qui n'a pas à voir avec des frontières mais la topologie elle-même. Au niveau de l'expérience analytique, tandis que l'objet a devient à la structure topologique de l'autre, le langage cesse d'être conçu uniquement comme une surface et devient aussi conçu comme une forme. Pour donner consistance à cette nouvelle conception de la structure, Lacan convoque la présence d'une surface réelle pour traiter du signifiant de l'émergence de l'objet et du sujet. Le signifiant pour fonctionner a besoin d'une dimension réelle du corps ou bien de s'inscrire tandis que l'existence du sujet va à partir de là inférer comme une réponse du réel au langage. Ça veut dire que le sujet est engendrer d'un non-savoir qui se dévoile dans l'acte d'une claudication. Dans cette condition le sujet étant conçu comme hypothèse d'une expression ponctuelle, évanescente des effets du langage sur le réel, dans ces conditions, même s'il n'existe pas d'autres signes du sujet sinon le signe de son abolition au sujet que celui-là, Lacan ne s'intimide pas, il indique des lieux où on peut le localiser. Pour ça il a proposé diverses écritures qui ont déterminé un statut logique et plus tard topologique de l'objet a, qui, du fait qu'elles maintiennent une réciprocité totale avec le sujet lui permettent à lui de se a-fixer là. Le sujet est le ab-ject. L'objet a est son seul design, c'est la substance ou l'essence du sujet. Le sujet, c'est ça qui manque dans son lieu dans le monde. Un lieu qui s'appelle jouissance, dit Lacan, dans les Ecrits.

Le discours analytique dans la mesure où il relie étroitement le fondement du sujet au lieu qui lui est propre, le champ du grand Autre, un grand Autre en forme de petit a, la structure passe à être conçue en tant que surface et forme. Cependant Lacan ne s'est pas contenté avec ce qu'il y avait de proprement spatial dans cette expérience du sujet. Alors il a affirmé que cet Autre, quand il s'inscrit dans un espace de trois dimensions, c'est-à-dire dans des coordonnées cartésiennes, il ne s'agit plus d'une question d'espace mais d'un question de temps. Dès son premier mouvement pour introduire la notion du temps en psychanalyse, il a montré qu'il ne s'agissait pas d'une propriété linéaire, d'un temps d'une seule dimension, c'est ainsi qu'il a essayé de le rendre au pluriel dans l'instant de voir, le temps de comprendre et le moment de conclure en essayant de les convertir dans une mesure de l'espace. Si la topologie du signifiant crée la surface qui fonde le sujet, ces différents temps au fur et à mesure qu'ils se modulent et où chacun d'eux est absorbé dans le temps suivant, ce n'est qu'au moment de conclure que se précipitent les différentes formes du sujet et ses positions subjectives.

Pour finir je vais y mettre ma sauce. Dans le programme d'écriture de l'objet a, quand Lacan s'est référé au statut topologique, il a fait allusion au noeud borroméen. Là, quand le sujet se réalise, il le fait de façon, de manière singulière, représenté par le signifiant S1, l'es-un (?) les seins qui lui assurent une unité de copule avec le savoir mais qui ne garantit pas l'identité de son être de sujet. Cette singularité se manifeste dans l'équivalence entre le noeud-bo et le Un, qui s'énonce comme il y a d'l'Un. Cela donne au noeud borroméen la condition d'une meilleure métaphore du fait que nous procédions du Un. Chacun de nous doit être considéré comme un Un, ou alors Un entre autre, ou peut-être le Un en plus du sujet par opposition à l'Un en moins qui est le grand Autre, nous dit Lacan. Cette série des Un ne fait pas ensemble mais transforme le noeud dans une structure que je nommais à une autre occasion de unienne où les différentes fonctions du Un donne support à l'existence du sujet. Si le langage est un effet du fait qu'il y ait d'l'Un, le savoir est la conséquence qu'il y a un autre qui en apparence fait deux mais cet autre n'a pas de rapport avec le premier, nous disait Lacan. Ce qui veut dire qu'il n'y a pas de rapport entre les deux éléments S1 S2 puisqu'il se fait entre le Un et le trou, entre le Un et l'objet a et on sait qu'il est nécessaire qu'il y en ait trois pour les unir. Le noeud borroméen, donc, est une structure qui émerge du langage, il vient déterminer ... de localiser ponctuel où on capte un effet de sujet. Le noeud borroméen quand il était introduit en psychanalyse a permis qu'on puisse lier la notion de surface à la pluralité du temps et il a institué une certaine logique de l'acte qui vient fonder le sujet en déterminant ses différentes formes de subjectivation. Si au départ l'objet a était conçu comme support des objets de surface, et même du noeud borroméen, maintenant il va être inserré aussi dans ces différentes dimensions du temps. Dans le séminaire Encore, quand Lacan commente le temps logique, il va dire que la fonction de la hâte, c'est la fonction de ce petit a, petit a a-t. Il continue d'affirmer dans ce même texte que ce texte ne correspond pas à une devinette car, quand on y regarde de plus près, que chacun des sujets n'intervient pas non pas d'être Un entre autre mais d'être par rapport aux deux autres celui qui est l'enjeu de leur pensée. Précisément cet objet a qu'il est sous le regard des autres. Ils sont trois mais en réalité ils sont deux plus a. Et vous savez que là dessus j'ai usé de ses fonctions pour essayer de vous représenter l'inadéquat du rapport de l'un à l'autre. C'est dans cette mesure où les autres deux sont pris comme 1 + a que fonctionne ce quelque chose qui peut aboutir à une sortie dans la hâte.

Dans le séminaire de l'année suivante, Les Noms du Père, Lacan a de nouveau son attention retenue pour les rapports de l'objet a et le temps logique. A cette occasion il a parlé du noeud borroméen comme une avancée du temps logique dans la mesure où il peut reviser d'un seul coup surface et temps. Il s'agit d'une écriture dans lesquelles les consistances du réel du symbolique et de l'imaginaire viennent se nouer d'un seul coup comme une forme triple de l'objet a. Ce fait de structure fait peut-être écho à l'idée que dans une relativité restreinte, comme disait Einstein le temps dans lequel a lieu un événement donné n'est pas indépendant de la surface où il a lieu. Le langage, tout événement du réel, répercute comme surface et temps dans les différents corps du Réel, du Symbolique et de l'Imaginaire, dans les champs de la jouissance et dans le triple trou de a qui est équivalent au sujet. Lacan ne fait pas qu'insister à l'écriture du noeud borroméen avec cet énoncé de souhaiter réalisé d'une seule fois la surface et le temps mais il va le présenter comme un statut différencié d'autres écritures. Tout d'abord par son autonomie par rapport au signifiant et ensuite pour son implication que le noeud borroméen a avec le corps. Il ne s'agit pas de l'image du corps comme on le traite dans le stade du miroir mais de sa consistance qui est donnée par RSI. Ceci met le corps en place d'un des éléments fondamentaux de la psychanalyse car sans le corps, le discours analytique ne peut pas cheminer, reste lettre morte, et il devient de ce fait philosophie, religion, magie ou peut-être même science. Face au réel du noeud le sujet reste marqué par ce stigmate sur lequel le réel ne se relie à rien mais le lance dans une errance singulière et variable de son destin, dans des répétitions qui le fondent en acte. En effet la répétition n'est pas la reproduction dans le présent d'un événement passé, elle n'est pas non plus la reproduction de l'identique mais la célébration de l'échec d'une rencontre avec le réel, échec qui produit une rupture dans l'histoire du sujet. Pour faire face au savoir qui existe dans le réel, le sujet convoque les dimensions du Symbolique et de l'Imaginaire en les relançant dans le discours pour produire des différentes fictions du réel. Ici, je fais allusion à une simultanéité d'actes qui se succèdent 1 + 1 + 1 dans une modulation du temps de comprendre qui vient faire métaphore à la diachronie dans laquelle une analyse peut être menée jusqu'à un certain point. D'un autre côté la synchronie maintenue par ses trois dimensions du temps, là où la valeur instantanée de l'évidence s'équivaut 0 et qui se situe entre ce qui venait avant et ce qui vient après, l'antécédent et le conséquent, ça rend possible que le moment de conclure laisse le sujet au même point de départ qui leur suppose un passé infini et donc probablement un avenir qui ne l'est pas moins.

En conclusion mais sans finir, sans terminer, pendant le cours d'une cure analytique, cet objet a que l'analysant doit devenir et dans lequel l'analyste doit le faire advenir, le sujet, chaque fois qu'il s'inaugure, le fait en acte sans savoir ce qu'il était avant et même ce qu'il va devenir. Ça veut dire qu'au moment de conclure qui détermine les temps antérieurs et les inclus, ces temps à l'intérieur, le sujet invente la perception qu'il en eut dans ses successives rencontres ratées avec le savoir du réel. Le sujet est mené et poussé à utiliser l'art, l'artifice pour faire quelque chose qui établisse les limites de la jouissance de l'autre malgré le fait que cet autre n'existe pas. Chaque fois, en acte à la mesure où il réalise son artisanat, il invente un savoir qui donne de la fibre au réel, ce qui lui donne la possibilité de construire ses différentes fictions de son existence. Le sujet invente au fur et à mesure qu'il dit ou fait ce qui peut revenir au même dans la mesure où dire est une façon de faire. Lacan a même affirmé "ce que vous faites, c'est ce que vous êtes". L'acte analytique, donc, à partir de la topologie des noeuds, ça nous montre que dans une analyse, il ne s'agit pas de chercher la vérité qui se soutienne d'une éthique apofantique (?) mais de chercher une varité, une variété de la vérité qui puisse être singulière pour chacun. C'est ce que je voulais dire. Merci beaucoup.

Notes
Bibliographie