Théorie psychanalytique

 
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La déposition

Auteur : Jean-Jacques Rassial 04/11/1992

Bibliographies Notes

En proposant ce mot de "déposition", il ne s'agit pas de produire un signifiant de poids conceptuel de plus pour penser la passe - Lacan nous en propose déjà beaucoup - mais d'indiquer par quelle voie, par quelle production signifiante, métaphorique, je m'approprie pour mon compte ce signifiant de passe, dont même un opposant de naguère, Jean-Paul Valabrega, devait reconnaître qu'il était le mot juste pour désigner un moment essentiel du devenir analyste avec le risque du mot juste de ne produire que le silence et le commentaire. C'est dire que je ne vais pas commenter Lacan, mais au mieux m'en servir.

De fait, "la passe" pousse à l'invention de signifiant là où chacun trouve raison de lier son propre cheminement au destin de l'analyste, dans sa désincarnation personnelle, et à l'histoire du mouvement analytique, et peut-être même là où doit se restructurer l'articulation entre histoire individuelle et histoire collective au lieu d'une histoire à raconter (un Witz au lieu de l'objet déchu entre l'intension et l'extension). Comme si Lacan donnant ce mot de passe proposait une nouvelle énigme pour les vieux Oedipe. Au lieu de "déposition ", chacun a sans doute un autre mot à présenter : analyse quatrième et quatrième groupe en est un, anticipant il faut le reconnaître, sur cette idée du "quatrième" chez Lacan ; mais aussi ce mot singulier, "livrer", sur lequel travaille, depuis quelque temps, un analysant, mot venu s'imposer à lui sur cette fin de parcours, à mi-chemin du libre, du lier, du donner et du livre, quand "délivré", d'un rien, de sa pathologie, il se retrouve "lié", plus qu'il ne croyait, par l'idée d'un devenir analyste.

Pour avoir donné ce titre, dans la hâte, à Pierre Bastin, je ne reculerai pas, plutôt que d'en tirer de suite des conséquences sur ma conception sommaire de la fin de cure et mon sentiment partagé sur l'usage d'une procédure de passe dans l'Association, devant la tâche de m'en expliquer, un pas au-delà de ce que j'ai élaboré sur quelques divans ou à la cantonade, puisque ce mot de déposition s'est imposé à moi de longue date, un pas en-deçà de son explicitation particulière, entre le singulier et le général, puisque, précisément, manque le lieu nécessaire - mais manque-t-il accidentellement ou nécessairement ? - d'un travail sur le particulier de l'analyse et de l'analyste, irréductible au singulier et au général.

Si ce mot m'est venu, il y a longtemps, c'est d'abord en opposition avec celui de " témoignage ". Même si je suis dans une ignorance crasse, c'est-à-dire innocente, du juridique, c'est de là, pour des raisons éminemment personnelles, que me vient l'intérêt pour ce terme, que de suivre la distinction, dans notre droit qui, de ce fait, n'est pas kafkaïen, entre les deux temps d'une procédure judiciaire : celui de l'instruction et celui du procès.

Les multiples dépositions nourrissent ce temps premier qu'est l'instruction et, en tant que tels, ont un statut qui d'abord apparaît moindre que celui des témoignages qui nourrissent le procès. Les dépositions s'adressent au juge d'instruction jusqu'au moment décisif où s'énonce, ou pas, qu'il y a matière à inculper puis matière à juger, d'autant plus à ce jour où la procédure d'inculpation est en voie de clarification. Ce sera seulement alors que certaines dépositions vont se hisser à un autre rang, à une autre qualité discursive, du fait d'une nouvelle opération.

Pour l'un, ou quelques uns, la déposition deviendra l'argument de plaidoiries, par la grâce d'un "nous" qui n'est pas sans faire quelque effet paradoxal pour celui qui l'entend, quand il est encore utilisé par les avocats, ou par la grâce d'un "il" dans la bouche du procureur. Pour d'autres, choisis, élus pourrait-on dire, leur déposition deviendra témoignage, de par une opération, sur laquelle il vaudrait de s'attarder ; le serment. Si l'U du Verdict clôt le procès, ce qui le fonde, l'autorise à avoir lieu, distribue places et discours, c'est cette opération, ou cette série d'opérations, qui a tous les caractères d'une opération du Nom-du-Père.

Déjà, pour garder la métaphore judiciaire qui s'impose, dans le mot jury, où se jure la justice, ou du moins la justesse, il serait important, sauf à fuir la question en désignant autrement la même instance, devenue cartel ou commission, par exemple, de situer Le jury par rapport à cette distinction essentielle dans notre droit entre l'instruction et le jugement. Mais aussi, sinon de maîtriser ou d'éviter le dérapage du dire, tout autant du passant que des éventuels passeurs, vers la plaidoirie ou le témoignage sous serment - sur la bible, le code ou la proposition de 67 -, du moins d'en mesurer le risque.

Mais si cette première raison, métaphorique, de ce que le mot de "déposition" me soit venu pourrait me conduire à une certaine prudence en son usage, il en est deux autres qui me le soutenir.

Premièrement que s'y conjuguent trois enjeux, désignés par Lacan, que ce mot me permet de nouer, trois points de vue sur la passe : celui de l'analysant en fin de cure, celui des analystes sur leur identité, celui de l'institution, stase du mouvement analytique.

Mais d'abord, je dois dire que j'opposerai ce dénombrement en trois périodes à un autre dénombrement en deux, en deux sens du mot passe, distinction qui, même à suivre l'évidence, me semble contestable, voire dangereuse, car déniant l'invention de Lacan : la distinction, soulignée d'abord, si je ne me trompe pas, par J.A. Miller, mais, en fait acceptée par bien d'autres que lui ou ses proches, entre moment de passe et procédure de la passe ; distinction qui positive, mais suit à la trace, la critique de Valabrega. En effet, si cette distinction, compréhensible à chacun, résoud nombre de questions, c'est, à mon avis, au prix d'un escamotage du problème, de l'énigme, que soulevait Lacan dans sa proposition, et pour tout dire sur un mode universitaire : soutenir, après coup, ce qu'on a d'abord fait, écrit ou vécu, selon la forme aujourd'hui clairement désignée comme " procédure d'habilitation à la direction de recherche " qui demande un témoignage bio-bibliographique. Et, pour aller plus loin, peut-être est-ce l'évidence de cette distinction qui est l'un des principales causes d'un échec de la passe.

L'intérêt et la difficulté à franchir dans la performance de la passe, l'idée que la passe soit une performance, est, au contraire, que la procédure ait lieu sur le coup, la vraie question étant de savoir sur quel coup : Quel est le moment où peut avoir lieu, dans toute son efficience, la procédure de la passe, en ce que ce moment est un moment de passe, dont la question n'est pas d'abord de savoir s'il est le seul (ça, ce serait déjà la réponse), mais le plus à même d'être moment de transmission d'un savoir sur la fin de cure, de fondement de la pratique analytique, de fondation du lien entre les analystes.

C'est pourquoi je préfère accentuer un nouage entre trois points de vue, que le mot "déposition" évoque implicitement : changent, en un temps, de position, l'analysant, l'analyste et l'institution ; changement de position qui se signe, trois fois plutôt qu'une, d'une dépression qu'il me faudra tout à l'heure explorer ; en intension et en extension :

- L'analysant fait l'expérience d'une destitution subjective, rencontrant le ""tu es cela" où se révéla à lui le chiffre de sa destinée mortelle, alors même qu'il s'avère qu'il n'est pas dans le "seul pouvoir du praticien" de l'amener à ce moment où commence le véritable voyage", pour citer "le stade du miroir", où Lacan déjà indique l'enjeu de la fin de cure.

- Pour l'analyste s'avère, d'abord pour l'analysant, mais en retour bien sûr à lui-même, sous une forme inversée, qu'il est voué au desêtre, au sens où s'énonce, pour jouer sur le mot, que le désir dérange l'être, mine l'être analyste. Actualité du constat que toute identification recèle en son moteur tout autant un manque à être qu'un manque à avoir, distincts et conjoints.

- L'association, allons-y de justifier notre appellation, en tant que socius de petits (a), pour la distinguer d'une société, change, pour une part, pour une part de ses membres, mais aussi de son identité, de valeur, à devenir ou contenir le lieu d'une "communauté".

La passe produit, entérine, constate (comme moment et comme procédure) un triple changement de position, non pas un seul, celui du passant, et, dirais-je, pas non plus celui de trois personnes : l'analysant, l'analyste et la personne morale qu'est, joliment, une association déclarée, mais bien trois discours : le discours de l'analysant tel qu'il était orienté par la règle fondamental ; le discours de l'analyste en tant que devant interpréter (au sens gérondif plus qu'impératif) ; le discours de l'Association en tant que lieu expérimental d'un autre lien social.

L'épreuve de la passe - le mot d'épreuve articule moment de franchissement et procédure - en tant qu'elle implique trois dépositions, trois changements de position et trois énonciations de ce changement, qui y est le plus au vif, sinon l'analyste qui, à l'occasion de la fin de cure d'un analysant, rencontre, outre ce qui lui est renvoyé, du désêtre de l'analyste - au-delà du personnel -, l'évocation nécessaire de la fin de sa propre analyse et l'usage, en ses limites mêmes, du lien associatif ? De fait, constatons, non pour le critiquer, mais comme un acquis, que les analystes admis au titre d'Analystes de l'École, à l'EFP, le furent en tant qu'analystes, qu'ils aient ou non été choisis parmi les AME. À l'encontre de beaucoup, je trouve dans l'idée, critiquée et oubliée depuis, que l'analyste d'un AE soit lui-nommé AE, l'évocation de cela, qui fait défaut dans la procédure de la passe telle qu'elle fut instituée à l'EFP, que le changement de position n'est pas le fait d'un seul.

Entendons-nous, je ne propose pas là une procédure, mais l'idée que toute procédure devrait contenir ces trois dépositions.

La seconde raison pour laquelle je retiens ce mot de "déposition " est qu'il fait écho à ceux de disposition et de dispositif : Disposition au transfert que l'analyste reconnaît par cette première interprétation, fondatrice du dispositif, qu'est l'énonciation de la règle fondamentale. Énonciation paradoxale, puisque, fondant un lien, elle participe du discours du maître, alors même qu'elle énonce, de fait, qu'un sujet-supposé-savoir est une fiction, que recèle et qui se décèlerait dans la parole la plus libre possible de l'analysant, et dont on ne saura, qu'en fin de course, sa part accidentelle et sa part nécessaire. De la règle fondamentale comme parole de Crétois, quand l'analyste use une erreur sur la personne pour y trouver la vérité de la tromperie du signifiant. Dispositif donc paradoxal où se mesure comment chaque analyste s'oriente dans l'impossible en tant que nécessaire.

La déposition marque la fin du processus comme la disposition, en ses implications immédiates et médiates, en marquait le commencement.

Pour ne pas être trop long, mais ce serait à reprendre lors de nos journées prochaines sur le disciple, je m'économiserai ce qui pourrait ici être évoqué de la relation entre Freud et Ferenczi et de ses effets sur la théorie de l'un et de l'autre sur la fin de la cure, mais cela fait fond, d'actualité, à ce que je viens d'énoncer et qui va compléter, voire contredire, ce que j'ai déjà dit, que le passant devait être analyste.

Toute une année de séminaire, j'ai travaillé avec Roger Laporte, sur commencement et fin, dans l'écriture et dans l'analyse. L'essentiel en était que, dans un registre ou un autre, la fin confirme le commencement, parce que le commencement contient, implicitement ou explicitement, la fin.

Il n'y a de dispositif efficient à l'analyse qu'à y inclure une théorie de la fin de cure. Autrement dit, il est nécessaire et insuffisant de disposer d'une théorie du début du traitement, pour que, de l'analyse, toutes les conséquences soient possibles. La cause finale y est déjà devant être inscrite. Ce qui, à être d'une certaine façon évident, n'en est pas moins d'une extrême difficulté : comment inclure d'entrée un changement qui par nature - sauf à faire de l'analyse une orthopédie - n'est pas prévisible, puisqu'il faut tout le processus pour y parvenir. Dès les "Études sur l'hystérie", Freud pointait qu'une juste indication de sa méthode, c'est-à-dire qu'un diagnostic vrai, supposait la fin de la cure, et qu'il fallait se contenter de l'évaluation d'une disposition, d'une disposition au transfert.

Là est la force de l'idée que " l'analyse pure, c'est la didactique ", non pas parce que les demandes didactiques seraient les plus justes, à nous épargner les variations que nous impose la visée thérapeutique, mais parce que, d'entrée, il n'y a d'analyse que parce que l'analyste pose comme cause finale de la direction de la cure l'effet didactique plus que thérapeutique, ou, pour accentuer les choses, que l'analyste a pour but un effet éthique, dont l'effet didactique est l'un des modes, alors même que le seul effet éventuellement évaluable, voire mesurable, est l'effet thérapeutique.

Dans cet écart entre commencement et fin, l'idée d'une déposition de l'analyste trouve une validité, me semble-t-il, de même poids que l'idée d'une disqualification des parents pour l'adolescent. Pour que cette déposition produise son effet, il faut, à la fois, qu'il y ait eu prise de position de l'analyste, à l'entrée de la cure, mais une prise de position qui incluait la déposition virtuelle de la fin de cure : c'est l'enjeu, précisément, de la règle fondamentale dans l'énonciation particulière à chaque analyste voire à chaque analyse.

Accentuons les choses au plus loin : il y a deux compétences conflictuelles de l'analyste ou plutôt une compétence nécessaire et une performance exigible, qui entretiennent, pour une part au moins, un rapport d'antinomie : d'un côté, l'aptitude à mettre en place, à soutenir un dispositif, à donner les conditions de l'analyse - c'est ce que le titre d'AMA entérinerait -, de l'autre côté, non pas en un second temps, comme le pensent certains, mais d'entrée de jeu, l'action de supporter une déposition, jusqu'en ses conséquences énonciatrices, même si cela ne peut, sinon se mesurer, du moins s'actualiser un instant, dans le moment de conclure, qu'après coup. Si la passe comporte une distinction clé, ce n'est pas entre moment et procédure mais entre commencement et fin d'analyse.

A côté de ce qu'il en serait d'un constat qu'il n'y a pas eu d'analyse, ce qui arrive parfois, ce que montrent, le plus souvent, les seconds tours, que sont les secondes tranches, c'est une difficulté, qu'elle soit le fait du praticien rabattant l'analyse sur la psychothérapie ou, c'est un paradoxe, d'analystes chevronnés (et personne n'est à l'abri de cela), une difficulté à conclure, que ce soit en se contentant d'ouvrir au patient la possibilité de se réconcilier avec le symptôme, dans la relance d'une hystérie autrement mieux défendue grâce à la cure, mais aussi que ce soit en substituant à une dé-mission qui se profilait à l'horizon, le don d'une mission à accomplir. Et il n'y a pas d'un côté les bons analystes, de l'autre les mauvais - nous sommes tous confrontés à cette difficulté.

Pour que l'analyse soit possible, il faut que l'analyste instaure un dispositif où l'analyste et l'analysant soient, de par cette mise en place, en condition pour la mise en oeuvre d'un processus, dont le but est un éclaircissement de la formule du fantasme : $ <> a.

Mais pour que l'analyse soit finie, il faut que s'effectue une triple déposition :

- déposition subjective : que là où le sujet était fixé pour le symptôme, il s'avère barré par le signifiant, jusqu'à y perdre son emblème, rejoignant le malheur commun ;

- déposition objective : que là où l'objet était mis à la question d'être interne ou externe, il apparaît qu'il était, structurellement, perdu :

- déposition de l'Autre : qu'au lieu des incarnations multiples de l'Autre, s'aperçoive que sa seule consistance, alors sans valeur, est symbolique, ce qui lui donne son poids de réel.

Ce sont ces trois dépositions qui, ensemble, s'inscrivent en S(A), où s'indique le manque dans l'Autre comme clef insue de l'identification.

Dans quelle mesure y a-t-il complémentarité, ou plutôt compatibilité, ou bien incompatibilité, entre deux directions de la cure. Simplifions. L'une s'oriente vers $ <> a, l'autre vers S(A). Certes, il y a dépassement de l'opposition entre analyse du fantasme et ce qu'il faut bien appeler analyse du transfert, dans l'idée d'une traversée du fantasme, si l'on entend par là que la déconstruction fantasmatique affecte le lieu de l'Autre. Mais, du côté de l'analyste, le risque est de dérive accomplie par le privilège accordé à l'un des deux axes, dès le début de la cure, de son fait, mais aussi du fait des modes sur lesquels se tisse le lieu transférentiel.

J'ai déjà insisté sur le constat que la cure du toxicomane, et, plus largement, de l'adolescent ou de celui qui s'arrête sur l'opération adolescente, inverse le processus, privilégiant, dans un temps premier, l'émergence de S(A), avant qu'une analyse du fantasme soit possible. De même, dans certaines cures, il y a ce qu'on pourrait désigner comme une anticipation intempestive de la fin. Ce qui revient à dire que l'affect associé au processus est, avec certains, la dépression plus que l'angoisse, si l'on accepte de ne pas réduire cette dépression à son acception clinique usuelle, puisque d'abord elle affecte l'Autre.

Sans doute dirais-je, même avec prudence, que toute fin de cure réactive les questions essentielles de l'adolescent, mais, faut-il ajouter, en leur temps.

Si une analyse qui bute sur une voie thérapeutique, permettant sans doute un gain quant au fantasme mais au prix d'interdire la déposition du dispositif, ne peut se terminer que sur une adaptation névrotique, il est vrai aussi que - gardons la métaphore - une cure qui met l'analysant trop tôt au vif de son adolescence - après tout c'est la position de l'élève - certes peut produire des effets de fin de cure, mais sur un mode tordu, dont les effets se sentir quand l'élève devient praticien, qu'il en devienne sinistre désintellectualisé ou sublime intellectuel.

Autrement dit, il y a une compétence à mettre en place un dispositif, ce qui qualifierait l'AMA. La déposition de ce dépositif, l'AA serait celui qui aurait montré qu'il le soutenait dans une performance que serait la passe, mais il n'est analyste qu'à la condition de savoir qu'il n'y a de déposition que parce qu'il y a eu disposition.

S'il y a déposition, c'est surtout du sujet supposé savoir, et si l'on me suit - comme j'avais tenté naguère de le dire dans le cadre du coût freudien1 -, on peut distinguer, sur les traces des AP, des AME et des AE, trois passages de l'analysant à l'analyste, selon l'état et les vicissitudes du sujet, du savoir et de la supposition.

Dans l'attente de prolonger cette réflexion et pour ne pas dénier la référence spinoziste de ce que je dis, pour l'instant, en aporie :

l'analyste du premier genre, déclaré tel

l'analyste du second genre, compétent

l'analyste du troisième genre, performant.

Cela laisse intacte la question des procédures dites d'inscription, d'habilitation et d'agrément, mais peut-être donne quelque consistance à leur enjeu.

Notes

1. Voir l'article paru dans Le Coût freudien et l'éthique de la psychanalyse, Evel, 1983.

Bibliographie