Théorie psychanalytique

 
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L'inconscient

Auteur : Claude Landman 13/09/2002

Bibliographies Notes

Il convient de noter d'emblée que le choix fait par Freud du mot "inconscient" pour désigner l'existence d'un savoir présent pour chaque sujet et insu de lui, fait difficulté.

Si ce savoir inconscient est articulé avec précision et se prête en effet dans la cure à un déchiffrement rigoureux, il est exclu pour autant qu'il soit articulable, maîtrisable, que son altérité puisse être réduite, qu'il devienne conscient.

L'espoir de lever cet impossible est pourtant repérable  dans différentes métaphores utilisées pour évoquer l'inconscient, que ce soient  celles du "nom secret" ou de la "langue étrangère" ; elles supposent en effet l'existence d'un sujet qui serait en mesure de décoder ou de traduire ce savoir et de donner la consistance d'un Un à ce qui est radicalement Autre.

Le fantasme de l'hystérique n'a pas d'autre visée. Son symptôme propose à la sagacité de l'observateur scientifique la reconnaissance d'une néolangue, venue d'ailleurs et à vocation universelle, par la voie du mime ou de la glossolalie.

C'est ici que l'on peut mesurer l'apport de Lacan lorsqu'il avance que l'inconscient est structuré comme un langage et non comme une langue; ou que l'inconscient est le discours de l'Autre, soit que cet Ailleurs où ça parle sexe et mort, n'est qu'un lieu sans existence positive ni consistance.

Serait-il possible de proposer un signifiant qui nous rende sensible à la dimension d'équivocité  du savoir inconscient ? à sa structure de texte organisé par une littéralité en elle-même insensée?

Lacan a avancé le signifiant "l'une-bévue" qui joue sur l'homophonie avec le terme allemand "unbewusst".        

Qui dit mieux ? soit encore autrement.

Notes
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