Théorie psychanalytique

 
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Fonction et champ de la drogue et des toxicomanies ?

Auteur : Jean-Louis Chassaing 04/10/2011

Bibliographies Notes

Fonction et champ de la drogue et des toxicomanies ?


Jean-Louis Chassaing  

 

Il est frappant de constater, encore et encore, que la clinique des toxicomanies – je ne dis pas des toxicomanes – est sans cesse reléguée à une position plutôt marginale, et combien les cliniciens qui s’y intéressent y sont par là même rapidement « identifiés ». Bipolarité des avis et des considérations : la catégorie n’existerait pas ou (un « ou » d’ exclusion ) il n’y aurait pas à l’étudier « à part » car elle est mêlée aux catégories inébranlables à jamais : NPP (névrose-psychose-perversion) telle une «  formule Einstein » de la psychopathologie, soc « définitif » de la discipline (et peut-être à l’heure actuelle formule battue en brèche par l’expérience récente concernant la vitesse des neutrinos, qui serait supérieure à celle de la lumière, ce qui remettrait en question si cela est confirmé certaines assises de la physique). Charles Melman a encore insisté lors de cette journée sur le fait que l’insaisissable de cette clinique subvertit l’habitus de nos concepts mêmes, lesquels se révèlent quasi inopérants pour une construction théorique suffisamment cohérente si ce n’est consistante. Non pas dans une appréhension globale, souvent espérée et mise en acte avec plus ou moins de succès - le fameux « unissons toutes les disciplines pour un Tout » - mais pour une lecture descriptive, d’éléments constants, ainsi que d’un réductionnisme structural à minima. Ce « défaut » de nos concepts, s’il est ici structural, pose la question non pas d’un renoncement – la clinique est là, et pour le coup son réel (voir alors la fin de la conférence de Lacan dite La troisième !) – mais il nécessite de prendre une certaine liberté, d’énoncé, sans doute aussi d’énonciation ! Charles Melman n’a-t-il pas répété combien les psychanalystes pouvaient être eux-mêmes addictés, une des « raisons » de leur résistance face à une clinique des addictions. Cela ne signifie pas abandonner ou s’écarter des chemins de Freud et de Lacan bien au contraire, mais s’appuyer sur leur inventivité et leur rigueur. Pas l’un sans l’autre. Jean Clavreul, avec François Perrier et différemment de lui avait déjà embrayé sur cette question : L’intérêt que nous pouvons porter aux toxicomanies – et il faudrait y inclure les toxicomanies médicamenteuses, qui ne sont pas les moins redoutables – ne peut, par conséquent, être renouvelé que si nous y voyons l’occasion de remettre en question nos certitudes les moins contestées. Pour ce qui concerne les psychanalystes, il n’y a en tout cas pas de doute que le travail qu’ils peuvent être amenés à faire auprès de tels « malades » constitue une des étapes de leur formation. (D’une parole aux limites, In «  Le Désir et la Loi », approches psychanalytiques, Denoël. L’espace analytique, 1987).

Lors d’une discussion avec le Professeur André-Julien Coudert, chef du service de pédopsychiatrie au CHU de Clermont-Ferrand, psychanalyste, celui-ci, peu intéressé par la question, reconnaissait qu’il s’agissait de la clinique la plus difficile qu’il ait eu à pratiquer et à enseigner. Charles Melman a tenté également d’apporter ses notes cliniques et théoriques à cette clinique, en l’élargissant à juste titre à notre monde contemporain, et pour ma part « sa » NEP ne m’apparaît notamment pas beaucoup plus « saisissable » conceptuellement, même si elle constitue  une avancée, une certaine prise de position mais aussi à entendre selon moi comme propositions.

 

Ainsi la question de l’élaboration de cette clinique contemporaine, à la prendre comme une difficulté, m’a semblé tout naturellement prendre racine dans le rapport au langage, chez les patients avant tout bien sûr – nous sommes cliniciens –, mais aussi chez des artistes et/ou des intellectuels, preneurs de drogues ou pas, mais ayant tous un rapport au langage, plutôt « encore » élaboré. Nous avons également recherché ce rapport au langage – définitions, classification etc. -  dans l’élaboration clinique de nos aînés en psychiatrie. Le travail a été fait en partie  pour les psychanalystes (cf. Écrits psychanalytiques classiques sur les toxicomanies, 1998, ALI).

C’est aussi dans ce rapport au langage, rapport en évolution ou non, que j’ai souhaité inviter un écrivain, et je remercie grandement François Taillandier de son acceptation immédiate, intéressé à la question, ainsi qu’Esther Tellermann et Marie Jejcic, que je remercie aussi chaleureusement.

 

Clinique contemporaine plutôt que « les nouvelles cliniques ». Ce n’est pas qu’une « prudence ». C’est aussi laisser l’interrogation sur la nouveauté, et mettre le point sur quelques appréhensions qui apparaissent déranger nos pratiques et nos théories. Le mot « contemporain » est adéquat me semble-t-il en sa polysémie avec cette exigence aujourd’hui de répondre immédiatement à la demande. Le contemporain c’est l’immédiat, ou pour reprendre le mot longtemps utilisé chez les cliniciens qui se sont occupés de toxicomanes, Tout, tout de suite, titre du dernier roman sur la contemporanéité de l’écrivain pour le moins contestataire et provocateur Morgan Sportès ! Et je prendrai l’immédiat comme le non-médiatisé par le langage en sa nécessité. A-t-on besoin de « bien parler » aujourd’hui, alors que le communicable suffit, le direct, le « point vif ». Et cependant, la « xyloglossie » comme l’appelle François Taillandier n’est-elle pas un savoir parler enseigné aux « zélites » ? Les « délites », de déliter, le parler-rue qui curieusement « prend » aussi dans les milieux aisés chez « les ados » (pourquoi ?); et les « zélites », non de la foi mais du « religieux »  publicitaire et du libéralisme économique à tout crin. L’écart social se creuse.

Nous touchons non seulement – mais ce ne sont qu’interrogations – les contenus du langage, grammaire, syntaxe, vocabulaire, mais un certain rapport au langage. Comme l’écrivait le philosophe Michel Serres Nous ne vivons plus adonnés au dit, nous allons perdre le langage à son tour après avoir perdu les sens, mais, naturellement, adonnés aux données. Non plus celles du monde, ni celles des langues, mais celles des codes. Savoir égale s’informer. L’information devient la forme suprême et universelle de la drogue, de l’assuétude, de l’addiction.

La dite activité intellectuelle équivaut à la prise d’un narcotique : ne pas manquer la prise régulière d’information sous peine de perdre contact. La dernière annonce rend désuète les précédentes, voici la loi de la drogue, où seule la prochaine prise compte. (« Les cinq sens », Grasset, 1985).

Nous dirons que si ce n’est pas essentiellement l’information aujourd’hui, ce que nous montre le philosophe est ce ravalement du signifiant au signe dans le savoir. A quoi « sert » le langage ?

 

 

La journée du 17 septembre : Autour de Drogue et langage

 

_. Ce livre ne parle pas de La-, des toxicomanies, ni de l’addiction, encore moins  « des toxicomanes ».

Ce n’est pas, toute modestie gardée, un Traité de psychopathologie des addictions ou des toxicomanies.

Il parle de La drogue, et du langage. C’est-à-dire d’un essai, essai de positionner les effets de La drogue – comme Freud l’a fait avec la cocaïne: où agit-elle dans l’appareil psychique, appareil du-, (soumis) au langage. Il s’agit d’un essai de donner les coordonnées des effets de La drogue dans un rapport, plutôt d’exclusion, au langage. Ce non-dicible concerne l’affect, la sensation, les émotions, toutes « choses » promues aujourd’hui comme « vérité », vérités » de toucher au plus intime. Ceci renvoie à l’angoisse, autre clinique « contemporaine », non nouvelle mais de présentation très fréquente comme « symptôme » aujourd’hui. Il est notable d’ailleurs que dans son séminaire de 1962, notamment leçon du 19 décembre, Lacan précise ce rapport particulier de l’angoisse, structure et non symptôme selon la deuxième théorie de Freud, et du langage. Selon lui, maîtriser le phénomène par la pensée, qui n’est justement pas le signifiant, en parler scientifiquement,  est, sera toujours une tromperie.

 

_. On en parle.

Lire l’actualité, les façons dont sont abordées ces cliniques, dont elles sont enseignées, n’est pas à négliger.

. Un colloque d’Espace Analytique à Toulouse a abordé le 24 septembre : « Pendant une psychanalyse comment s’arranger avec les psychotropes (médicaments ou drogues) ? ».

. L’enseignement officiel universitaire tend plus ou moins insidieusement vers le comportementalisme pur et dur – ce n’est pas nouveau mais la notion d’ « addiction comportementale », selon nous inutile, amène – enfin ! Quelle découverte ! – vers la question du « sujet » plus que de « l’objet », entendu ici au sens populaire du terme. Quelle découverte en effet : Fenichel avec la notion de toxicomanies sans drogue, pour décrire le jeu et les troubles du comportement  alimentaire, lançait dans les années 1945 cet appui sur la relation et non plus sur l’ « objet » essentiellement. Mais avant lui Freud dans sa lettre à Fliess en 1885 parlait déjà du jeu comme « addiction », et avant lui encore Lewinstein évoquait aussi cela. Mais aujourd’hui, amener le problème sur le mode comportemental est « bienvenu » !

. Le « tous ensemble disciplinaire » que je citais antérieurement donne sur le mode made in USA la psychanalyse à la colle avec la biologie et la génétique, sur un mode confus pour le moins. Qui fait quoi et à partir de quelle théorie ? Ne soyons pas sectaires et unissons Tout ! Ainsi lors du dernier congrès de l’American Psychiatric Association, à Honolulu, il est mentionné que Le psychanalyste permet au système préfrontal du patient d’acquérir une capacité à freiner ou à modifier l’action de l’amygdala. Et les patients borderline de souffrir d’un déficit en opioïdes, dont on sait qu’il est lié à l’attachement maternel

Le prochain Congrès de l’Encéphale donne au programme pour « Les nouvelles cliniques, les nouvelles stratégies » : MCI amnésique, Les nouveaux cocaïnomanes, Les APA,  thymorégulateurs, et autres Mindfulness, « Burden » des aidants bipolaires, Remédiation cognitive, RECOS, CRT etc. Sans parler d’un vaccin anti cocaïne en cours d’étude chez les souris. Qui donc vacciner ? La population à risques ? Stigmatisation toujours, si cela voit le jour !

 

1. Le point de départ du livre est clinique, la pratique ; Il s’agit de la question des mots

 

a_ A la question, naïve, Qu’est-ce que ça vous fait (le fameux : pourquoi vous vous droguez ?) ?, la réponse souvent  fuse ainsi : C’est super ! Essayez et vous verrez !

A une question il est répondu par une invitation. A prendre. Peu de langage, peu de « philosophie ». Conséquences :

C’est dans le contexte de la médecine en sa composante moraliste, au XIXe, que la notion de prosélytisme voit alors le jour pour ces patients délinquants. Le mot prosélytisme n’est pas très adéquat ! L’oralité ici en son avidité de remplissage supplante le discours de l’orateur.

Nous retrouvons cette crainte, sans aucun doute justifiée, et cette morale dans la substitution à la même époque, du fait également et surtout de la variété des produits alors en cours d’industrialisation, substitution donc du nom du produit par le toxikon, le poison. Les drogués comme poison alors de nos sociétés ! Par ailleurs le terme de –manie trouve également son origine dans la psychiatrie du XIXe et ante. N’oublions pas la pharmacophilie de l’Empereur Marc Aurèle, dixit le célèbre Galien !

Troisième point : morphinomane ou morphinisé ? Morphinomanie ou morphinisme ? Ici se joue manifestement, tel que l’évoque Ernst Chambard, la place du psy, en amont de l’intoxication.

Mais, tel que nous le développons dans le livre, De Clérambault par exemple, certes tenu par sa fonction, s’intéresse plus aux conséquences cliniques de l’intoxication, dans un repérage diagnostic différentiel très fin, plutôt qu’aux raisons de la toxicomanie, terme qu’il emploi sans conteste.

 

Ainsi il nous apparait cliniquement que la toxicomanie n’est pas un symptôme au sens classique du terme, ce serait plutôt un cache-symptôme, une conduite. Pour autant pourrait-on considérer La drogue, elle comme symptôme ?

Par ailleurs l’objet des toxicomanies est-il le produit – ce qu’on appelle improprement l’ « objet réel » – ou bien ce que Patrick Petit appelait l’Effet des produits, là pour le coup son impact réel, dans le réel insaisissable du corps, au plus intime, traumatisme, effraction dans le fond du corps. Car l’objet drogue n’est pas dépourvu d’imaginaire et de symbolique, comme peuvent l’être ce que Lacan appelait les « objets du monde ». D’ailleurs il nous semble qu’intuitivement ou non Lacan distinguait drogue et toxicomanies. En tout cas nous nous plaisons à le lire ainsi puisqu’il en donnait des définitions distinctes, à différents moments et dans des contextes également différents.

 

b_  Notre approche de cette question du langage, que nous voulons encore une fois non isolée du social en général, s’est portée vers cette sensibilité particulière de ces jeunes personnes au signifiant. Nous parlons des malades que nous avons rencontrés, souvent adolescents et jeunes adultes, et nous avons depuis cette remarque ancienne trouvé une certaine généralisation de cela. Donc à la fois un rejet, un mépris – (pas de mots pour dire) ou « les  mots sont trompeurs, insuffisants » – et une sensitivité – « pas d’ « obéissance » à ces injonctions langagières ! », toute critique fût-elle minime  étant vécue selon un mode quasi persécutif, en tout cas fortement interprétatif et violent.

Il m’avait semblé que Charles Melman avait parlé d’une déphallicisation du signifiant, ce qui donnait ce coté à la fois dévalorisé mais aussi une certaine crudité, une certaine autorité injonctive brutale.

 

 

c_  Autre point : l’oubli.

Il est classique de dire : boire pour oublier. Quoi ? Les souvenirs ? Nous savons bien que non. Nous parions ici pour l’oubli que le langage a des conséquences ; que parler a des conséquences ; que ce qui parle en nous à notre insu ou non a des conséquences. A assumer. Question de la dette symbolique, plutôt malmenée ces temps-ci. Et ceci a à voir également avec le fait que la contrainte de répétition, au sens freudien, soit liée au langage, liée à un ratage.

Cette question de l’oubli a son importance, et la description que fait la traductrice du livre de Boulgakov, Mariane Gourg, est absolument superbe cliniquement. Qu’est-ce qui s’oublie sous morphine ? Les mots ou la douleur qui accompagne les mots ?

Ceci amène à poser aussi notre modernité du coté de l’intensité de l’affect. Les émotions, les peurs, les terreurs, le choc, sont aujourd’hui en vogue. En ce sens les drogues sont là ; médicamenteuses ou illicites ! Le poids des affects ferait-il « oublier » le poids des mots ?

 

d_  Le titre du livre : Drogue au singulier, en lieu et place dans l’appareil psychique.

Pas véritablement de psychopathologie disais-je, ce qui n’est pas à négliger : quid du narcissisme, et quid de la pulsion ? Notamment de la pulsion De mort ! Ce qui serait tout un autre chapitre de livre.


 

2. Ducorps

Bien sûr pour faire pendant à lalangue ! Pour marquer selon moi l’Effet de masse, une prise en corps massive par le produit, corps entier mais aussi pensée incluse. L’addiction, en mettant l’accent sur la contrainte par corps,  a tendance à faire oublier l’aspect obsédant, le coté obsessionnel – Charles Melman dit encore plus intense, le coté persécutif – de l’Effet,  pour le coup là déplacé sur le produit, sur l’ « objet du monde » : objet persécuteur.

Du est un article défini contracté, mais aussi un article partitif, qui peut évoquer un adjectif possessif sous anonymat : ce n’est pas mon corps mais ce n’est pas un corps, c’est ducorps.

Ce possessif – évoqué pour les toxicomanies par Maud Mannoni indique l’inscription dans le corps : posséder et être possédé, dans ce corps-pensée en un rapport d’exclusion au langage. Cela nous a fait relire la conférence de Genève de Lacan en 1975, dans laquelle il parle de phénomène psychosomatique et d’holophrase ; gélification/non sééparation de la coupure S1/S2. Proche de notre sujet peut-être. Ducorps. Lacan y parle aussi de lalangue.

Nous faisons également, comme souvent depuis longtemps, référence à la conférence de Lacan à La Salpêtrière, en 66, dans laquelle il parle de ces  curieux prolongements du corps : voix, regards qui inondent nos espaces, et… hallucinogènes et autres produits déversés par notre science.

 

3. Une grande ( ?) question, actuelle : structure ?

Clinique contemporaine, nouvelle ou pas, décapage de la clinique œdipienne et résurgence des dessous-pas-chics ! Curieusement « le modèle d’Henri Ey », et antérieurement de Moreau de Tours, exporté au social, modèle d’une dissolution qui laisserait émerger l’archaïque – l’arrière-pays selon Jean-Pierre Lebrun – vient à supplanter l’hypothèse moins prudente d’une « nouvelle structure ». Ces recouvrement sont un modèle médical également, développé excellemment par Mirko Grmek avec son concept-néologisme de pathocénose, soit l’apparition émergence de maladies déjà là mais recouvertes antérieurement par d’autres pathologies, actuellement traitées.

Il faudrait une sérieuse discussion pour étayer le pour et le contre d’une structure « nouvelle » ou « émergée » en son intensité ou en sa fréquence, on ne sait. Et tout d’abord de quoi parle-t-on lorsqu’on parle de structure ?

Les bons ouvrages obligent à distinguer ce qu’on appelle structure psychopathologique – NPP – présentes en médecine, organique puis clinique, de longue date. Et Le structuralisme avec ses prolongements dans diverses disciplines.

Pour Lacan il n’y a de structure que du langage. L’angoisse est une structure. Le fantasme a une structure. Peut-être y-a-t-il là, entre être et avoir une structure quelque distinguo.

Nous pourrions revenir plus précisément sur cette question.

 

4. L’intensité et les variations temporelles sont partie prenante de la structure toxicomaniaque. Nous avons essayé dans ce livre de pointer en quoi Le rapport au langage pouvait être aussi un point particulier de cette structure, à entendre structurée « comme » celle de l’angoisse, affect, « bordure du langage » selon Lacan, « parole aux limites » selon Clavreul, clinique « non dialectisable » selon Charles Melman. Et cette éclipse/renaissance d’un sujet par un objet aux effets de réel, aphanisis et réveil, à satiété et selon une volonté illusoire et qui s’étiole au fur et à mesure,  serait anticipation, paradigme et pathognomonique de l’état de sujet contemporain.

Notes
Bibliographie