Lien social et bilinguisme dans les Antilles françaises

  • Imprimer
  • Envoyer

Responsable du dossier : Jeanne Wiltord

Mise à jour : 13/02/2012

Les journées organisées du 27 au 31 Octobre à Fort-de-France par l'école régionale ALI-Antilles ont mis au travail avec Charles Melman, Marc Darmon et Jeanne Wiltord, des questions qui ne peuvent manquer d'interroger les psychanalystes. Les relations sociales sont-elles structurées dans les sociétés antillaises, par un discours tel que l'a écrit Jacques Lacan ? Le bilinguisme né de la colonisation impose-t-il des conditions spécifiques à l'émergence du sujet ? Ces questions posées par des psychanalystes à partir de leur pratique dans l'économie sociale des Antilles peuvent-elles éclairer certaines questions que se posent des psychanalystes dans leur pratique actuelle, ailleurs ? Trois textes et le travail d'un artiste inaugurent l'ouverture de cet onglet et donnent accès au nouveau site de l'école régionale ALI-Antilles.

  1. Série de portraits inachevés ou reconstitution de portraits par Ernest Breleur

    Auteur : Ernest Breleur

    Résumé 14/12/2011  

    Ernest Breleur vit, travaille en Martinique sa terre natale. Après avoir rompu en 1989 avec le groupe de plasticiens “Fwomajé”, il va poursuivre son questionnement incessant sur l’identité et sur les corps souffrants émergeant du chaos-monde. Une autre rupture marque la nécessité pour cet artiste de tourner le dos aux limites de la représentation traditionnelle sur la surface à deux dimensions de la toile. Les clichés radiographiques de corps humains deviennent le support de sa recherche et de son questionnement sur le corps.


  2. D'une clinique qui ne serait pas occulte...

    Auteur : Nicole Ranély

    Résumé 14/12/2011  

    D’une clinique qui ne serait pas occulte...occulte de « ce trou dont on hérite et qui nous dévore »! D’une clinique qui saurait prendre le pli d’errer, à l’écoute du réel dont elle serait néanmoins quelque peu dupe !


  3. Quand l'imaginaire nomme.

    Auteur : Jeanne Wiltord

    Résumé 13/12/2011  

    Au cours de l’intervention qu’il a faite en 1990 à la Maison de l’Amérique latine à Paris, publiée dans l’ouvrage collectif « D’un inconscient post-colonial s’il existe» sous le titre «Le complexe de Colomb », Charles Melman souligne  que la situation coloniale a confronté chacun de ceux qui s’y est trouvé, non pas à une réalité familière, mais à un réel angoissant qui menaçait leurs repères identitaires.


  4. Clôture des « VI° journées Autour du Lien Social »

    Auteur : Charles Melman

    Résumé 13/12/2011  

    Il m’arrive souvent, ne serait-ce que pour le fun, de commencer comme ça un propos en m’adressant aux amis qui sont là en disant « mes chers camarades » évoquant par là le fait que dans le meilleur des cas nous sommes en train de naviguer ensemble sur le même bateau et de ramer dans le même sens, ce qui n’est pas toujours le cas bien sûr ! Il m’arrive aussi de dire « mes chers amis » ce qui est souvent dit par antiphrase, je veux dire compte-tenu des sentiments contre-transférentiels qui sont ordinaires et vis-à-vis desquels il ne faut aucunement s’insurger.