Brève incise sur l’homme au loup
Auteur : Thierry Jean 18/11/2011
Brève incise sur l’homme au loup
Dans le séminaire 1, Lacan pose la question du désir de Freud comme ayant pu conditionner l’accident tardif de la psychose de l’homme au loup.
Pour rappel, c’est après l’interruption par Freud de sa psychanalyse que l’homme au loup est adressé à Ruth Brunswick pour un état hypochondriaque dont la première apparition date de 1924 par un bouton sur le nez à l’aspect étrange.
Suit une lésion de grattage puis l’idée que tout le monde regarde le trou sur son nez. Ainsi mutilé, il ne pouvait continuer à vivre avec secondairement installation d’un délire de persécution à l’endroit du milieu médical.
Le trou de l’homme au loup apparaît ainsi comme l’objet, incarcéré, qui contamine le champ de sa réalité.
Il est important à cet endroit de rappeler une note de Freud : « il se plaignait, dit-il, de ce que pour lui l’univers était enveloppé d’un voile ou bien de ce qu’il était séparé de l’univers par un voile. »
Ce voile ne se déchirait qu’à un seul moment quand sous l’influence de lavements, le contenu intestinal sortait de l’intestin.
