Brèves indications données à nos amis sur le brouhaha de nouveau soulevé à propos de l'amendement Accoyer
Auteur : Le Collectif pour l'article 52 18/01/2007
Après des consultations longues et multipliées le Ministère de la Santé venait enfin de rédiger les décrets d'application de l'article 52 ; rappelons qu'il reconnaît aux psychanalystes le droit d'usage du titre de psychothérapeute pour le cas où une fonction publique le leur réclamerait.
Il restait au texte à obtenir l'agrément de l'Éducation Nationale, du CNU et du Conseil d'État.
C'est le moment que choisit X pour intervenir et réclamer au Conseiller technique du Ministère de l'avenue de Ségur trois modifications :
- la reconnaissance du droit de formation des "psychothérapeutes" aux boîtes privées,
- la reconnaissance automatique de ceux qu'elles ont formés et qui ont trois années d'exercice (au lieu de cinq prévues),
- la réduction à 150 heures (au lieu des 500 prévues) du passage par l'Université au cas où elle serait le lieu de formation choisi.
Pour défaire le refus du Conseiller de donner ainsi à la loi une application qui lui serait contraire, X fit intervenir Matignon. Après un intermède dansé au Ministère de l'Éducation, Matignon imposa finalement aux décrets les deux premiers points exigés, réduisant pour le troisième le temps de passage à l'Université à 400 heures.
Dans ces conditions, Monsieur Accoyer fit voter in extremis le 11 janvier à l'Assemblée les amendements 104 et 105 qui rétablissent l'exigence d'une formation supérieure et fixent la composition des commissions d'agrément.
Résultat : dénonciation par X dans la presse de "l'acharnement de M. Accoyer" conduisant à un brouillage des problèmes en cause.
Le collectif pour l'article 52
