Littérature et inconscient

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L'intérêt conséquent porté par Lacan à la littérature lui vaut, aux Etats-Unis, d'être tenu à l'écart de la clinique et réservé aux études littéraires. Convenons que d'Amphitryon en 1953, à Joyce en 1975, il n'est de séminaires qui ne portent l'empreinte de la littérature. Quant aux Ecrits, comme il les titra, il insiste pour remarquer qu'il débute par la question du style et l'étude de "La lettre volée"...

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Par ce texte, Artaud, le logicien de l'écriture , Dominique Texier inaugure cette rubrique : Littérature et Inconscient

Par une analyse précise et ramassée, l'auteur situe entre structure, écrits et création, le travail sur le langage, l'écriture et la lettre opéré par Artaud, toujours menacé de néantisation.

Est-il parvenu, à l'instar de Joyce, à faire nom de son oeuvre ? Plus qu'Antonin Martaud comme Breton savait l'appeler, Dominique Texier fait valoir un Antonin Hartaud. Reste que, par cette lettre H qu'il crée, Antonin Artaud signe peut-être l'échec de l'oeuvre à donner corps à son nom, à le faire consister, ce qui l'entraînera peut-être, en dernier lieu, à déclarer son oeuvre : déchet de lui-même, raclures de l'âme .

La réussite d'Artaud n'est-elle pas alors, interroge finement Dominique Texier, dans cette aptitude à transmettre vif, par la mutuelle exclusion de la folie par l'oeuvre et de l'oeuvre par la folie, le réel qui l'a déchiré ?

  • S'oupires... dans le couple - Amédée ou comment s'en débarrasser de Ionesco

    Auteur : Marie Jejcic

    Résumé 22/05/2009  

    Il y a deux mois, le théâtre Sylvia Monfort montait Amédée ou Comment s'en débarrasser de Ionesco dans une mise en scène de Roger Planchon, interprété par lui-même. Afin de saluer le centenaire de la naissance d'Eugène Ionesco, Roger Planchon avait choisi cette pièce peu montée car, disait-il, dans une époque où le couple est malmené, personne n'en a jamais parlé de façon aussi juste.
    La lecture du séminaire Ou pire étant au programme cette année, cette pièce me semblait bienvenue...


  • Etranger, étrangeté chez Albert Camus

    Extrait de l'intervention au colloque de Fès : Étranger, étrangeté, civilisations

    Auteur : Marie Jejcic

    Résumé 04/12/2008  

    Si Meursault est étranger, le roman est cependant écrit à la première personne du singulier, et non à la troisième par un narrateur extérieur. Le personnage revendique sa parole. Pourtant, si l'étranger parle Je, il ne semble pas savoir ce que ce Je doit assumer. Quand je dis je, de quoi ai-je à répondre ? Auprès de qui ? Est-ce alors un Journal, un roman, une...


  • Dans la langue comme de l'autre côté de la langue : Les Carnets d'André du Bouchet

    Auteur : Esther Tellermann

    Résumé 13/04/2008  

    De 1962 à 1969 André du Bouchet trace sur ses carnets (*) un répertoire de formes comme le peintre saisit en son croquis la sensation, met en place son inventaire : modèles, mouvements, fragments. Mais le poète -un poète- n'ajoute pas la couleur raisonnée à sa prise du vivant. Un poète a tracé sur une page -bout de papier, petit carnet de poche- quelques lignes noires...

  • La passion d'Hugo Arnold (à partir de "Tout disparaîtra", d'André-Pieyre de Mandiarges)

    Auteur : Marc Nacht

    Résumé 15/12/2007  

    Je l'écoutais. Il me paraissait lire plus que parler. Une écriture attentive aux objets, sobrement vêtue comme lui-même. Que de fois n'avais-je eu envie de lui faire remarquer la véritable armure qu'était pour lui son éternelle veste gris sombre, infroissable malgré les années d'analyse...

  • "Corps errants chez Beckett" : Un sujet héroïque

    Auteur : Marie Jejcic

    Résumé 31/10/2007  

    Dans l'oeuvre de Beckett, il y a des silences et puis des corps. Des romans au théâtre, d'espaces ouverts en espaces clos des corps encombrent leurs propriétaires qui traversent la vie à tâtons. Corps attendant, corps marchant, le plus souvent corps dissociés du sujet ou divisé de sa parole. À cet égard, "Le Dépeupleur" (Beckett, 1970) est paradigmatique....


  • Artaud et la Paule éthique

    Auteur : Éric Samama

    Résumé 10/09/2007  

    Lorsque la petite fille de Paule Thévenin m'a proposé d'intervenir à Science Po. sur Antonin Artaud, la première image qui s'est présentée, sans comprendre encore pourquoi, est celle d'une scènette de Jerry Lewis où il mime en riant une secrétaire survoltée. Le plus drôle, le plus surprenant c'est qu'avec le son de la clochette signant la fin de chaque ligne et la frappe du marteau sur le rouleau, sur le papier, cela produit une musique assez agréable, jazzy, voire rock and roll comme un autre Lewis qui lui aussi dans sa folie, savait frapper ses notes, les frapper au marteau sur un piano.

  • Littérature et Inconscient

    Auteur : Marie Jejcic

    Résumé 07/07/2007  

    L'intérêt conséquent porté par Lacan à la littérature lui vaut, aux Etats-Unis, d'être tenu à l'écart de la clinique et réservé aux études littéraires. Convenons que d'Amphitryon en 1953, à Joyce en 1975, il n'est de séminaires qui ne portent l'empreinte de la littérature. Quant aux Ecrits, comme il les titra, il insiste pour remarquer qu'il débute par la question du style et l'étude de "La lettre volée"...


  • Artaud, le logicien de l'écriture

    Auteur : Dominique Texier

    Résumé 04/07/2007  

    Paule Thévenin, amie fidèle d'Artaud désignée exécutoire testamentaire par Artaud lui-même, nous raconte : "Les dernières semaines, il répétait fréquemment : 'Je n'ai plus rien à dire, j'ai dit tout ce que j'avais à dire.' Il déclarait qu'il n'écrirait plus." Un jour, il ne s'était pas encore seulement débarrassé de son manteau qu'il lança : "Je vous annonce que je n'écrirai plus jamais...