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La question de l'abus dans la société en général et dans la psychanalyse en particulier

Auteur : Charles Melman 31/05/2011

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La question de la limite à respecter ou à dépasser est au centre des divers débats en cours dans les démocraties. Les allers-retours de notre gouvernement dans l’affaire des radars routiers n’en sont qu’une illustration caricaturale. Elle l’est moins quand il s’agit de bioéthique, voire des exigences du management, du bonus des responsables bancaires, du salaire des chefs d’entreprise, etc. Pas de domaine aujourd’hui où on ne se pose la question de la limite est posée en termes de droit positif.

Il y a ainsi déjà plusieurs années qu’aux USA est en balance la discussion sur le droit des femmes à la propriété de leur corps. Généralement reconnu à la suite de l’action des mouvements féministes, on sait qu’il complexifie singulièrement la formation des couples, qu’elle se fasse pour le bon motif ou pour l’autre, qu’il faudrait donc qualifier de mauvais. Comment faire passer dans un regard un peu appuyé la promesse que c’est pour la vie et comment le savoir ? Il n’y a pourtant plus de raison pour que ne soit pas dénoncé ce regard insistant comme harcèlement sexuel.

Où est l’erreur ? Elle est dans cette mutation qui grâce aux progrès des biotechniques fait de son corps l’espace dont j’aurais maintenant la maîtrise. Pourquoi dès lors accepter que la jouissance qu’il recèle serve à d’autres que moi ?

Une limite, on le voit, a été déplacée qui cesse de faire du corps féminin le symbole de la vie et de la plus haute jouissance à partager pour y voir un bien à conserver dévolu à la naissance à sa propriétaire. Pour le faire fructifier il y aura toujours l’éprouvette.

Un dessin d’enfant illustre parfaitement la situation.

dessin d'enfant

Nous verrons la prochaine fois comment cette question se pose en psychanalyse.

Notes
Bibliographie