De quelques questions concernant l'enseignement
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Auteur : Marie Jejcic 26/01/2011
À la façon de Mme de Sévigné
Je voudrais vous conter une historiette survenue lors de journées d’étude récentes, laquelle me semble résumer avec assez de justesse le malentendu où nous évoluons à l’université et, sans doute, ailleurs. Comme il se sait, depuis quelque temps, nos références classiques sont brutalement devenues obsolètes, Descartes décadent, à la place, une nouvelle force, dirait Hernani, va, mais en sens contraire.
Pour ma part, j’avoue détenir un savoir universitaire fondé sur un socle qui me semblait acquis, stable et suffisamment solide pour vouloir persister à le transmettre aux étudiants pour autant que ce savoir me semble apte à forger une pensée vigoureuse, susceptible d’assurer une autonomie de réflexion propre à un enseignement universitaire.
En 1929, et cela était encore vrai dans les années soixante-dix, Walter Benjamin[1] trouvait qu’ « Aucune ville n’est liée aussi intimement au livre que Paris. Si Giraudoux a raison de dire que l’homme a le plus haut sentiment de liberté en flânant le long du fleuve, la flânerie la plus achevée et par conséquent la plus heureuse, conduit ici encore vers le livre, et dans le livre. Car depuis des siècles le lierre des feuilles savantes s’est attaché sur les quais de la Seine : Paris est la grande salle de lecture d’une bibliothèque que traverse la Seine. Pas un monument de cette ville qui n’ait inspiré un chef-d’œuvre de la littérature. Notre-Dame, nous pensons au roman de Victor Hugo. La Tour Eiffel nous pensons aux Mariés de la Tour Eiffel de Cocteau etc. ».
Que reste-t-il aujourd’hui de ce propos pour nos étudiants ? L’éloge de la flânerie a fait place à celui de la rentabilité, les livres ont cédé la place à google, les bouquinistes vendent des bandes dessinées ou des cartes souvenirs ; aux feuilles savantes, on préfère définitivement les formations pragmatiques ; les chefs-d’œuvre ont capitulé au profit des bestseller et, sous le pont Mirabeau où coulait la Seine, la police aujourd’hui fait circuler le badaud afin d’éviter toute mobilisation, voire suicide. Si reste la liberté, disons qu’elle a perdu sa gouaille.
Confusion
Alors, il m’arrive de douter. Si tout ceci est révolu, mon enseignement est inadapté, anachronique, peut même défavoriser mes étudiants ?
Une déclaration de Georges Bush fils, m’avait beaucoup impressionnée. C’était peu après l’effondrement des tours de Manhattan, tragédie qui résonnait comme une déclaration de guerre. Je l’attendais soucieux. Il apparut plutôt exalté s’écriant avec un accent prophétique : « le monde ne sera jamais plus pareil ». Il disait vrai.
L’effondrement des tours de Manhattan marqua de façon spectaculaire la fin d’un monde et le début de l’ère nouvelle de la mondialisation. En France, la construction de l’Europe eut pour conséquence, la refonte de notre système scolaire et universitaire. Il fallait qu’il change. Depuis, à tout propos, se vérifie que l’université française est défaillante. Ce qui se faisait ne convient plus. Nos références, hier solides, sont aujourd’hui coupables de tous les retards. Un tournant nous dit-on, n’a pas été pris à temps, il n’est qu’à voir l’impitoyable classement de Shanghai. La première mention de la France n’a lieu qu’à la 39ème et 45ème place avec l’université Pierre et Marie Curie et Orsay, quant à la rue d’Ulm, elle atteint péniblement la 71ème place. Polytechnique n’existe plus, donc oublions le reste de nos universités... Devant ce piètre résultat, l’hexagone se réveille d’une illusion de supériorité dont, nous dit-on, il se berçait. La droite comme la gauche s’accordent : il faut réformer. Et, depuis une trentaine d’années, les réformes se multiplient. Alors, ma question sera résolument candide : à quoi servent ces réformes, puisqu’elles n’enrayent pas la débâcle… au contraire. Tout le monde s’accorde sur la baisse générale du niveau des universités, des profs, des étudiants, tout le monde constate la désorganisation des études et la déstabilisation des repères du corps enseignant ?
Considérations locales
Le laboratoire de recherche du département de psychologie clinique et comportementaliste auquel j’appartiens fut, depuis quelques années, restructuré. Jusqu’à maintenant nous avions deux laboratoires, l’un de psychopathologie et psychanalyse, l’autre de psychologie comportementale et cognitive, mais la présidence, arguant la diminution des budgets, nous invita à fusionner. Dernièrement, ce laboratoire organisa des journées d’étude sur le thème : L’écriture comme expérience de passage[2] où j’étais invitée comme discutante. J’y participais avec un bon esprit, curieux, intéressé, désireux d’échanger.
Le colloque réunissait des cognitivistes, des comportementalistes et des analystes dit lacaniens venus du Brésil invités par les comportementalistes et d’autres psychologues non lacaniens. Je souhaiterais considérer deux interventions sérieuses et officielles portant sur la pratique de la lecture et de l’écriture en milieu scolaire en France.
La première était une étude scientifique réalisée par Maryse Bianco[3] professeur de psychologie cognitive à Lyon. L’étude était dite « complexe » car elle incluait l’écrit, la lecture et la compréhension écrit-oral.
Elle se référençait à une étude remarquée qui reposait sur l’observation de la compréhension du texte à la lecture chez les enfants selon leur âge, laquelle démontra que « les enfants de dix ans comprenaient mieux les mots que ceux de cinq ans ». Il en fut donc déduit que la compréhension orale augmentait avec l’âge. Bon, jusque là, je comprenais…
Mais qu’en était-il de l’apprentissage de la lecture à sept ans, quand « la lettre doit transcrire le son ». Ici, la lettre se définit comme apte à transcrire le son. Définition étonnante puisque la difficulté de lecture du français provient précisément du contraire. La lettre ne transcrit pas le son. D’une part vous apprendrez que le son [o] s’écrit aussi bien [au], [eau] que [o] et le premier exemple qui vous viendra sera clown ! C’était une des drôleries introduites par Raymond Queneau que d’orthographier les mots étrangers en français. Mais, il n’est pas indispensable de recourir à l’anglais. Du reste, j’évoquais le cas de cette fillette, enfant unique d’une couturière qui avait récité L’amour d’une mère de Victor Hugo, en disant : « comme trois fils attachés à ses pas ». Quand l’instituteur la reprit en corrigeant trois fils, par trois fils (fisses), elle était restée stupéfaite d’apprendre que des fils s’attachent à une mère comme ces fils qu’elle connaissait mieux en ayant toujours sur ses habits !
Cette observation ne fut pas jugée pertinente. Chaque étude a une question précise. Ma remarque constituait, sans doute, le critère d’une autre étude. Je devais convenir qu’à pensée globale, répondait des études fragmentées et très ponctuelles. L’objectif de Maryse Bianco était de considérer l’acquisition de la lecture, ce qu’elle démontrait par une étude qui portait sur huit cent cinquante-sept enfants entre six et neuf ans. Donc, une étude très scientifique. J’étais en effet impressionnée ! C’est vraiment beaucoup de monde.
N’étant pas formée de cette façon, j’ai demandé quelques précisions qui me semblaient modestes comme : Où ? Dans quel milieu ? Dans quelle région ? De quelle nationalité étaient les enfants ? Depuis quand étaient-ils arrivés en France ? En somme, quels étaient les critères de sélection de ces huit cent cinquante-sept enfants. À nouveau ma question n’avait pas de portée. L’essentiel était le nombre.
Mon état d’esprit n’était pas d’ironiser, ne doutant pas que l’on puisse obtenir quelques résultats éclairants de cette façon. Simplement, je sais aussi les masses des budgets alloués pour ces recherches, les voyages qu’elles exigent car le monde est vite réquisitionné pour produire des études internationales. Je sais aussi les primes distribuées officieusement à certains professeurs, contre les vaches si maigres pour d’autres, que l’on en est venu, certaines années, à compter les feuilles de papier utilisées. Je prends donc cela tout à fait au sérieux.
La seconde[4] étude officielle était présentée par un chercheur du Ministère de l’éducation nationale où ils ont et les critères scientifiques requis, et les budgets. L’étude portait sur « tous » les enfants de CM2. La question posée méritait une recherche d’envergure : le niveau de l’acquisition de l’orthographe depuis 2001 a-t-il baissé ? Il n’était pas précisé pourquoi 2001.
La dictée, dont je n’ai pas pris en note le texte, contenait quelques lignes pleines d’accords de verbes aux sujets multiples ou inversés, avec des ruses, bref une dictée très grammaticale dont je sais pertinemment la catastrophe qui m’eut attendue si je l’avais dictée en amphi, donc à des gens qui avaient fait le CM2 en 2001 justement !
Ce chercheur, d’une trentaine d’années, déclara pourtant que la dictée ne présentait aucune difficulté majeure… J’étais ébahie, déduisant qu’il n’avait sans doute jamais fait faire de dictée. Pourquoi une dictée qui eut paru difficile aux professeurs eux-mêmes… était-elle dite facile pour des enfants de CM2 en 2010 ?
Comme dans l’étude scientifique[5] précédente, on ne se préoccupa pas de l’évolution de l’émigration très forte dans certaines zones ou de la fermeture de nombreuses classes, voire d’écoles dans d’autres zones.
Je restais déconcertée, sans bien comprendre la pertinence de la question posée. Pourquoi mobiliser une équipe du Ministère dûment payée, pour évaluer un critère évident, observé par tous les profs de n’importe quel niveau ? Non seulement l’orthographe chute, mais les repères de base se perdent, si j’en crois la dernière faute trouvée dans une copie de fac : consensus, s-u-c-e !
Quels furent donc les résultats de cette étude nationale ? Elle démontrait qu’en effet, depuis 2001, se confirme une chute du niveau de 20 %. À nouveau, j’étais surprise. Cette baisse me semblait modeste et inférieure à mon expérience, mais l’étude portant sur « tous » les enfants, certains niveaux devaient s’être préservés car, dans le « 9-3 » où je suis, je gage que les statistiques eussent différé.
Alors, me suis-je dit mais à quoi servent ces études nationales ? Profitant de l’occasion qui m’était donnée, je demandais à cet homme du Ministère ce que ledit Ministère en tirait comme conclusion.
Aucune, me répondit-il, on observe.
Ah. J’insistais tout de même, proposant quelques conclusions possibles. Déduira-t-on que l’émigration augmente ? Que les profs enseignent moins bien l’orthographe en 2010 qu’en 2001, que l’orthographe perd sa valeur ou bien, hasardais-je, qu’il faut de toute urgence rouvrir les classes fermées et cesser les réformes qui, manifestement, échouent.
Il me répondit que non. Non, ce que je disais n’était pas le propos. Puis, réfléchissant, il ajouta que la seule conclusion tirée était… Devinez… Je vous laisse un peu chercher car moi, personnellement, avec cette étude scientifique et ambitieuse, et nationale, je n’avais pas deviné.
Bon, eh bien le résultat c’est que l’on va baisser les budgets des soutiens scolaires puisqu’ils ne servent à rien !!! Voilà pourquoi 2001. Un budget fut proposé aux zones défavorisées. C’est très intéressant car, l’année dernière à mon université, le budget des études pour notre département fut sévèrement entamé. Pourquoi ? Parce qu’il fallait porter la priorité de l’effort au soutien de l’acquisition de l’orthographe chez les étudiants ! De fait, un budget, qui pour ma part me sembla disproportionné, nous fut prélevé pour le consacrer à l’acquisition du français écrit ! Étonnant. On maintient le taux d’obtention du bac entre 80 et 90 %, mais l’on fera à la fac ce qui n’a pas été acquis en 6ème !
Je peux désormais anticiper. D’ici peu, sera constaté que ce budget est vain ! Démarche élégante pour sabrer de façon draconienne nos financements avec notre accord généreux. Car allez dire que vous n’êtes pas d’accord… Vous serez taxé d’élitiste, égoïste…
Retour à mon enseignement
Alors les lacaniens à l’université ? À vrai dire, ces journées d’étude m’ont instruite. J’y ai appris des choses, et j’y pris une mesure qui m’avait échappée. En effet, il est pour moi naturel et sérieux de démontrer tel ou tel fondement psychanalytique ou de vouloir saisir un trait clinique en citant, sans état d’âme, me croyant un tantinet rigoureuse, les cinq cas de Freud.
CINQ !! CINQ, depuis plus d’un siècle, cinq, quand la moindre étude aujourd’hui porte sur huit cent cinquante-sept cas ! En outre, ces cinq études sont lourdes, complexes, soulèvent plusieurs questions qui contrastent sur la pureté de nos études aujourd’hui. Quant à Freud et Lacan, mais depuis eux personne n’a rien fait ? Quelle pauvreté !
Désormais, je comprends. Compte tenu de la démarche, des critères et de la finalité de ce type d’études, naturellement, elles exigent d’être sans cesse renouvelées, si bien qu’une étude ne peut plus être citée après deux ans !
À propos des dictées en CM2
Pour clore sur l’étude menée en CM2 par le Ministère de l’éducation, je voudrais citer la dictée d’un enfant de CM2 précisément, sans doute recensé par l’étude du ministère. Je l’ai reçu à Saint-Denis dans le cadre d’une consultation psychologique en institution. Arrivé en France depuis un an, il venait de Guyane. Lui ayant demandé comment c’était la Guyane, il m’avait répondu, vert, ici c’est gris. Il venait me voir à la sortie des classes, son classeur sous le bras.
Un jour, je lui demandais s’il voulait bien que je regarde ce qu’il faisait en classe. Je découvris affligée, la dictée que voici :
« Un garçon vit dans une maison de redressement. Un jour, il s’enfuit de sa prison. Des braves gens le poursuivent et lui tirent dessus. Pourtant, ce n’est qu’un enfant. ».
Je suis restée abasourdie. Quand on est dans un horizon gris, il ne faut pas changer de couleur. Spinoza disait qu’il ne suffisait pas que le peuple soit pauvre, il fallait aussi qu’il soit triste.
A la dictée s’ajoutait une récitation : La chasse à l’enfant : « Pour chasser l’enfant pas besoin de permis, tous les braves gens s’y sont mis Qu’est-ce qui nage dans la nuit, Quels sont ces éclairs, ces bruits C’est un enfant qui s’enfuit On tire sur lui à coups de fusil. »
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Alors, que dire de l’enseignement en CM2 et de la baisse du niveau ?
Sera-t-on apaisé de se dire que la récitation est de Prévert ? Non, non, car cette récitation était présentée sans nom d’auteur. Non, car à la lire, je suis surtout restée saisie par le mauvais goût, le cynisme qu’il faut pour enseigner ceci dans les cités de Saint-Denis, où cette chasse à l’enfant est une réalité ferme. Aucune métaphore, aucune rhétorique ne sépare le signifiant maître, du savoir. Aucune échappatoire signifiante pour le sujet. La jouissance du signifiant maître dont le discours se repaît fait limite au savoir inculqué. C’est bien ainsi, du reste, que ces enfants se présentent, éjectés de la chaine signifiantes, ils produisent une clinique de l’acte. Quand le savoir capitule devant le discours du maître, ne reste au sujet que le passage à l’acte ou l’acting-out.
Acting-out
Il est une clinique scolaire qui se banalise : celle d’enfants, de plus en plus nombreux, adressés en consultations de psychologie parce que, un jour, ils décident de ne plus aller à l’école. Ils ne sont pas malades, ne font pas l’école buissonnière, ne cessent pas l’école pour s’amuser, pas plus qu’ils ne craignent la surenchère des punitions ou n’y retournent une fois semoncés. Non. Ils cessent d’y aller brusquement et cela peut durer des mois, voire des années. Que font-ils ? Rien. Ils restent à la maison, mobilisent les parents, les directeurs d’école, les psychologues, déconcertés devant cette ténacité incompréhensible. Une telle détermination, une telle inertie, déroute. Or, si chaque cas est à considérer, bien souvent se confirme que ces abandons relèvent de l’acting-out, ultime rempart d’un sujet dénié pour rappeler son existence.
Retour aux statistiques
Devant ces études statistiques aux critères très pointus, je me demandais s’il ne fallait pas considérer un repli du signifiant maître devenu aussi brouillé que le savoir. Car quels sont les signifiants maîtres et du savoir de ces études statistiques ? Certes, l’on peut répondre qu’ils sont économiques, mais ce n’est pas là saisir l’armature d’une nouvelle pensée du monde qui existe, et où l’économie prend sa place. La fragilité du discours politique ne permet plus de situer ces signifiants. Ces études fondées sur des pourcentages de constats très labiles rendent invisible le signifiant maître qui, autrefois, ordonnait le savoir et les autres signifiants. Le discours du maître n’est peut-être plus aussi lisible, laissant à chacun la responsabilité de son discours. Les idées directrices s’ombrent au profit d’un essaim désordonné de signifiants, où le signifiant maître n’est pas forcément en place d’agent. Ce n’est donc plus ni S1, ni S2, mais S3, 4, 5, signifiants de la chaîne réduits à des opinions, incarnés par des passants, sujet a minima puisque le discours du signifiant maître se voit soutenu par des petits autres aussi variables que des pourcentages. Charles Melman dans une leçon du 8 octobre 1987, insistait sur une assertion de Lacan disant que « Le lien social c’est le discours qui l’établit. ». Ne doit-on pas considérer que la nouvelle définition de la démocratie est de remettre le discours du maître entre les mains de chacun… pour très peu de temps ?
À dépendre de pourcentages, de critères inconsistants à la finalité décidée d’avance, les résultats changent avec les années et l’introduction d’un nouveau critère suffit à remettre l’étude en question. De là, leur variabilité et la nécessité de sans cesse les rénover.
Alors, désorientée, me disais-je ? Oui, car ce classement de Shanghai, qui accuse nos universités, impose des réformes et contraint à publier massivement dans certaines revues ad hoc, n’explique pas que nos Écoles et Universités soient discréditées alors que, paradoxalement, la France continue de remporter un nombre conséquent de médailles Fields[6] par exemple, sur celles qui sont attribuées dans le monde ? En outre, comment expliquer que les chinois eux-mêmes concourent de plus en plus nombreux pour entrer à l’E.N.S., manifestement peu inquiétés par leur propre classement.
C’est pourquoi, il me semble important d’entendre ce que Lacan répondait, en anticipant sur le bouleversement qui s’annonçait, que la seule position était de continuer à travailler comme Kant. Un travail de fond donc, rigoureux, sérieux et décidé.
Notes
[4] Thierry Rocher (DEPP, Ministère de l’éducation nationale et Université Paris X),L’évolution des performances en lecture des élèves de 10-11 ans à Vingt ans d’intervalle.
