À Denise Vincent
Auteur : Charles Melman 30/11/2010
Denise était la plus jeune d'entre nous. D'abord par rapport aux textes que toujours en éveil, elle savait comme les enfants et les érudits, déchiffrer à la lettre au lieu de se précipiter sur le sens. C'est sans doute à ce talent que nous devons la qualité du site Internet de l'Association, sur lequel elle a veillé sans dételer jusqu'au dernier moment. À cette militante intelligence elle ajoutait un esprit cabochard ou rebelle si l'on préfère, lié sans doute à cette demeure dans les Cévennes propre à entretenir le meilleur de l'esprit du protestantisme.
Pour avoir bénéficié depuis de longues années de son amitié et de son soutien, l'avoir ainsi je crois, bien connue ainsi que Claude son regretté mari et ses enfants, petits enfants, arrière petits enfants, je dis que Denise peut faire la fierté d'une tradition et d'un pays.
Emportée à toute allure par un bobo d'apparence inoffensive, mais dont il ne semble pas que notre technicité chirurgicale ait été à la mesure du caractère redoutable, elle est restée lucide jusqu'au bout et a réclamé la fin. Elle me laisse en deuil, mêlé à sa famille.
